PodcastsHistóriaChoses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
Choses à Savoir HISTOIRE
Último episódio

1460 episódios

  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Rediffusion - Connaissez-vous l’histoire du pigeon “Cher Ami” ?

    23/2/2026 | 2min
    Pendant la Première Guerre mondiale, les moyens de communication sur le champ de bataille étaient rudimentaires et souvent compromis par les combats. Les pigeons voyageurs jouaient alors un rôle crucial en transportant des messages à travers les lignes ennemies. Parmi eux, "Cher Ami", un pigeon voyageur devenu célèbre pour avoir sauvé près de 200 soldats américains en 1918, reste l’un des héros les plus célèbres de ce conflit.

    L’histoire de Cher Ami se déroule en octobre 1918, durant la bataille de l’Argonne, en France. Le "bataillon perdu", une unité de la 77e division d'infanterie américaine sous le commandement du major Charles Whittlesey, s'était retrouvé encerclé par les forces allemandes dans une forêt dense. Coupés de leurs lignes et sans moyen de communication fiable, ces soldats souffraient de lourdes pertes sous un feu nourri, y compris par des tirs amis venant de leurs propres lignes arrière, qui ignoraient leur position exacte.

    Les soldats tentèrent d'envoyer plusieurs pigeons pour alerter leur QG, mais la plupart furent abattus par les Allemands. Finalement, Cher Ami, dernier espoir des soldats, fut envoyé avec un message désespéré attaché à sa patte :

    "Nous sommes le long de la route parallèle à 276.4. Notre propre artillerie tire directement sur nous. Pour l'amour de Dieu, arrêtez cela."

    Lors de son vol de retour vers les lignes alliées, Cher Ami fut touché par une balle ennemie. Il fut gravement blessé à la poitrine, perdit un œil et eut une patte presque sectionnée. Pourtant, malgré ses blessures, il continua de voler sur plus de 40 kilomètres en 25 minutes, parvenant à livrer son message. Grâce à cet exploit, l'artillerie cessa ses tirs et les 194 soldats encore en vie du bataillon perdu furent sauvés.

    Après cette mission héroïque, Cher Ami fut soigné par des médecins militaires qui lui fabriquèrent une petite jambe en bois. Il fut ramené aux États-Unis en tant que véritable héros de guerre et décoré de la prestigieuse Croix de Guerre française pour sa bravoure.

    Cher Ami mourut en 1919, et son corps empaillé est aujourd’hui exposé au Smithsonian National Museum of American History, rappelant son rôle crucial dans l’histoire militaire. Son histoire incarne le courage et l'ingéniosité des animaux utilisés en temps de guerre, démontrant qu'un simple pigeon peut changer le cours de l'histoire.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Rediffusion - Pourquoi la Bastille aurait-elle pu être détruite bien avant la Révolution française ?

    22/2/2026 | 2min
    La Bastille, célèbre prison d'État symbole de l'absolutisme monarchique, est devenue un élément central de l'imaginaire révolutionnaire après sa prise le 14 juillet 1789. Cependant, ce que l'on sait moins, c'est que sa destruction avait été envisagée bien avant la Révolution française, pour des raisons économiques et urbanistiques.

    Dès le XVIIIe siècle, la Bastille, construite au XIVe siècle pour défendre Paris contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans, était devenue obsolète sur le plan militaire. Située au cœur d’un quartier en pleine expansion, elle gênait la circulation et son entretien coûtait cher à l'État. À cette époque, l'idée d'assainir et d'embellir Paris était dans l'air du temps, notamment sous l'impulsion de certains ministres réformateurs du règne de Louis XVI, qui voulaient moderniser la ville.

    L'une des premières propositions de démolition est attribuée à Marc-René de Voyer d'Argenson, lieutenant général de police de Paris sous Louis XV. Dans les années 1750, il suggéra de raser la forteresse pour créer un vaste espace public. Son projet prévoyait de transformer cet espace en une place monumentale ou en un ensemble résidentiel. Cependant, cette proposition ne fut pas retenue, notamment en raison du rôle symbolique de la prison et de l'opposition de certains hauts dignitaires de la monarchie, qui considéraient la Bastille comme un outil de contrôle politique essentiel.

    Quelques décennies plus tard, en 1784, l'architecte Alexandre Brogniart, dans un projet d'embellissement de la capitale, proposa également la destruction de la forteresse pour ouvrir un boulevard et désengorger les rues avoisinantes. Ce projet reçut un certain intérêt, mais le manque de financement et les hésitations politiques empêchèrent sa réalisation.

    Ironiquement, lorsque les révolutionnaires prirent la Bastille en 1789, ils réalisèrent en partie les ambitions des urbanistes d'Ancien Régime. La forteresse fut rapidement démantelée et ses pierres réutilisées pour construire notamment le pont de la Concorde.

    En conclusion, la Bastille aurait pu disparaître bien avant la Révolution si les projets d'urbanisme avaient abouti. Son maintien jusqu'en 1789 résulte en grande partie de la résistance symbolique qu'elle incarnait pour le pouvoir royal, et sa destruction par les révolutionnaires en fit un symbole de la chute de l'Ancien Régime.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Pourquoi en bateau gauche se dit "bâbord" et droite "tribord" ?

    19/2/2026 | 2min
    Sur un bateau, on ne parle ni de gauche ni de droite, mais de bâbord et de tribord. Ces mots, qui semblent techniques ou archaïques, viennent en réalité d’une longue histoire maritime, liée à la navigation médiévale et aux contraintes très concrètes de la manœuvre des navires.

    Commençons par tribord. Le terme vient de l’ancien français tribort, lui-même issu du germanique steorbord, qui signifie littéralement « le côté où l’on dirige ». Au Moyen Âge, les navires européens étaient équipés d’une rame de gouverne, fixée non pas à l’arrière comme le gouvernail moderne, mais sur le flanc droit du bateau. Cette rame permettait de diriger l’embarcation, et comme la majorité des marins étaient droitiers, elle était naturellement placée à droite. Le côté droit est donc devenu le « côté du gouvernail », le côté pour diriger : steorbord, puis tribord.

    Passons maintenant à bâbord, dont l’origine est tout aussi révélatrice. Le mot vient de l’ancien français babord, dérivé du germanique bakbord, qui signifie « le côté opposé au gouvernail ». C’est donc, à l’origine, une désignation négative : non pas le côté important, mais l’autre côté, celui qui ne sert pas à diriger. Bâbord est ainsi défini par opposition à tribord.

    Cette distinction n’est pas qu’une question de vocabulaire. Elle répond à un besoin vital de clarté. En mer, les notions de gauche et de droite sont ambiguës : elles dépendent du sens dans lequel on regarde. Bâbord et tribord, au contraire, sont fixes. Peu importe que l’on regarde vers la proue ou vers la poupe : bâbord est toujours à gauche quand on fait face à l’avant du navire, tribord toujours à droite. Cette stabilité lexicale a permis d’éviter d’innombrables erreurs de manœuvre.

    Il existe aussi une conséquence pratique historique : les navires accostaient traditionnellement bâbord à quai, afin de protéger la rame de gouverne située à tribord. Cette habitude a renforcé l’usage des termes et leur importance dans la culture maritime.

    Avec l’apparition du gouvernail central à l’arrière, la rame latérale a disparu, mais les mots sont restés. Ils se sont imposés dans toutes les marines du monde, preuve que le langage maritime conserve la mémoire des techniques anciennes.

    En résumé, si l’on dit bâbord et tribord, ce n’est pas par tradition gratuite, mais parce que ces mots racontent l’histoire du bateau lui-même : comment il avançait, comment il tournait, et comment les marins ont appris à se comprendre sans jamais se tromper.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Comment le GIGN a-t-il sauvé les enfants otages de Loyada ?

    18/2/2026 | 2min
    Le 4 février 1976, un drame se joue à Loyada, un petit village frontalier entre la Somalie et le territoire français des Djibouti. Ce matin-là, un car scolaire transportant des enfants français est attaqué. À son bord : des élèves du lycée français de Djibouti, âgés de 6 à 13 ans. L’événement va devenir l’une des opérations antiterroristes les plus marquantes de l’histoire française.

    Des militants du Front de libération de la Côte des Somalis interceptent le bus. Leur objectif est politique : attirer l’attention internationale sur l’indépendance du territoire, alors sous administration française. Les enfants et leurs accompagnateurs sont pris en otage et le car est immobilisé à quelques mètres seulement de la frontière somalienne. La situation est d’une extrême tension : si les preneurs d’otages franchissent la frontière, toute intervention devient impossible.

    À Paris, la décision est prise d’envoyer le GIGN, alors une unité encore jeune, créée à peine deux ans plus tôt. Sur place, les gendarmes découvrent un scénario cauchemardesque : des enfants entassés dans le car, certains blessés, les terroristes nerveux, armés, et prêts à tirer au moindre mouvement.

    Pendant de longues heures, les négociations piétinent. Les ravisseurs deviennent de plus en plus imprévisibles. À plusieurs reprises, ils ouvrent le feu sur le bus. Une fillette est tuée, d’autres enfants sont gravement blessés. Le temps joue contre les forces françaises. Chaque minute qui passe rapproche les preneurs d’otages de la frontière.

    L’ordre d’assaut est finalement donné. Les tireurs d’élite du GIGN ouvrent le feu de manière simultanée et extrêmement précise. En quelques secondes, les preneurs d’otages sont neutralisés. Les gendarmes donnent ensuite l’assaut au car, extraient les enfants un à un, souvent sous les balles, et les mettent à l’abri. L’opération est d’une violence fulgurante, mais elle empêche le pire.

    Le bilan est lourd : deux enfants français et le chauffeur du bus ont perdu la vie, plusieurs autres sont blessés. Mais l’intervention permet de sauver la majorité des otages et d’éviter une exécution collective. L’opération de Loyada marque profondément l’opinion publique française.

    Pour le GIGN, c’est un tournant. L’unité démontre son efficacité dans une situation extrême, face à des terroristes déterminés et dans un environnement hostile. Loyada devient un cas d’école dans l’histoire de l’antiterrorisme : gestion de crise, tir de précision, coordination sous pression maximale.

    Aujourd’hui encore, le drame de Loyada reste gravé dans la mémoire collective. Il rappelle que derrière les grandes opérations militaires ou policières, il y a toujours des vies d’enfants, prises au piège de conflits qui les dépassent.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Qu'est-ce que bektachisme, cette mystérieuse confrérie spirituelle ?

    17/2/2026 | 2min
    Le bektachisme est l’une des confréries spirituelles les plus énigmatiques de l’histoire du monde musulman. Né entre mystique soufie, chiisme hétérodoxe et traditions populaires d’Anatolie, il a longtemps évolué à la marge de l’islam officiel, tout en jouant un rôle politique et culturel majeur dans l’Empire ottoman.

    La confrérie tire son nom de Hacı Bektaş Veli, un mystique du XIIIᵉ siècle originaire d’Anatolie. Personnage semi-légendaire, il prêche une spiritualité fondée sur l’amour, la tolérance, l’égalité entre les êtres humains et la recherche intérieure plutôt que sur l’observance stricte de la loi religieuse. Dans un monde médiéval souvent dominé par l’orthodoxie, ce message tranche radicalement.

    Le bektachisme se distingue d’abord par sa lecture symbolique et ésotérique de l’islam. Les textes sacrés ne sont pas rejetés, mais interprétés à plusieurs niveaux. Les rituels sont volontairement secrets, réservés aux initiés. Contrairement à l’islam sunnite classique, les bektachis ne mettent pas l’accent sur la prière canonique quotidienne, le jeûne strict ou la séparation rigide entre hommes et femmes. Le vin, normalement interdit, peut même avoir une valeur symbolique lors de certaines cérémonies.

    Autre particularité majeure : le bektachisme accorde une place centrale à Ali, le gendre du prophète Mahomet, et aux douze imams du chiisme, tout en intégrant des éléments préislamiques, chrétiens et chamaniques. Cette hybridation religieuse a longtemps nourri sa réputation de doctrine “hérétique” aux yeux des autorités sunnites.
    Son importance historique explose à partir du XVe siècle, lorsque la confrérie devient intimement liée aux janissaires, le corps d’élite de l’armée ottomane. Cette alliance offre au bektachisme une protection politique considérable. Pendant plusieurs siècles, la confrérie agit comme un contre-pouvoir spirituel, diffusant une vision plus égalitaire et plus souple de la religion au sein de l’Empire.

    Mais cette proximité avec les janissaires scelle aussi son destin. En 1826, lorsque le sultan Mahmud II fait massacrer et dissoudre les janissaires, le bektachisme est à son tour interdit. Les tekkes, les lieux de rassemblement, sont fermés, les maîtres spirituels persécutés, et la confrérie entre dans la clandestinité.

    Aujourd’hui, le bektachisme survit principalement dans les Balkans — notamment en Albanie — et en Turquie, sous une forme discrète. Plus qu’une simple confrérie religieuse, il incarne une autre voie de l’islam, profondément humaniste, où la quête spirituelle prime sur la loi, et où la foi se vit comme une expérience intérieure.
    Le bektachisme reste ainsi un rappel troublant : l’histoire religieuse n’est jamais monolithique, et certaines traditions ont longtemps prospéré… précisément parce qu’elles refusaient les dogmes rigides.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mais podcasts de História

Sobre Choses à Savoir HISTOIRE

Développez votre culture en Histoire ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Site de podcast

Ouça Choses à Savoir HISTOIRE, Relatos do Além • História Real de Terror Sobrenatural e muitos outros podcasts de todo o mundo com o aplicativo o radio.net

Obtenha o aplicativo gratuito radio.net

  • Guardar rádios e podcasts favoritos
  • Transmissão via Wi-Fi ou Bluetooth
  • Carplay & Android Audo compatìvel
  • E ainda mais funções

Choses à Savoir HISTOIRE: Podcast do grupo

  • Podcast Choses à Savoir CERVEAU
    Choses à Savoir CERVEAU
    Ciência
Informação legal
Aplicações
Social
v8.6.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/23/2026 - 2:15:52 PM