Tracer le futur institutionnel de la Nouvelle Calédonie est un dessein bien ambitieux en ce début 2026. Demain, vendredi 10 avril, le premier ministre Sébastien Lecornu convoquera pour la 2e fois de la semaine les forces politiques calédoniennes, après le rejet la semaine dernière par l'Assemblée nationale de la réforme constitutionnelle sur l'archipel.
Un texte visant à inscrire dans la Constitution un compromis, acté en juillet 2025, l'accord de Bougival, d'abord soutenu de toutes parts puis rabroué jusqu'à donc ce rejet dans l'hémicycle.
Deux ans après de violentes émeutes qui ont paralysé ce territoire situé à 17 000km de Paris, comment concilier des positions multiples entre ceux qui veulent rester rattachés à la France et le camp indépendantiste ? Y a t-il un modèle à inventer?
Pour en débattre
Patrick Roger, journaliste, spécialiste des outre-mer, auteur des livres publiés aux éditions du cerf La nouvelle Calédonie : la tragédie et L'archipel de la discorde
Ferdinand Mélin-Soucramanien, professeur de droit public à l'Université de Bordeaux, constitutionnaliste, co-auteur en 2013 du rapport public Réflexions sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie
Fred Constant, professeur des université en science politique à l’Université des Antilles, ancien haut fonctionnaire, auteur du livre Atlas des outre-mer, éditions Autrement