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Choses à Savoir SCIENCES

Choses à Savoir
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  • Choses à Savoir SCIENCES

    Que se passerait-il si la Terre cessait soudainement de tourner ?

    20/1/2026 | 2min
    D’abord, rappelons un chiffre : à l’équateur, la surface de la Terre se déplace à environ 465 m/s, soit 1 670 km/h. À Paris, c’est encore autour de 1 100 km/h. Cette vitesse n’est pas “une sensation” : c’est une énergie cinétique réelle, emmagasinée par tout ce qui est posé sur le sol — atmosphère, océans, bâtiments… et nous.

    1) La catastrophe immédiate : l’inertie
    Si la Terre s’arrêtait net, tout ce qui n’est pas solidement attaché au socle rocheux continuerait à avancer à sa vitesse actuelle, par inertie. Résultat :
    des vents supersoniques : l’atmosphère garderait sa vitesse, déclenchant des rafales capables de raser des continents ;
    les océans se déplaceraient aussi : des mégatsunamis balaieraient les côtes et progresseraient profondément dans les terres ;
    les objets, les véhicules et les humains seraient littéralement projetés vers l’est.
    Cette phase serait la plus meurtrière : une conversion brutale d’énergie de rotation en destruction mécanique.

    2) Le chaos géophysique : réorganisation de la planète
    Ensuite, la Terre chercherait un nouvel équilibre. Aujourd’hui, la rotation crée un renflement équatorial : la Terre est plus large d’environ 21 km à l’équateur qu’entre les pôles. Sans rotation, ce renflement n’aurait plus de raison d’être. Le manteau et la croûte se réajusteraient lentement, mais cela impliquerait une forte activité tectonique :
    séismes massifs,
    volcanisme accru,
    redistribution des contraintes dans la lithosphère.

    3) L’eau migrerait vers les pôles
    Un effet contre-intuitif : sans force centrifuge, les océans ne resteraient pas répartis comme aujourd’hui. Ils se dirigeraient davantage vers les pôles, formant deux énormes calottes océaniques, et laissant émerger de vastes zones près de l’équateur.

    4) Un jour durerait un an… ou presque
    Sans rotation, la “journée” n’existerait plus au sens habituel. Un point de la surface ferait face au Soleil pendant environ 6 mois, puis serait plongé dans la nuit pendant 6 mois. Les écarts de température deviendraient extrêmes :
    sur la face éclairée : échauffement intense,
    sur la face sombre : refroidissement massif, gel généralisé.

    5) Le champ magnétique se dérègle
    Enfin, le champ magnétique terrestre dépend en partie de la dynamique interne du noyau (effet dynamo). La rotation joue un rôle crucial dans l’organisation des mouvements conducteurs. Un arrêt brutal pourrait affaiblir fortement le champ magnétique, exposant davantage la surface aux particules solaires.
    Conclusion : arrêter la Terre, ce n’est pas seulement “supprimer l’alternance jour-nuit”. C’est libérer une énergie colossale, déchaîner l’atmosphère et les océans, et transformer durablement la géographie et le climat. Un arrêt… et le monde tel qu’on le connaît disparaît.

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    Comment les chiens apprennent-ils de nouveaux mots ?

    19/1/2026 | 2min
    Imaginez la scène : vous êtes dans votre salon, vous discutez avec quelqu’un, vous parlez d’un nouvel objet… et votre chien, tranquillement dans son panier, “enregistre” le mot. Quelques minutes plus tard, vous lui demandez d’aller chercher ce même objet… et il le trouve.
    Ça ressemble à de la magie. En réalité, c’est de la science

    Une étude publiée le 8 janvier 2026 dans la revue Science montre que certains chiens, très rares, sont capables d’apprendre de nouveaux mots sans être entraînés directement : simplement en observant et en écoutant les interactions humaines.

    Les chercheurs parlent d’un petit groupe particulier : les “Gifted Word Learners” — littéralement, des chiens “doués” pour l’apprentissage des mots. Ces chiens connaissent déjà beaucoup de noms d’objets, souvent des jouets. Certains en reconnaissent plus de 100 et, dans certains cas, plusieurs centaines.

    Le point clé : ils ne se contentent pas d’obéir à des ordres (“assis”, “au pied”). Ils comprennent des étiquettes verbales associées à des objets précis : “la balle bleue”, “le kangourou”, “la pizza”, etc.

    Comment apprennent-ils ?
    Dans l’expérience, les chercheurs ont testé 10 chiens GWL. Les propriétaires introduisaient deux jouets inconnus, mais selon deux méthodes :
    1. Apprentissage direct : le maître montre le jouet, répète son nom, joue.
    2. Écoute passive : le chien n’est pas sollicité. Deux humains discutent, manipulent le jouet, prononcent son nom… mais sans s’adresser au chien.
    Et là, résultat spectaculaire : après simple écoute, 7 chiens sur 10 ont retrouvé correctement les jouets lors du test. Leur performance atteignait environ 80–83%, très proche de l’apprentissage direct, mesuré autour de 90–92%.

    Pour réussir, le chien doit faire plusieurs opérations mentales complexes :
    prêter attention à une conversation humaine,
    repérer qu’un mot est le nom d’un objet,
    associer ce mot à un objet précis,
    mémoriser l’information,
    et la ressortir plus tard dans un autre contexte.
    C’est exactement un mécanisme que l’on observe aussi chez l’enfant : vers 18 mois, certains bébés apprennent des mots en “espionnant” les échanges des adultes.

    Pourquoi c’est important ?
    Cette découverte suggère que l’apprentissage des mots ne repose pas uniquement sur le langage humain, mais sur des compétences plus générales : attention sociale, mémoire, lecture des intentions.
    Et elle pose une question fascinante : après des millénaires aux côtés de l’homme, certains chiens auraient-ils développé une forme rare, mais réelle, de “pré-langage” social ?
    En bref : ces chiens ne parlent pas. Mais certains savent écouter… vraiment.

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    Qu’est-ce que le rasoir d’Alder ?

    18/1/2026 | 1min
    Le rasoir d’Alder est une règle de bon sens… qui coupe net les débats stériles. Son idée centrale tient en une phrase : si une affirmation ne peut pas être tranchée par l’observation ou l’expérience, alors elle ne vaut pas la peine d’être débattue.

    On l’appelle aussi, avec un humour très “scientifique”, « l’épée laser flamboyante de Newton » (Newton’s flaming laser sword). Cette formule a été popularisée au début des années 2000 par le mathématicien australien Mike Alder, notamment dans un essai publié en 2004.

    Et c’est précisément pour cela qu’on parle de rasoir d’Alder : comme pour le rasoir d’Occam, le concept porte le nom de la personne qui l’a formulé et rendu célèbre. Ce n’est pas Newton qui l’a inventé : Newton sert ici de clin d’œil dans le surnom. À noter d’ailleurs qu’on voit parfois “Adler” écrit par erreur, mais l’attribution correcte est bien Alder.

    Le rasoir d’Alder ne dit pas “c’est faux”. Il dit : “ce n’est pas un bon usage de notre temps de le disputer comme si on pouvait conclure.”
    Exemple : “Existe-t-il un univers parallèle exactement identique au nôtre, mais inaccessible à jamais ?” Peut-être. Mais si, par définition, aucune mesure ne peut le confirmer ou l’infirmer, alors le rasoir d’Alder conseille de ne pas transformer ça en bataille intellectuelle.

    C’est une invitation à déplacer la discussion vers des questions testables :
    Au lieu de débattre “l’intelligence est-elle une essence mystérieuse ?”, on peut demander “quels tests permettent de prédire des performances cognitives, et avec quelle fiabilité ?”

    Au lieu de “la conscience est-elle immatérielle ?”, on peut demander “quels corrélats neuronaux de l’expérience consciente peut-on mesurer ?”
    En ce sens, Alder est proche de l’esprit de Karl Popper et de la falsifiabilité : une proposition devient “scientifique” si on peut imaginer ce qui la rendrait fausse. Mais Alder va plus loin en mode pragmatique : si on ne peut pas trancher, ne gaspillons pas l’énergie à polémiquer.

    Attention : ce rasoir n’est pas une loi de la nature. Il peut être trop strict. Certaines questions paraissent non testables… jusqu’au jour où une nouvelle méthode les rend observables (c’est arrivé souvent dans l’histoire des sciences). Et puis, on peut aussi débattre de valeurs, d’éthique, de sens — sans “expérience” au sens strict.
    Conclusion : le rasoir d’Alder n’élimine pas les grandes questions. Il vous aide à repérer celles qui, pour l’instant, ne peuvent produire ni preuve ni progrès — juste des joutes verbales.
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    Deux personnes pourraient-elles repeupler la Terre ?

    15/1/2026 | 2min
    La question est fascinante, presque mythique : deux personnes seulement pourraient-elles repeupler la Terre après une catastrophe mondiale ? D’un point de vue scientifique, la réponse courte est non. Et la réponse longue est encore plus intéressante.

    Commençons par la génétique. Pour qu’une population soit viable à long terme, il faut une diversité génétique suffisante. Cette diversité permet d’éviter l’accumulation de mutations délétères, responsables de maladies graves, de stérilité ou de malformations. Avec seulement deux individus, toute la descendance serait issue de relations incestueuses, génération après génération. Très rapidement, les effets de la consanguinité extrême deviendraient catastrophiques.

    On appelle cela la dépression de consanguinité. Elle entraîne une baisse de la fertilité, une augmentation de la mortalité infantile et une vulnérabilité accrue aux maladies. Chez les humains, ces effets apparaissent dès les premières générations. Autrement dit, même si deux personnes pouvaient avoir des enfants, leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants auraient de très fortes probabilités de ne pas survivre ou de ne pas se reproduire.

    Les biologistes utilisent souvent un concept appelé population minimale viable. Pour l’espèce humaine, les estimations varient selon les modèles, mais elles convergent vers un minimum de plusieurs milliers d’individus pour assurer une survie à long terme sans assistance technologique. Certains scénarios très optimistes évoquent quelques centaines d’individus, mais jamais deux.

    Il existe une règle empirique connue sous le nom de règle des 50/500. Elle suggère qu’il faut au moins 50 individus pour éviter une extinction immédiate due à la consanguinité, et environ 500 pour maintenir une diversité génétique stable à long terme. Même cette règle est aujourd’hui jugée trop optimiste pour les humains.

    Mais la génétique n’est pas le seul problème. Deux personnes devraient aussi assurer la survie matérielle : produire de la nourriture, élever des enfants, se protéger des maladies, transmettre des connaissances, maintenir des outils, et faire face aux accidents. Or une population minuscule est extrêmement vulnérable aux aléas : une infection, une blessure grave ou une complication lors d’un accouchement pourrait suffire à tout faire disparaître.

    Certains objecteront que la technologie pourrait aider. En théorie, des banques de gamètes, le clonage ou l’édition génétique pourraient augmenter artificiellement la diversité. Mais dans ce cas, on ne parle plus vraiment de “deux personnes”, mais d’un système technologique complexe préservant une population virtuelle.

    Enfin, les données de la paléogénétique sont claires : même lors des périodes où l’humanité a frôlé l’extinction, comme il y a environ 70 000 ans, la population humaine ne serait jamais descendue en dessous de quelques milliers d’individus.

    Conclusion : deux personnes ne pourraient pas repeupler la Terre. Le mythe est puissant, mais la biologie est implacable. Pour survivre, une espèce a besoin non seulement de reproduction, mais surtout de diversité, de résilience et de nombre.

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    Pourquoi les détecteurs d'IA ne sont-ils pas fiables ?

    14/1/2026 | 2min
    Depuis l’explosion des outils d’intelligence artificielle générative, une nouvelle promesse est apparue : celle des détecteurs d’IA, censés distinguer un texte écrit par un humain d’un texte produit par une machine. Ces outils sont désormais utilisés dans l’éducation, le journalisme ou le recrutement. Pourtant, d’un point de vue scientifique, leur fiabilité est profondément limitée. Et un exemple devenu célèbre l’illustre parfaitement : l’un de ces détecteurs a affirmé que la Déclaration d’Indépendance américaine de 1776 avait probablement été écrite par une IA.

    Pourquoi un tel non-sens est-il possible ? La réponse tient au fonctionnement même de ces détecteurs.

    La plupart des détecteurs d’IA reposent sur des analyses statistiques du langage. Ils mesurent des critères comme la “prévisibilité” des mots, la régularité syntaxique ou ce que l’on appelle la perplexité. Un texte est jugé “suspect” s’il semble trop fluide, trop cohérent ou trop régulier. Le problème est évident : un bon texte humain peut parfaitement présenter ces caractéristiques, en particulier s’il est formel, structuré ou rédigé avec soin.

    À l’inverse, un texte généré par une IA peut facilement échapper à la détection s’il est légèrement modifié, paraphrasé ou enrichi d’erreurs volontaires. En pratique, quelques changements stylistiques suffisent à faire basculer le verdict. Cela montre une première faiblesse majeure : ces outils détectent des styles, pas des auteurs.
    Deuxième problème fondamental : les IA génératives sont elles-mêmes entraînées sur d’immenses corpus de textes humains. Elles apprennent à imiter la façon dont les humains écrivent. Plus elles progressent, plus leurs productions se rapprochent des distributions statistiques du langage humain. Résultat : la frontière mathématique entre texte humain et texte artificiel devient floue, voire inexistante. D’un point de vue théorique, il n’existe aucun “marqueur universel” de l’écriture humaine.

    Troisième limite : les détecteurs sont souvent entraînés sur des données datées ou biaisées. Ils comparent un texte à ce que “ressemblait” une IA à un instant donné. Mais dès qu’un nouveau modèle apparaît, avec un style différent, la détection devient obsolète. C’est une course perdue d’avance : l’IA évolue plus vite que les outils censés la repérer.

    L’épisode de la Déclaration d’Indépendance est révélateur. Ce texte, rédigé au XVIIIᵉ siècle, est formel, très structuré, peu émotionnel et linguistiquement régulier. Exactement le type de style que les détecteurs associent — à tort — à une IA moderne. Cela prouve que ces outils confondent classicisme stylistique et artificialité.

    En résumé, les détecteurs d’IA ne sont pas scientifiquement fiables parce qu’ils reposent sur des heuristiques fragiles, qu’ils confondent forme et origine, et qu’ils tentent de résoudre un problème peut-être insoluble : distinguer deux productions qui obéissent aux mêmes lois statistiques. Leur verdict ne devrait jamais être considéré comme une preuve, mais au mieux comme un indice très faible, et souvent trompeur.

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Generated: 1/20/2026 - 9:57:27 PM