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    À la Une: le sommet Africa Forward s'ouvre au Kenya

    11/05/2026
    Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures. 
    D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ».
    Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation.
    À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l’accent très économique
    L'opposition à ce sommet est bien présente
    The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ».
    « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal. 
    Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L’Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? »
    « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l’organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen. 
    « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s’extirper de l’inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n’est moins sûr, selon le journal, car s’il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. »
    « Dans quelques années, il sera possible d’évaluer cette évolution qui n’en est encore qu’à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l’heure, on y voit moins un changement qu’un déménagement. »
    Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint
    C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. »
    « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu’il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu’elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l’ont accompagné ne l’ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. »
    À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»
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    À la Une: le Nigeria inquiet face aux tensions xénophobes en Afrique du Sud

    08/05/2026
    « Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C’est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant.
    « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média.
    Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. »
    Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. »
    En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi
    Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l’ouverture d’un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État.
    Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu’à la corde sur le continent ». 
    « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n’est d’ailleurs pas seulement l’évocation d’un troisième mandat. C’est la banalisation progressive de l’idée même de toucher à la Constitution. L’article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu’ici l’un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com
    « Aujourd’hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n’est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d’imaginer quitter le pouvoir. »
    Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise
    Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine.
    « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. »
    La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. »
    Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison.
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    À la Une: en RDC, le président «n'exclut pas un troisième mandat»

    07/05/2026
    La conférence de presse du président congolais Félix Tshisekedi, donnée mercredi 6 mai 2026, fait la Une de Radio Okapi. Le site précise, en le citant, que Félix Tshisekedi n'a « pas sollicité un troisième mandat », mais que le débat sur la révision de la Constitution - pour permettre, donc, d'effectuer un troisième mandat présidentiel - est un « débat normal ». Le chef de l'Etat s'est dit ouvert en tout cas à une réforme de la constitution par référendum. « Il a toutefois insisté sur son objectif principal : le retour de la stabilité et de la dignité de la RDC », note le site d'information. 7sur7 revient aussi sur cette conférence de presse dans un article très bref. Le président « a précisé que si la population congolaise lui demandait de revenir au front, il se mettrait à sa disposition ».
    Une annonce peu surprenante
    Ailleurs sur le continent, ces annonces étaient attendues. « Tshisekedi se dévoile enfin », s'exclame Le Djely à Conakry. « Les histoires de limitation de mandat, plus personne ne s'en soucie désormais en Afrique, commente le journal, notamment dans l'espace francophone ». « Le terrain est déjà balisé », lance La Nouvelle Tribune, au Bénin. « Depuis plusieurs mois, la majorité présidentielle prépare méthodiquement le terrain », explique le journal, qui rappelle que depuis plusieurs mois, députés et ministres évoquent ouvertement la possibilité d'un troisième mandat. Le président congolais « laisse ses lieutenants parler, les textes avancer et le temps s'écouler », résume La Nouvelle Tribune.
    « Félix Tshisekedi tombe enfin le masque! » grince, de son côté, Wakat Sera au Burkina Faso. « En plus de succomber au charme du troisième mandat, Félix Tshisekedi fait preuve d'une certaine maîtrise dans l'art du chantage », poursuit le journal, qui rappelle que le président congolais n'a pas exclu non plus de repousser l'échéance présidentielle en raison du conflit dans l'est.
    Mali : le pouvoir fait le point sur les attaques du 25 avril
    Le commandant Djibrila Maïga, sous-directeur des relations publiques de l'armée, a donné mardi 6 mai 2026 une conférence de presse sur les attaques du 25 avril. « Le message transmis est celui d'une armée prête à défendre la souveraineté du pays », retient Sahel Tribune qui cite ensuite le commandant : les groupes armés « sont actuellement en déroute, dit-il, soumis à une pression constante.»
    « L'armée s'attèle à sécuriser les axes routiers essentiels à l'approvisionnement », écrit de son côté Maliweb, alors que le blocus djihadiste met les habitants de la capitale sous pression. « Un effort particulier est porté sur le carburant, rapporte le journal, avec l'arrivée récente de plus de 850 camion-citerne à Bamako sous protection militaire ».
    Impact sur les liaisons aériennes
    « Le ciel malien se vide un peu plus », décrit Jeune Afrique qui se demande si les compagnies africaines peuvent « compenser l'absence de Corsair et Turkish Airlines », qui ont suspendu provisoirement leurs activités dans le pays. « Il n'y a plus de vol direct vers l'Europe », résume un tour-opérateur basé à Bamako et interrogé par le journal.
    En revanche, « le retrait progressif des compagnies européennes profite directement aux acteurs africains », remarque Jeune Afrique. « Air Côte d'Ivoire, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc, Tunisair », ils sont encore tous là, sur le tarmac de l'aéroport de Bamako. « Air Côte d'Ivoire reste de loin la compagnie qui profitera le plus de [ce] repli », « avec sept vols hebdomadaires et une liaison directe depuis Abidjan vers Paris ». « Cette situation, analyse un expert de l'aérien cité par JA, renforce Abidjan et Lomé comme hubs régionaux, tant sur la desserte régionale que pour les connexions vers Paris ».
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    À la Une: les «deals de Donald Trump sur la santé de plus en plus critiqués»

    06/05/2026
    Depuis le démantèlement de l’Agence américaine de développement, l’Usaid, en janvier 2025, « la coopération en matière de santé passe par la signature d’accords bilatéraux avec les États-Unis », rappelle le Monde Afrique. Certains pays dénoncent les conditions imposées par le président américain. Le Zimbabwe et le Ghana ont suspendu les négociations. En cause : le transfert des données sanitaires exigées par Washington qui « allait bien au-delà de ce qui est habituellement requis », selon les autorités ghanéennes.
    La Zambie a aussi « levé le voile sur ces clauses jugées abusives » et notamment « un accès privilégié aux ressources minières pour les entreprises américaines ». Mais il n’est pas facile de dire non aux États-Unis. Le vide laissé par Washington est loin d’être compensé par les autres pays donateurs. Dans une infographie très parlante, le Monde Afrique rappelle qu’entre 2021 et 2025, l’aide publique au développement allouée à la santé par les États-Unis a baissé de 77% mais celle des autres pays a aussi beaucoup diminué : - 58% pour l’Allemagne, - 51% pour le Royaume Uni, - 33% pour la France, - 37% pour le Canada, - 17% pour la Norvège. Dans ce contexte, la politique du « donnant-donnant imposée par le président américain » a aboutit à la conclusion d’accords avec 30 pays du continent.
    TV5 Monde interdit au Burkina Faso
    La chaîne de télévision TV5 Monde est désormais interdite de diffusion au Burkina Faso. Une décision qui fait suite au « traitement des attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali », selon le Conseil supérieur de la communication burkinabé dont la décision est publiée en intégralité sur le site de Wakatsera. Le site malien Bamada.net rappelle que la chaîne avait déjà été suspendue temporairement, les 27 avril et 18 juin 2024, pour des motifs liés là aussi, à la couverture des opérations sécuritaire dans la région. Une décision qui s’inscrit dans une « série de restrictions visant des médias étrangers », précise Saheltribune. Depuis l’arrivée de la junte au pouvoir, « plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso » : RFI, France 24, LCI ou encore Le Monde et Jeune Afrique. « La suspension de TV5 Monde illustre la sensibilité des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent ».
    Une histoire touarègue
    Le documentaire Ressacs, une histoire touarègue fait justement écho à la situation au Mali. Le dernier film d’Intagrist el Ansari, cinéaste malien, « originaire de Tombouctou et installé en Mauritanie, observe avec lucidité un pays brisé par les mêmes dynamiques qu’il explore dans son œuvre : la marginalisation du Nord, les séquelles de la colonisation, les ravages écologiques et la lente disparition des sociétés nomades », écrit le Point Afrique. Dans ce dernier documentaire qu’il a mis « près de dix ans à réaliser, il confronte l’histoire du Mali à celle de sa propre famille ».
    Avec les récentes attaques des terroristes du Jnim et des indépendantistes de l’Azawad, « assiste-t-on à une répétition de l’histoire ? », l’interroge le magazine. « Non, confie le réalisateur (…) Depuis 2012, la désintégration de l’État et la multiplication des acteurs ont profondément aggravé la situation (…). Il n’y a plus d’interlocuteurs crédibles pour négocier. Dans ces conditions, l’exil devient souvent la seule issue », poursuit le cinéaste. En Mauritanie, où il vit, plus de « 400 000 Maliens » ont trouvé refuge, « toutes communauté confondues » : « une tragédie humaine immense ».
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    À la Une: au Mali, Assimi Goïta prend le ministère de la Défense

    05/05/2026
    Après la disparition du ministre de la Défense, Sadio Camara dans les attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des indépendantistes de l’Azawad, le président de la Transition, « Assimi Goïta assure désormais lui-même la fonction de ministre de la Défense et des Anciens combattants, précise Bamada. (…) Cette décision traduit une volonté de pilotage direct des questions sécuritaires à un moment jugé critique pour la stabilité du pays », poursuit le média.
    « Si ce choix concentre les pouvoirs, il engage aussi directement la responsabilité politique du chef de l’État sur les résultats obtenus sur le terrain, estime Saheltribune. Dans un contexte de guerre prolongée, il marque une volonté d’assumer pleinement la conduite de la défense nationale et de répondre, sans intermédiaire, aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté ».
    Pour l’épauler dans cette tâche, Assimi Goïta a nommé le général Oumar Diarra, chef d’état-major des armées comme ministre délégué. Une nomination qui complète le dispositif selon le média en ligne car le militaire apporte une « expertise technique et opérationnelle essentielle à la conduite des opérations ».
    Retrait d’Africa Corps
    Sur le terrain, la junte et son allié russe d’Africa Corps perdent du terrain dans le nord du Mali. « Après avoir quitté la ville de Kidal, le 26 avril, puis celle, plus stratégique, de Tessalit, le 1er mai, des militaires russes et maliens ont entamé un retrait de leur base d’Aguelhok », rapporte Le Monde Afrique qui consacre tout un dossier à la situation au Mali.
    Selon Luis Martinez, un chercheur interrogé par le journal, les objectifs du Jnim sont triples : « provoquer le discrédit des forces de sécurité dans les régions les plus éloignées de la capitale », tenter d’obtenir « au minimum une acceptation passive des populations » et « faire en sorte que les forces armées maliennes ne soient pas farouchement opposées à eux si, à l’avenir, ils prenaient le pouvoir donc même s’ils les combattent, ils tentent de ne pas les humilier en permanence », poursuit le professeur à Sciences Po.
    « Le Mali unit l’Algérie et le Maroc » 
    La situation au Mali préoccupe notamment l’Algérie où s’est ouvert hier un colloque intitulé « l’approche algérienne pour la construction de la sécurité et de la paix en Afrique », rapporte le site algérien TSA. Lors du discours d’ouverture, le chef d’état-major des armées, le général Saïd Chanegriha a fustigé « les agendas extérieurs qui ont fait de certaines crises africaines des arènes ouvertes à la recomposition des rapports de force et d’influence ». L’Algérie estime que le renforcement de la sécurité sur le continent incombe d’abord « aux États eux-mêmes » à travers « la consolidation de leur souveraineté ».
    « Le Mali unit l’Algérie et le Maroc », note Le Point Afrique qui précise que les dossiers sur lesquels les deux pays s’accordent se comptent « sur les doigts d’une main amputée de quatre phalanges » mais qu’un « Mali qui tangue (...) n’est guère une bonne nouvelle pour la stabilité de la banche sahélienne et de l’Afrique du nord ».
    Secteur minier impacté par la guerre au Moyen-Orient
    La presse se fait également l’écho du secteur minier africain rattrapé à son tour par les effets de la guerre en Iran. Avec le blocage du détroit d’Ormuz, « la Chine a décidé de suspendre ses exportations d’acide sulfurique » pour favoriser la demande locale, or ce composé chimique est « essentiel à la transformation du cuivre », explique Jeune Afrique. « C’est un coup dur pour les opérateurs miniers en RDC » qui « est le 2e producteur mondial de cuivre ».
    Les opérateurs pourraient être contraints de réduire leur production car « même en cas de réouverture du détroit d’Ormuz, il faudrait encore trois mois pour un retour à la normale pour les compagnies ».

Sobre Revue de presse Afrique

Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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Generated: 5/11/2026 - 11:03:44 PM