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RFI - Aujourd'hui l'économie

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  • Aujourd'hui l'économie - L’Afrique du Sud face au défi de la transition énergétique
    À quelques jours de l’ouverture de la COP26 à Glasgow, l'engagement des pays signataires de l'accord de Paris pour contenir le réchauffement climatique est insuffisant prévient l'ONU. Seule une poignée de pays ont détaillé leur contribution nationale. Parmi eux, l’Afrique du Sud, qui est aussi l’un des tout premiers pollueurs au monde. En Afrique du Sud, le charbon est omniprésent. Il sert à produire 70% de l’électricité, c'est aussi l'énergie utilisée pour fabriquer le quart du carburant dépensé dans les transports. Le charbon est aussi une source précieuse de devise, le tiers de la production est exportée. Résultat, l'Afrique du Sud est le premier émetteur africain de gaz à effet de serre, le douzième émetteur mondial. Pour de bien piètres performances énergétiques. L'entreprise publique d'électricité, Eskom est incapable de fournir du courant en continu. Elle est percluse de dettes, minée par des décennies de corruption et aujourd'hui soutenue à bout de bras par l'État. Dans un pays où l'économie est au plus mal -un Sud-africain sur trois est au chômage- et alors qu'une nouvelle vague de Covid-19 menace, le gouvernement tient malgré tout à honorer l’accord de Paris, prévoyant la neutralité carbone d’ici à 2050. Il a récemment publié sa contribution nationale avec un plan détaillé sur ses objectifs de baisse intermédiaire des émissions à l'horizon 2030, pour limiter le réchauffement à 1,5 degré. À lire aussi : Afrique du Sud : très polluante, Eskom face au défi de la transition énergétique Pour le président Ramaphosa, l’Afrique du Sud n’a pas vraiment le choix : son développement dépend de sa transition énergétique. Il a rappelé il y a quelques jours les menaces qui pèsent sur l’économie si elle n’effectue pas sa transition dans les temps. Elle s’expose à l’imposition de futures taxes vertes sur ses produits d’exportation, elle pourrait aussi souffrir du désintérêt croissant des investisseurs, de moins en moins attirés par les industries reposant sur les énergies fossiles. Depuis son arrivée au pouvoir Cyril Ramaphosa a relancé les projets dans le solaire et l'éolien, sabotés par son prédécesseur Jacob Zuma. Et pour trouver des financements, sa banque de développement a commencé à émettre des obligations vertes. La première a été achetée en février 2021 par l’Agence Française du Développement, la seconde cet automne par le fonds privé américain Pimco. Lever de l'argent sur les marchés suffira-t-il à financer sa transition ? Le recours au marché est bienvenu, mais ce n'est qu'une goutte d'eau face aux besoins de financement. Ces deux émissions portent à chaque fois sur 200 millions de dollars, alors que la facture de la transition sud-africaine est estimée à 27 milliards de dollars. Sans l'argent promis par les pays riches pour financer la transition, l'Afrique du Sud, comme les autres pays en développement, ne pourra pas réaliser ses objectifs. C'est le message que portera la délégation sud-africaine à Glasgow. Elle va donc rappeler aux tout premiers pollueurs de la planète leurs devoirs envers les pays du sud : car pour le moment, ils ne tiennent pas leurs promesses. Le fonds vert destiné aux pays du sud devait mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour les aider à faire face au dérèglement climatique. Or selon les chiffres publiés hier par l'OCDE, cet objectif ne sera pas atteint avant 2023. La question du financement sera bien l'un des enjeux cruciaux de cette COP26. EN BREF ► COP26 encore, avec l'engagement très flou de l'Australie. Là encore un pays consommateur de charbon, et aussi son premier exportateur mondial. Le gouvernement confirme qu'il tend vers la neutralité carbone en 2050, mais sans préciser sa feuille de route intermédiaire pour 2030. C'est pourtant un élément clé pour parvenir à l'objectif final. Le premier ministre a par ailleurs affirmé qu'il n'était pas question de renoncer au charbon. ► À suivre aujourd'hui une nouvelle réunion de crise à Bruxelles pour les ministres européens de l'Énergie. Ils doivent se concerter pour trouver des moyens d'atténuer la flambée des prix du gaz et de l'électricité, mais ils sont complètement divisés : 9 pays, dont l'Allemagne, refusent la réforme du marché de l'électricité soutenu entre autres par la France.
    10/26/2021
    4:19
  • Aujourd'hui l'économie - La hausse des salaires à l’épreuve de l’inflation
    Aux États-Unis, comme dans d’autres pays développés, les salaires remontent en flèche. Dans un contexte de retour de l'inflation, on s'interroge sur la nature et les conséquences de cette embellie. Va-t-elle nourrir la hausse des prix comme c'était le cas dans les années 70 ? Cette embellie salariale est très nette aux États-Unis et au Royaume-Uni. À la veille des fêtes de fin d’année, Amazon cherche intensément des bras pour livrer les cadeaux et propose donc des conditions hyper alléchantes avec des primes de 3 000 dollars. Ces bonus s'ajoutent à des de salaires compris entre 18 et 22 dollars de l’heure, bien au-dessus du salaire de base de l’ordre de 15 dollars. Les employeurs britanniques offrent également des primes record pour embaucher et le gouvernement de Boris Johnson plaide pour la revalorisation des salaires. En Allemagne, le futur gouvernement de coalition est sur la même ligne, il veut doper le Smic de 25% et les syndicats sont aujourd'hui en négociation pour obtenir 5% d’augmentation dans le bâtiment, les banques ou la fonction publique. Dans ces pays, l'inflation est forte, de 4 à 5%. Est-ce le moteur de cette embellie salariale ? Les salaires grimpent surtout à cause du déficit de la demande d'emploi : le chômage est bas et les pénuries de main d’œuvre de plus en plus aiguës. Aux États-Unis, les salaires ont augmenté de plus de 5% sur un an d’après les derniers chiffres de septembre. Du jamais vu depuis 1982. Une hausse record après des décennies de progression salariale au ralenti. Mais attention, en terme réel, il n’y a pas vraiment d’amélioration sensible du revenu des salariés, c'est plutôt un rattrapage après les baisses intervenues en 2020 à cause des confinements. Les hausses ont surtout profité aux bas salaires, aux personnes travaillant dans les services à la personne et la logistique, deux activités qui explosent avec le rebond de la consommation. Mais ce n’est pas encore un mouvement de balancier favorable à l'ensemble des salariés. C’est vrai aussi pour l'Allemagne où les syndicats ont toujours sacrifié les salaires pour préserver l'emploi. Ils demandent des augmentations de 5% alors que l’inflation est à 4%, une revendication somme toute relativement modérée. Mais les employeurs estiment que cela pourrait engendrer une spirale inflationniste Ils ont en mémoire le souvenir des années 70-80, quand la hausse conjointe des prix et des salaires a fini par engendrer la récession. En arrière-plan, le baril de pétrole flambait et aujourd'hui ce sont les cours du gaz et de l’électricité qui s’envolent. Les employeurs prétendent que s’ils augmentent les salaires, ils perdront des marges de manœuvre pour investir et que cela va casser la croissance. Le FMI, et bien sûr les banques centrales, sont très préoccupées par ce risque, d’autant plus que cette spirale infernale, un peu comme la progression du Covid-19, est très difficile à prévoir et encore plus à maîtriser. En revanche les analystes de marché sont beaucoup moins alarmistes. Car, dans la plupart des économies développées, les entreprises ont réalisé des gains de productivité pendant la pandémie : elles ont fait aussi bien avec moins de salariés. Elles ont donc bien une marge de manœuvre pour augmenter les salaires sans rogner sur leurs investissements, et même sur leurs profits !   ►EN BREF L'action d'Evergrand bondit à la bourse de Hong Kong Le promoteur chinois au bord de la faillite a rouvert des chantiers dans le sud du pays, ce qui donne visiblement confiance aux investisseurs. Sinon les marchés chinois sont moroses aujourd'hui. Ils sont orientés à la baisse, à cause du regain de Covid-19.
    10/25/2021
    3:32
  • Aujourd'hui l'économie - Pourquoi les Etats-Unis veulent reconquérir l’Amérique latine
    Pour sa première tournée en Amérique latine, Antony Blinken s’est rendu en Equateur et en Colombie. Le début d'une opération reconquête pour le chef de la diplomatie américaine, dans une région où la Chine est de plus en plus influente. La Colombie et l'Equateur sont deux pays amis de Washington, deux des rares pays latino-américains où les Etats-Unis sont encore le premier partenaire commercial, juste devant la Chine. Mais sans doute plus pour très longtemps. L'Empire du milieu, qui domine déjà le commerce en Amérique latine, pourrait rapidement supplanter les Etats-Unis dans ces deux pays qu'il courtise entre autres pour leurs gisements en énergies fossiles, et notamment pour leur charbon, très recherché en ce moment. Le président colombien a même récemment réactivé des mines de charbon pour relancer son économie ravagée par le coronavirus, avec la certitude de trouver un débouché sur le marché chinois. Pendant la pandémie, Pékin a marqué des points avec une vigoureuse diplomatie vaccinale. L’Equateur a reçu récemment 2 millions de doses made in usa, les Chinois eux avaient déjà expédié 13 millions de vaccins sur place. Quito veut boucler un accord de libre échange avec les Etats-Unis tout en négociant un accord similaire avec le grand rival asiatique. Comme en Afrique, les Chinois sont allés en Amérique latine, d’abord pour les matières premières Le fer, le cuivre, le soja, le porc, et bien sûr les hydrocarbures sont les principaux produits sud-américains importés par la Chine pour construire ses villes et nourrir sa population. Cela fait vingt ans que la Chine fait ses courses de première nécessité dans cette région ; la guerre commerciale lancée par Donald Trump a décuplé son appétit. Les Chinois sanctionnés par les Etats-Unis leur ont préféré les fournisseurs latinos pour le maïs ou le soja par exemple. Cette année avec le rebond précoce de son économie la Chine a repris ses importations à un rythme soutenu, elles sont bienvenues dans cette région très affectée par la pandémie. Selon Patricia Krause de la Coface, la Chine restera la destination numéro un des exportations latinos dans le futur proche ; et elle est de plus en plus insérée dans l’économie locale avec le financement des infrastructures ou des prises de participation dans des secteurs clé. Une société chinoise a racheté la compagnie péruvienne d’électricité, une autre a mis la main sur la moitié du réseau chilien. Malgré cette offensive chinoise, les Etats-Unis demeurent le premier investisseur en Amérique latine Mais la Chine tisse patiemment sa toile avec les Routes de la soie. Elle contribue à bâtir des ponts, des routes, les réseaux électriques, des réseaux 5G, du cloud ou des systèmes de surveillance. En réaction l’administration Biden a lancé l’initiative Build Back Better World, reconstruire un monde meilleur présenté dans le cadre du G7. ► À lire aussi : le G7 veut contrer la Chine et ses «Nouvelles routes de la soie» Un conseiller du président américain a précédé Antony Blinken en Colombie et en Equateur, avec une étape supplémentaire au Panama, pour proposer dans ce cadre comparable aux Routes de la soie les financements et l’expertise américaine dans le domaine des énergies renouvelables, du digital ou de la médecine. Une offre bienvenue dans tous ces pays qui ont besoin des investissements étrangers Ils peuvent aujourd’hui jouer de la concurrence entre les deux grandes puissances. Cette stratégie n'est pas sans risque. Car ces investissements s'accompagnent de contreparties. L'Equateur par exemple a bénéficié à la fin du mandat de Donald Trump d'un financement américain pour se désendetter à condition que Huawei soit exclu du déploiement de la 5G. Et car cette main-mise n'est pas toujours dans l'intérêt du développement. Comme la présence des Etats-Unis hier, celle aujourd'hui de la Chine provoque de plus en plus d'hostilité dans la population. ►En bref A la bourse de Hong Kong l'action du promoteur immobilier Evergrand s'effondre Elle a perdu 10% en début de séance. Un piètre retour en bourse pour le groupe chinois en lutte pour sa survie, il a suspendu sa cotation pendant 15 jours pour remettre de l'ordre dans ses finances mais la cession de la moitié de ses actifs a échoué ; la faillite guette toujours ce groupe plombé par une dette abyssale de 260 milliards d'euros.
    10/21/2021
    4:09
  • Aujourd'hui l'économie - Pourquoi les prix des denrées alimentaires s'envolent?
    Partout dans le monde, se nourrir coûte de plus en plus cher. Comment expliquer une telle inflation des produits alimentaires et faut-il s’en inquiéter ? Pour les plus pauvres, la situation est déjà alarmante. Au Brésil, où près d’un habitant sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté, les familles les plus modestes rognent déjà sur les dépenses de viande. Le bœuf a augmenté de 30% en un an, trois fois plus que l’inflation. Les deux tiers des ménages ont réduit leur portion carnée, un tiers rationne même leur portion de riz et de haricots, d’après un récent sondage. Au Royaume-Uni, l’inflation alimentaire pourrait dépasser les 10% dans les prochaines semaines, prédisent les industriels, effarés par l'envolée actuelle des prix. En Chine, c'est la hausse d'un ingrédient de base de toutes les cuisines du pays qui envoie le signal de l'inflation : le principal fabricant de la sauce soja vient d’annoncer une augmentation de 7%. L’indice de la FAO du mois de septembre est affolant : les prix alimentaires ont augmenté de 30% par rapport à l’année dernière, ils n’ont jamais été aussi hauts depuis la crise alimentaire de 2011. Comment expliquer cette envolée ? Les causes sont multiples et elles s’additionnent. Il y a dans chaque pays des facteurs spécifiques ; au Brésil, on attribue la hausse à la mauvaise gouvernance de Bolsonaro, on parle de « Bolsocaro », « caro » pour « cher » ; aux États-Unis, la consolidation de l’industrie de la viande, où une poignée de sociétés contrôle le marché et propulse les prix, et au Royaume-Uni, le Brexit est en grande partie responsable du chaos dans les échanges commerciaux qui font flamber le panier des ménages. Et il y a des facteurs universels. La facture de la sortie du Covid, par exemple, qui se répercute en cascade sur l'agro-alimentaire : l'énergie et le fret ont fortement augmenté, les intrants et la main-d'œuvre manquent aux champs. L'agriculture plus que jamais à la merci de la météo La météo, qui a toujours le dernier mot. La sécheresse, les inondations ou le gel, selon les latitudes, ces phénomènes ont fortement endommagé la production d’huiles végétales, de sucre, de céréales cette année et leurs cours mondiaux ont donc fortement augmenté. Dernier puissant facteur de hausse : les achats massifs de la Chine, qui importe encore plus qu'à l'accoutumée, notamment beaucoup de soja et de maïs pour reconstituer ses élevages de cochons décimés par la peste porcine. Pour des raisons climatiques ou économiques, les pays du Sud dépendent fortement des importations pour se nourrir, ils sont donc très affectés par la hausse des marchés. Les produits alimentaires représentent 10% du total des échanges commerciaux. Cette inflation alimentaire va-t-elle disparaître avec la fin de la pandémie ? Les négociants en matières premières agricoles sont optimistes. D’après eux, les goulets d’étranglement qui pénalisent toute l'économie seront résorbés d’ici au mieux un an, la tension devrait donc retomber. En revanche, les experts du développement sont plus réservés. Ils soulignent que cette inflation alimentaire s’inscrit dans une tendance lourde, sensible depuis le début des années 2000. Entre autres, parce que les avaries climatiques sont de plus en plus fréquentes et imprévisibles. Mais aussi parce que la demande est de plus en plus forte avec l’augmentation de la population et la hausse du niveau de vie dans les pays émergents. Cette inflation alimentaire ne va pas sans heurts. Elle a provoqué des émeutes de la faim en 2011, des mouvements de colère qui ont été l'un des carburants des printemps arabes. ► En bref Avec le niveau actuel de production des hydrocarbures, il sera impossible de limiter le réchauffement à 1,5°C, prévient le programme des Nations unies pour l'environnement Une nouvelle alerte à 15 jours de l'ouverture de la COP26. L'agence se base sur les prévisions des États, qui comptent sur la hausse de la production de pétrole, de gaz et de charbon pour satisfaire leurs besoins énergétiques. Selon le rapport, depuis le début de la pandémie de Covid-19, les pays du G20 ont programmé des dépenses de 300 milliards de dollars pour les énergies fossiles, c'est plus que l'enveloppe dédiée aux renouvelables. Le FMI revoit ses prévisions de croissance à la baisse pour l'Asie À cause du Covid, qui fait encore des ravages dans cette partie du monde, dans les pays où l'accès au vaccin est insuffisant. Avec une croissance à 6,5%, l'Asie restera cette année la région la plus prospère.
    10/20/2021
    3:56
  • Aujourd'hui l'économie - Pourquoi les Britanniques comptent sur les Américains pour financer leur révolution verte
    Le Royaume-Uni cherche des fonds pour financer sa révolution verte. Une grande conférence des investisseurs étrangers est prévue aujourd'hui à Londres pour financer la transition énergétique. Les grands fonds publics et privés étrangers sont invités à découvrir les innovations britanniques les plus performantes pour décarboner l’économie. Un grand raout sur le modèle de Choose France du président Macron. Les hôtes du président français ont eu droit aux ors de Versailles, ceux de Boris Johnson sont conviés ce mardi soir à un dîner avec la reine d'Angleterre. Auparavant ils découvriront entre autres le projet de la mini centrale nucléaire de Rolls Royce, ou encore le bus à hydrogène à double pont, déjà en circulation dans la ville pétrolière d’Aberdeen, en Ecosse. Quinze jours avant l’ouverture de la Cop 26, Boris Johnson voudrait présenter son pays en modèle de la transition énergétique, mais il a surtout urgemment besoin de trouver des financements pour concrétiser ces avancées. Le Royaume-Uni doit trouver 50 milliards d’euros d’ici 2030 pour financer sa transition Depuis novembre il a réuni environ 9 milliards d’euros. Un résultat honorable mais il faut maintenant accélérer la cadence pour tenir les promesses : l’élimination des émissions de carbone d’ici 2050. Les Britanniques voulaient avoir réduit 78% des émissions d'ici 2035, au rythme actuel, seulement un cinquième de cet objectif sera réalisé. Parmi les trouvailles dont s’enorgueillit le Royaume-Uni pour cette révolution verte, certains projets ont été développés grâce à des fonds européens. C'est le cas de la super hydrolienne de la start up Orbital. Elle utilise la force de la marée pour produire de l’électricité. Maintenant que les subsides de Bruxelles se sont évaporés, le Premier ministre cherche à séduire de nouveaux partenaires, bien au-delà des mers et des frontières européennes. Boris Johnson compte notamment sur les fonds souverains des pays pétroliers pour financer cette révolution verte Parmi les fonds du Golfe,. Mubadala, le fonds des Emirats Arabes Unis, a déjà promis 12 milliards d’euros. Londres espère séduire maintenant les Saoudiens. Pour les amadouer, le gouvernement a exercé des pressions amicales pour faciliter la vente du club de football de NewCastle au PIF, le Public Investment Fund de la pétromonarchie. La participation de ces fonds souverain, ou encore de celui de Singapour, est cruciale pour élargir l'horizon des Britanniques car le Global Britain vendu par Boris Johnson avant le Brexit apparait aujourd'hui bien chimérique. La Chine par exemple sera très peu représentée lors de ce sommet. Aucun contrat ne sera annoncé avec ce pays devenu indésirable outre-manche. Plus question de laisser les Chinois construire et financer les nouvelles centrales nucléaires ou encore le réseau 5G. L'allié américain a primé sur la relation privilégiée que le Royaume-Uni voulait développer avec la Chine ? Boris Johnson a eu beau déclaré hier lundi à nos confrères de Bloomberg que les investissements chinois sont toujours les bienvenus, mais dorénavant limités aux activités non stratégiques. Il peine à convaincre puisqu'il n'a pas défini ce que cette appellation recouvre. De fait, les investissements chinois outre-manche sont en net repli depuis que Huawei a été exclu de la 5G sous la pression américaine. Et le récent accord Aukus passé avec l'Australie et les Etats-Unis est clairement perçu comme un alignement des Britanniques sur les intérêts américains. Aujourd'hui à Londres le tiers des 200 hôtes conviés arrivent des Etats-Unis. Avec en vedette Bill Gates, les dirigeants des fonds BlackRock, BlackStone, et bien sûr ceux des grandes banques américaines comme Goldman Sachs et JP Morgan. ►En bref Jeff Bezos, le patron d'Amazon pourrait avoir menti au Congrès américain Amazon aurait utilisé les données des vendeurs hébergés sur sa plateforme au profit de ses produits selon des révélations de la presse américaine. Des pratiques que le géant du commerce en ligne et plusieurs des hauts dirigeants de son groupe n'ont pas reconnu lors de leur audition devant le congrès. Des parlementaires républicains et démocrates lui ont écrit pour avoir des explications, ils pourraient demander l'ouverture d'une enquête criminelle.
    10/19/2021
    4:21

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