Pular para o conteúdo
PodcastsLignes de défense

Lignes de défense

Lignes de défense
Último episódio

84 episódios

  • Quels sont les enjeux militaires du Sommet international sur l’espace à Paris?

    05/09/2026
    Paris accueillera le premier Sommet international sur l’espace les 9 et 10 septembre 2026. Cet événement abordera l’espace non plus seulement d’un point de vue scientifique mais comme un nouvel espace de confrontation stratégique.
    Face aux risques de conflits en orbite, les questions militaires seront au cœur des discussions du Sommet de Paris. Et la défense commence au sol, insiste le colonel Sébastien Pagès, adjoint au chef d’état-major du Commandement de l’Espace : « Il y a des menaces à la fois sur ce qui est en orbite, donc les satellites, mais il y a également des menaces sur le segment sol, puisqu'un système spatial, ce n'est pas juste un satellite qui tourne, précise le militaire. C'est avant tout une grosse infrastructure au sol. Et d'ailleurs, la majorité des menaces pèsent sur les infrastructures au sol. » De quoi parle-t-on ? « Donc c'est du sabotage, ça va être des frappes ou de la neutralisation de telle ou telle infrastructure. C'est de l'attaque cyber. Donc ça, c'est ce qu'on constate en 2022, quand le conflit débute entre l'Ukraine et la Russie. La première attaque des Russes, c'est sur la constellation de satellites Viasat, qui était utilisée par les forces ukrainiennes. »
    Deuxième enjeu : prévenir les rivalités puisque la compétition et de possibles affrontements se transportent en orbite. « Le traité de 1967 dit : pas d'armes de destruction massive dans l'espace tournées vers le sol. Tout le reste, c'est autorisé et ça laisse quand même pas mal de marge. L'une des menaces, ce sont des menaces cinétiques directes. Très concrètement, on va détruire un satellite. La Chine a démontré cette capacité, la Russie aussi, l'Inde l'a fait également. Les États-Unis l'ont fait, liste Sébastien Pagès. Toute puissance qui est dotée d'une capacité balistique a les capacités de détruire un satellite en orbite basse. C'est une arme qu'on surveille de très près, ou une capacité, mais pour autant, on promeut des comportements responsables dans l'espace puisque c'est quand même un milieu qui est un bien commun et pour lequel les débris n'ont pas de cible. »
    À lire aussiComment les débris générés par l'activité spatiale polluent l'espace?
    L’effet de coque, un risque majeur
    Le sommet de Paris entend donc jeter les prémices de règles communes pour que l’espace ne devienne pas un Far West. Les constellations du type Starlink sont devenues indispensables aux opérations militaires. Or ces constellations se multiplient. La Chine prévoit par exemple d’envoyer 20 000 satellites de communication et Elon Musk annonce 1 million de satellites. La congestion guette. « 1 million de satellites, on commence à réfléchir à la notion de coque. En gros, ça va créer une coque sur les orbites basses et ce qui est important, c'est de pouvoir y accéder. Donc il faut de la place pour d'autres satellites que ceux de Starlink, souligne le colonel Pagès. Et puis l’enjeu, c'est de pouvoir traverser cette première coque qui est en orbite basse pour pouvoir accéder aux autres orbites. »
    Quant à la France, où en est-elle de cette course aux satellites ? « Ce que je peux vous dire, c'est que les armées françaises sont présentes sur tout le spectre des opérations spatiales militaires et celui sur lequel on est en train de se préparer, ce sont nos satellites d'action dans l'espace, précise le militaire. Vous avez peut-être entendu parler de Yoda et de Toutatis. Ces premiers satellites démonstrateurs arriveront avant 2030. »
    Dans un contexte géopolitique tendu, des militaires du monde entier sont attendus à Paris pour débattre des nouveaux risques spatiaux.
  • Missiles Patriot: Washington fait fi d’une ligne rouge russe

    11/07/2026
    Au sommet de l’Otan à Ankara ce 8 juillet, Donald Trump a indiqué qu’il allait autoriser Kiev à produire en Ukraine des missiles Patriot. Ces missiles sont indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent les villes ukrainiennes, mais jusqu’à présent, Donald Trump était opposé à aider si directement l’Ukraine. C’est donc un revirement stratégique.
    Une annonce « plutôt cool », selon les mots de Donald Trump. « Ces missiles, faites-les vous-mêmes », a encore lancé le président américain à son homologue ukrainien en marge du sommet de l'Otan. S'il n'a précisé ni sous quelles conditions ni à quelle échéance cette production locale de missiles se fera, c'est la première fois que Donald Trump tend aussi ouvertement la main à l'Ukraine.
    Car outre les missiles de défense sol-air, il a également proposé de produire en Europe des missiles tactiques, souligne Xavier Tytelman, expert aéronautique : « Cela concerne les ATACMS, qui sont des missiles à 300 kilomètres de portée que les Ukrainiens ont reçus à plusieurs centaines d'exemplaires et que les Russes n'arrivent pas à intercepter. Et surtout, il y a la réparation des systèmes Patriot, poursuit l'expert, c'est-à-dire la défense aérienne, voire même la production directe d'intercepteurs des missiles eux-mêmes directement en Ukraine. Et ça, évidemment, c'est ce dont les Ukrainiens ont le plus besoin, car ils souffrent tous les jours des attaques lancées par les Russes sur leur ville. »
    À écouter dans Le grand invité internationalMuriel Domenach : « On a atteint le meilleur résultat possible » au sommet de l'Otan
    Un volume d'armes énorme pour l'Ukraine
    Si l'industriel américain Lockheed Martin, qui produit les missiles intercepteurs Patriot, s'est engagé à tripler sa production, les usines américaines risquent pourtant d'avoir du mal à suivre le rythme d'une demande exponentielle. Alors produire à l'étranger sous licence, c'est la meilleure des solutions, précise Xavier Tytelman. « Le volume nécessaire pour défendre l'Ukraine, c'est totalement hors de portée de la production des Américains. Et les Ukrainiens savent faire beaucoup plus vite. Ils l'ont prouvé dans de nombreux domaines par le passé, notamment sur les missiles de croisière », explique l'expert aéronautique.
    « C'est vraiment une grosse inflexion de la part des États-Unis. C'est un revers évidemment pour Poutine qui, depuis le début, dit que c’est une ligne rouge. Donc, aujourd'hui, on attend simplement la mise en œuvre de ces annonces, poursuit Xavier Tytelman, puisque le vrai problème, c'est que les paroles de Trump ne sont pas toujours des paroles officielles qui engagent l'État américain, ce qui n'était pas le cas avec les présidents précédents. Donc, maintenant, il faut savoir si ce qui a été annoncé va vraiment être mis en œuvre, mais en tout cas, ça fait sourire énormément de monde en Ukraine. »
    La volonté politique est là, reste à relever un défi industriel 
    Produire en Ukraine des missiles de défense aérienne Patriot ne sera pas une mince affaire. Ça reste une ambition de long terme. Plusieurs mois seront nécessaires, estime Léo Péria-Peigné, chercheur à l'Ifri : « Se mettre à produire des missiles Patriot, se mettre à produire des ATACMS, ce n’est vraiment pas si simple. Il faut adapter des usines, il faut surtout adapter des chaînes d'approvisionnement. On n'est pas sur quelque chose qui se fait rapidement. On voit déjà les difficultés que l'industrie européenne a eues à monter en cadence sur des objets plus simples, mais alors là, commencer à produire des objets nouveaux, c'est encore un autre défi. »
    Les États-Unis s'intéressent de nouveau à l'Ukraine, et ce revirement américain semble avoir piqué au vif Moscou, qui a aussitôt accusé les Européens de se préparer à un conflit armé avec la Russie.
    À lire aussiSommet de l’Otan à Ankara: Trump, l’Ukraine, l’argent et les tensions démocratiques au cœur des débats
  • Sommet de l’Otan d’Ankara: l’Europe face au vide laissé par le retrait militaire américain

    04/07/2026
    Guerre en Ukraine, tensions autour de l'Iran, le sommet de l'Otan, qui se tiendra mardi et mercredi 7 et 8 juillet à Ankara, en Turquie, s'ouvre dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et d’inquiétude sur l'engagement des États-Unis en Europe. Pendant deux jours, les chefs d'État et de gouvernement de l'Alliance tenteront de définir une feuille de route commune.
    « Ils n’étaient pas là pour nous ! », martèle Donald Trump. Depuis des mois, le président américain s’en prend à ses alliés européens, leur reprochant une absence de soutien lors de la guerre contre l’Iran.
    Le sommet d’Ankara aura donc valeur de test pour tous les protagonistes, souligne Cyrille Bret, chercheur associé à l’Institut Jacques Delors : « C'est un test pour la Turquie, sa capacité à se remettre au centre du lien transatlantique. C'est un test pour la capacité des Européens à maintenir un lien correct avec Washington, tout en poussant leurs propres priorités. Et c'est un test également pour l'administration Trump de montrer qu'elle ne s'est pas complètement aliénée tous ses réseaux d'alliances, analyse le chercheur. L'administration Trump aime à placer alternativement les alliés sur la sellette et au pinacle. Tout le monde va être en fait dans la situation de montrer qu'il est capable de contribuer à la communauté de l'Otan, capable de maintenir le lien transatlantique. »
    À lire aussiLa Turquie demande d’intégrer les structures européennes de défense, malgré les réticences de l’UE
    Maintenir coûte que coûte le lien transatlantique
    Mais face à un retrait américain déjà enclenché, les Européens exigent de la clarté et de la coordination. Ce sera le premier enjeu du sommet d’Ankara, ce sera aussi un véritable défi, pointe Jean de Gliniasty, directeur de recherche à l’Iris et ancien ambassadeur à Moscou. « Trump a la réputation, en partie justifiée, d'être imprévisible, mais il y a au moins une chose qui est sûre, c'est qu’il a décidé de diminuer son dispositif militaire en Europe et que, en plus, il veut articuler cette diminution en fonction du caractère méritant ou pas de certains pays, précise l'ancien ambassadeur. Mais le mouvement est irréversible. Alors ensuite, organiser ça de façon cohérente et essayer de prendre des mesures pour ne pas diminuer la sécurité de l'Europe à cette occasion, ce sont des choses dont on va parler, bien entendu, à Ankara ».
    Si plus de 36 000 soldats américains sont actuellement positionnés en Allemagne, les États-Unis ont récemment confirmé le retrait d’environ 5 000 militaires de cet effectif, d’ici un an.
    Un retrait programmé qui rend caducs les plans de l’Otan décidés en 2023 lors du sommet de Vilnius, estime Cyrille Bret : « Évidemment, les plans de l'Otan sont complètement obsolètes. Évidemment, ils ne sont pas du tout préparés à aller épauler une agression contre un État balte ou contre la Roumanie, mais ils sont en cours d'actualisation, explique le chercheur. L’Otan, c'est une machine à faire de la planification, donc, à la fin de l'année, ils auront rattrapé le retard. »
    L'enjeu des commandements opérationnels au sein de l'Otan
    Au-delà du capacitaire et malgré l'annonce d'un pilier européen, les Américains gardent pour le moment les clés des commandements opérationnels de l’Otan. Ce sera donc aussi l’un des sujets du sommet d’Ankara, précise Jean de Gliniasty. « Il est clair que si les Américains se retirent, il va falloir qu'ils cèdent un certain nombre de postes. Mais je vois mal l'état-major américain renoncer à ces formidables moyens d'influence que sont les leviers de contrôle dans l’Otan, estime l'ancien ambassadeur. Donc, comme les Européens ne se mettront pas d'accord entre eux, il n'est pas exclu que pour un temps encore, rien ne change dans la structure de commandement de l'Otan. »
    La Russie, très attentive aux possibles désunions, sera aussi l’éléphant dans la pièce. Les Européens plaident pour que, lors du sommet d’Ankara, Moscou soit désignée comme la principale menace.
    À lire aussiFace à la menace russe, l'Otan démontre sa force dans le ciel
  • La péninsule de Crimée: le talon d'Achille de Moscou

    27/06/2026
    La défense anti-aérienne russe a abattu 660 drones ukrainiens dans la nuit de jeudi à vendredi 26 juin, a annoncé le ministère de la Défense à Moscou. Un des nombres les plus élevés depuis le début du conflit et en particulier au-dessus de la péninsule de Crimée annexée. Depuis plusieurs mois, les forces ukrainiennes ciblent la péninsule et l’isolent méthodiquement. La Crimée, pièce centrale du dispositif militaire russe, est en passe de devenir le talon d’Achille de Moscou.
    Grâce aux drones d’attaque Hornet de moyenne portée, lestés de charges de 5 kg et résistants aux brouillages, l’armée ukrainienne cible les dépôts de carburant, les radars, les centres de commandement, et fait peser une menace constante sur les voies d'approvisionnement russes.
    Peu à peu, les attaques de drones étranglent la Crimée, un territoire stratégique pour Moscou, insiste Vincent Tourret, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri) : « La Crimée, c'est le porte-avions sur la mer Noire ! C'est à la fois une base de lancement de frappes, soit par le port de Sébastopol grâce à la marine, soit par ses aérodromes contre le reste de l'Ukraine. Et c'est en fait une immense tour de guet avec énormément de sites radars et un important PC de transmissions également. Donc là, les Ukrainiens, en frappant la Crimée, fragilisent la puissance offensive que les Russes ont à leur disposition pour pousser le front. »
    Au mois de mai, dans le corridor reliant le Donbass à la Crimée, les Ukrainiens ont ainsi détruit 200 camions-citernes. Symbole de l’annexion de la péninsule, le pont de Kertch, véritable cordon ombilical est lui aussi régulièrement visé.
    Le ravitaillement des troupes devient délicat
    Pourtant l’État-major russe poursuit au même rythme ses offensives, avec des attaques quotidiennes par petits groupes dans la zone grise du front.
    Et si les pertes sont énormes, précise Vincent Tourret, le modèle russe ne change pas : « C’est un modèle à base d'infanterie qui s'infiltre progressivement, méthodiquement », des soldats qui agissent comme les pointes avancées du système de reconnaissance et frappes qu'ils ont à la disposition de l’« état-major Russe. Les ressources commencent à baisser depuis le début d'année, le recrutement russe patine, voire décroît et n'est plus capable de complètement compenser les pertes qu'ils subissent justement par leurs assauts d'infanterie. Donc il commence à y avoir un mismatch, un décalage entre les ambitions russes et leurs ressources. Ce qui va d'ailleurs poser des questions très difficiles pour Vladimir Poutine en termes de mobilisation plus générale ».
    L’objectif de Kiev : mettre hors de combat 50 000 soldats par mois
    Environ 30 000 soldats russes sont chaque mois mis hors de combat, un chiffre à peu près équivalent à celui du recrutement. Et grâce à ses drones FPV, l’état-major ukrainien dit vouloir atteindre une attrition de 50 000 soldats par mois. Pour tenter de conserver l’ascendant sur le front, note Vincent Tourret, Moscou mise sur une production toujours plus massive de drones Shahed et de missiles, « La production russe est à même aujourd'hui de soutenir une croissance de sa puissance de feu en Ukraine. Les drones Shahed sont le cas le plus exemplaire parce qu'on est passé quand même d'une centaine de Shahed produits par mois il y a deux ans, à 8 000 Shahed tirés en mai dernier. Et en fait, l’industrie russe arrive à la fois à soutenir cette expansion, à soutenir le rythme de consommation et en même temps, ils ont la capacité de constituer des réserves ».
    Moscou poursuit le rythme de ses attaques, mais jusqu’à quand la logistique de ses armées pourra-t-elle tenir ? Car en Crimée, les drones ukrainiens détruisent chaque jour une trentaine d’installations et une quarantaine de camions.
    À lire aussiKiev multiplie les frappes en Crimée occupée, Moscou grignote à nouveau du terrain dans le Donbass
  • Le Flamingo ukrainien, star du salon de l'armement Eurosatory

    20/06/2026
    Le missile de croisière Flamingo, de l'entreprise ukrainienne Fire Point, était l'un des incontournables du Salon de l'armement Eurosatory, qui a fermé ses portes vendredi 19 juin. Iryna Terekh, la patronne de Fire Point, qui emploie 6 000 personnes, illustre les immenses ambitions de l'industrie de défense de l'Ukraine. Entretien.
    Une ambiance musicale et des images de frappes de missiles sur grand écran dignes d'un blockbuster sur le stand surdimensionné de Fire point, et bien sûr la maquette à l'échelle 1 du Flamingo, le plus gros missile de croisière au monde : 12 mètres de long peint en rose – comme les ongles d'Iryna Terekh. Sous le bras, la très jeune PDG, perchée sur des stilettos, tient une peluche de flamant rose.
    « Les Flamingo sont des missiles de croisière, mais avec cette image du flamant rose, on fait passer beaucoup de messages. Vous savez, nous n'aurions jamais fait des missiles si notre voisin fou ne nous avait pas attaqué. Nous sommes fondamentalement pacifiques. Et c'est la raison pour laquelle nous avons choisi un oiseau pacifique comme symbole », explique Iryna Terekh.
    « FP pour Fire Point, mais aussi pour F*** Poutine »
    FP, les initiales de Fire Point, c'est aussi pour dire « F*** Poutine » (« On emm*** Poutine »), sourit Iryna Terekh. Une communication à l'emporte-pièce, directe et efficace pour cette architecte de formation de 34 ans, qui a fondée en 2022 cette entreprise devenue emblématique de l'industrie de guerre ukrainienne. Outre le Flamingo, Fire Point produit aussi les drones FP-1 et revendique 60% des frappes ukrainiennes par drones.
    « Nous avons créé cette entreprise avec deux amis sur un coin de table ! Dès le départ, ma mission était de mettre en place la production. Mon objectif était de fabriquer 20 drones FPV par mois et c'était déjà extrêmement ambitieux ! J'avais déjà pas mal d'expérience comme entrepreneure dans le bâtiment, mais produire 20 drones par mois, en 2022, c'était du jamais vu, ça paraissait fou ! Et aujourd'hui, nous livrons près de 300 drones FPV par jour, ce qui prouve que la logique de notre architecture, malgré les attaques répétées, était pertinente et efficace. Nous continuons donc à la développer », poursuit la PDG.
    À lire aussiFrappes ukrainiennes en Russie: «La guerre s'est invitée dans la vie quotidienne des Moscovites»
    Évolutivité et faible coût, la doctrine de l'entreprise
    En peu de temps, l'entreprise a percé dans un secteur de haute technologie. Pour y parvenir, elle a su nouer des partenariats avec des majors françaises, notamment pour le guidage du missile Flamingo. « C'est un produit à 90% ukrainien et 10% vient de l'Ouest. Nous avons bénéficié d'une aide considérable de l'Ouest, avec pour objectif une intégration locale et verticale maximale. C'est ce qui garantit notre indépendance et notre capacité à protéger notre souveraineté sans autorisation. Nous recevons notamment l'aide de la France, une aide précieuse, mais aussi d'autres pays européens. En revanche, nous excluons tout recours à la technologie chinoise et américaine. C'est une façon de redonner au continent européen sa puissance et sa souveraineté technologique », développe Iryna Terekh.
    Sur le papier, le Flamingo peut emporter plus d'une tonne de charge à 3 000 kilomètres et coûte dix fois moins cher qu'un missile occidental. Pour toute l'industrie de défense européenne, l'Ukraine est aujourd'hui incontournable, assure Iryna Terekh. « Nous pensons que le moyen le plus efficace de tester les systèmes d'arme, de les confronter à la guerre moderne, c'est de le faire en Ukraine. Car il est impossible de récréer ailleurs les conditions du front, le brouillage en particulier. Si l'on veut faire évoluer de manière efficace les systèmes de navigations électronique, les centrales inertielles, l'Ukraine est l'endroit idéal. Il n'existe aucun autre terrain d'essai comparable au monde. Et nous sommes le plus forts », martèle la jeune PDG d'un air bravache, le point levé en signe de défi.
    À lire aussiUkraine: Moscou cible de la plus importante attaque de Kiev depuis deux ans, une raffinerie touchée
Sobre Lignes de défense
Dans un système globalisé, où les menaces prennent des formes de plus en plus variées, la chronique de Franck Alexandre vous plonge chaque semaine, au cœur des enjeux et des problématiques de défense et de sécurité du XXIème siècle. Les acteurs d’un monde militaire en mutation et les meilleurs observateurs des questions de Défense répondent à Franck Alexandre tous les dimanches matins dans sa chronique.
Site de podcast
Aplicações
Social
v8.15.5 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 9/7/2026 - 10:28:24 PM