Les dessous de l'infox
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- La République Populaire de Chine vient de célébrer le 77ième anniversaire de sa fondation, une semaine après une séquence diplomatique où l'on a vu la Maison Blanche dérouler le tapis rouge pour Xi Jinping. Pékin parvient dans une certaine mesure à façonner l'image d'une Chine sur la voie d'une irrésistible ascension. Pourtant, derrière l'impressionnante façade, l'influence chinoise se heurte à certaines limites.
Avec notre invitée Valérie Niquet, de la Fondation pour la recherche stratégique, nous examinons comment la Chine façonne sa propre légende à l’international. Quand la Chine manipule le monde, l’influence chinoise et ses limites, c’est le titre du dernier livre de Valérie Niquet, aux éditions Tallandier. - Confronté à la montée des tensions internationales, l’espace numérique est devenu un théâtre d’affrontement à part entière. Cyberattaques, espionnage, manipulations informationnelles : les infrastructures numériques sont utilisées à des fins hostiles. Comment fonctionne la cyberguerre ? On en parle avec notre invité, Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.
Dans son ouvrage, La cyberguerre publié aux éditions Que sais-je ?, Stéphane Taillat revient sur la manière dont les États, les groupes criminels, les entreprises privées ou encore les activistes politiques s'approprient l'espace structuré par les infrastructures numériques à des fins stratégiques.
Comment la cyberguerre est-elle devenue une composante de notre système international ? Quels en sont les acteurs et comment s’en protéger ? Entretien avec Stéphane Taillat, maître de conférences habilité à diriger des recherches à l'Institut français de géopolitique, détaché à l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, responsable de l'équipe de recherche Mutations des conflits contemporains au Centre de recherche de Saint-Cyr et membre du centre GEODE, partenaire de notre émission.
L’IA s’invite à la tribune des Nations unies
La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’est ouverte cette semaine à New York. Près de 130 chefs d’État et de gouvernement y sont attendus. Chaque édition est un moment particulièrement exposé à la désinformation. Dans sa chronique, Olivier Fourt de la cellule Info Vérif de RFI revient sur ces images mensongères générées par intelligence artificielle destinées à nuire à l’image de marque de certains chefs d’État ou de gouvernement.
Ce que l'on sait des soupçons contre l'écrivain Thélyson Orélien
L'auteur canadien d'origine haïtienne Thélyson Orélien est accusé d'avoir massivement utilisé l'IA pour son livre C'était ça ou mourir. Les accusations s'appuient sur des résultats de Pangram, un détecteur de texte généré par IA : ce logiciel, considéré comme fiable par plusieurs chercheurs, assure que la grande majorité du livre aurait été écrite avec l'IA. Alors peut-on vraiment faire confiance à cet outil ? Nathan Gallo, des Observateurs de France 24, a mené l’enquête.
À lire aussiUn livre écrit avec l'IA ? Ce que l'on sait des soupçons portés contre l'écrivain Thélyson Orélien - En Amérique latine, plusieurs pays ont déjà basculé à l’extrême droite de l’échiquier politique. Et la présidentielle au Brésil sera donc un événement qui pourrait confirmer cette bascule.
Le premier tour est organisé le 4 octobre 2026. Deux favoris sont au coude-à-coude dans les sondages, le président sortant de gauche Lula, qui vise un 4è mandat, et son adversaire Flavio Bolsonaro, le fils de l’ancien dirigeant Jair Bolsonaro, condamné à de la prison pour tentative de coup d’État et inéligible.
Cette année comme en 2018 et en 2022, la campagne est une nouvelle fois polluée par la désinformation.
Pour décrypter ce phénomène, le politologue brésilien Gustavo Ribeiro est notre invité.
La chronique de Grégory Genevrier
Les combats s’intensifient au Yémen. Cette guerre, longtemps gelée, oppose les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, au gouvernement yéménite internationalement reconnu et soutenu par l’Arabie saoudite. Les Houthis, ciblés par des frappes aériennes de Riyad, ont pris le contrôle de la ville portuaire stratégique de Mokha jeudi 10 septembre 2026. Sur fond d’embrasement régional, cette nouvelle crise s’accompagne d’une intensification de la désinformation sur les réseaux sociaux. Le «virus invisible» de la désinformation en Afrique : quelle est l’ampleur de l’épidémie, comment la combattre?
04/09/2026La désinformation prospère tout particulièrement en Afrique ces dernières années. Les symptômes ? Ces hyper trucages vidéo, les logos de médias sérieux usurpés, les photos sorties de leur contexte, derrière lesquels on retrouve des réseaux, étrangers ou locaux, qui tentent de manipuler l’opinion et aussi de s'enrichir.
Face à ce fléau, les pays africains sont aujourd’hui vulnérables pour plusieurs raisons que la journaliste Dominique Tchimbakala, longtemps à l’antenne de TV5 Monde, dévoile dans un livre à paraître le 24 septembre, Le virus invisible – Essai sur la désinformation en Afrique (éd. Riveneuve). Elle détaille aussi ses propositions de solutions au micro de RFI.
La chronique de l’AFP Factuel
Non, l’arrêt des réacteurs nucléaires français cet été n’était pas dû à une pénurie d’uranium nigérien, mais bien aux canicules. Notre confrère de l’AFP Kahofi Suy va tout vous expliquer.
La chronique de Grégory Genévrier
Au Moyen-Orient, après un mois d’accalmie, les échanges de frappes entre l’Iran et les États-Unis ont repris, entraînant de nouvelles avalanches de fausses informations.- « L'Europe face aux menaces informationnelles » - (épisode 11) Le sujet des ingérences numériques étrangères est désormais bien connu. Les zones grises de l’information dans le domaine numérique sont à présent dans le collimateur du législateur. Le sujet fait polémique, à moins d’un an de la présidentielle en France. C’est le libre accès à l’information qui est en jeu, dans un environnement numérique de plus en plus opaque.
À l’approche des élections de 2027, la France se prépare à un défi majeur : lutter contre les manipulations de l’information sur les réseaux sociaux, susceptibles de menacer la démocratie. Une commission d’enquête du Sénat, présidée par le sénateur Laurent Lafon, tire la sonnette d’alarme. Si l'État a renforcé ses dispositifs contre les ingérences numériques étrangères, il reste peu armé face aux menaces internes, comme les infox, les deepfakes ou les contenus détournés. Plus de 50% des Français s’informent désormais via les plateformes numériques, où l’information vérifiée peine à rivaliser avec le viral et l’anecdotique.
Avec notre invité, Thibaut Bruttin, directeur général de Reporter sans frontières, nous revenons sur le diagnostic posé dans le rapport sur « Les zones grises de l'information dans le domaine numérique », et passons en revue les préconisations les plus marquantes.
« Ces outils numériques trient et hiérarchisent des contenus, et on a des raisons d’être inquiets : non seulement il n’y a pas de garantie démocratique sur la façon dont ces contenus sont triés, mais en plus on voit que l’accessoire, le viral, est privilégié plutôt que l’information de qualité. »
Instrumentalisation du rapport par ses détracteurs
Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), rejette fermement l’accusation de « police de la pensée » portée par certains polémistes contre le rapport du Sénat sur la désinformation. Pour lui, cette critique est instrumentalisée par des acteurs comme le groupe Bolloré, qu’il accuse d’être l’un des « fossoyeurs du journalisme » en France. Selon Thibaut Bruttin, ces attaques visent à détourner l’attention des manipulations avérées orchestrées par certains médias, dont la ligne éditoriale est jugée biaisée et partisane.
Il souligne que le rapport sénatorial ne propose aucune mesure liberticide, mais cherche plutôt à protéger l’information de qualité et à lutter contre les manipulations internes, comme les campagnes de désinformation masquées ou les ingérences électorales.
« Vous avez un acteur qui fait semblant d’être un acteur de la société civile, qui appartient en fait à une société commerciale et qui va inviter des citoyens à saisir l’autorité de régulation contre le concurrent de leur actionnaire. Donc ça, par exemple, c’est manipulatoire. »
À lire aussiPrésidentielle 2027, contrer les ingérences étrangères numériques en toute transparence
Cette émission est le 11ᵉ épisode de notre série « L'Europe face aux menaces informationnelles », diffusée dans le cadre du projet CLIC, cofinancé par l'Union européenne, en partenariat avec France 24, l'AFP, et le média d'investigation slovène Oštro.
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La chronique d'Olivier Fourt, de la cellule Info vérif de RFI : Guerre en Iran: comment l'embargo sur les images satellites US a entravé la vérification des faits.
Sobre Les dessous de l'infox
Repérer le faux dans l’info, ça n’est pas toujours facile. Sur Radio France internationale, on vous aide à y voir plus clair. En compagnie de tous ceux qui traquent l’infox, l’observent et l’analysent, au plus près, « Les dessous de l'infox », le magazine est diffusé tous les vendredis. Une émission présentée par Sophie Malibeaux. Diffusions le vendredi à 17h30 TU (vers toutes cibles).
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