Revue de presse Afrique

Último episódio
356 episódios
- « À peine nommée, la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, entame le jeu des alliances, pointe le quotidien L’Opinion à Rabat. L’enjeu est de parvenir à la coalition la plus harmonieuse. Mais avec qui ? », s’interroge le journal. « C’est toute la question des consultations entamées, hier, par la patronne du PAM. La nouvelle cheffe de l’Exécutif s’est déjà mise à l’œuvre. Elle a commencé ses discussions avec ses anciens alliés de la majorité sortante, le RNI, le Rassemblement national des indépendants, et l’Istiqlal. Le PJD, parti islamiste, a été également convié à des discussions », mais, souligne L’Opinion, il a d’ores et déjà affirmé « son refus catégorique de siéger dans un gouvernement présidé par le PAM auquel il promet une opposition féroce au Parlement. Il est clair que le Parti de la Lampe se considère le leader de l’opposition après son come-back inattendu aux législatives où il est arrivé quatrième avec 54 sièges. Un score qui le met en position de force pour incarner le camp adverse dans l’Hémicycle ».
Urgences…
« Maroc : le PAM saura-t-il relever le défi du pouvoir ? », s’interroge Jeune Afrique. « Bâtir une coalition qui ne soit pas une simple distribution de postes », mais aussi « convaincre les abstentionnistes » et « donner un sens à la victoire électorale du 23 septembre : pour la nouvelle cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, le plus difficile commence », s’exclame le site panafricain.
En effet, « le futur gouvernement devra éviter le piège classique des coalitions, prévient Jeune Afrique : distribuer les portefeuilles avant de définir le projet. La question centrale ne sera pas seulement qui gouvernera avec qui, mais autour de quel contrat politique et économique. Une formation peut gagner une élection avec un récit politique ; elle ne peut gouverner durablement qu’avec une méthode ».
Et « cette méthode sera d’abord jugée sur l’économie réelle, pointe le site panafricain. L’année dernière, le Maroc a créé 193 000 emplois, mais le chômage concernait encore plus de 37 % des 15-24 ans, près de 20 % chez les diplômés et 20 % des femmes. Plus préoccupant encore, le sous-emploi est passé à 1,9 million de personnes. Le prochain gouvernement héritera donc moins d’une crise statistique que d’une question de modèle : comment transformer la croissance, l’investissement et les grands projets en emplois suffisamment nombreux et suffisamment qualifiés ? »
De plus, souligne Jeune Afrique, « il existe, parallèlement, une autre urgence, moins quantifiable : celle de la confiance. Le scrutin du 23 septembre n’a mobilisé que 38 % des électeurs contre un peu plus de 50 % en 2021. Plus de six inscrits sur dix ne se sont pas déplacés. Le chiffre ne permet pas, à lui seul, de déduire les motivations de l’abstention. Il constitue néanmoins un signal politique majeur ».
« Jusqu’où peut-elle aller ? »
En corollaire, cette question posée par Afrik.com : « Face aux milliardaires, Fatima Ezzahra El Mansouri peut-elle bousculer le système ? La Première ministre succède à Aziz Akhannouch, l’une des plus grandes fortunes du pays. Carburants, dessalement, marchés publics : la patronne du PAM a dénoncé les conflits d’intérêts pendant la campagne. Elle a pourtant siégé cinq ans dans le gouvernement du milliardaire (comme ministre de l’Habitat). »
Alors « jusqu’où peut-elle aller ?, s’interroge encore le site panafricain. Les leviers d’une cheffe du gouvernement existent avec le renforcement du Conseil de la concurrence, la transparence des marchés publics, la fiscalité, l’accès des PME au crédit ou la loi sur les conflits d’intérêts. » Par ailleurs, « son bilan au ministère de l’Habitat montre une méthode tournée vers les ménages plutôt que vers les promoteurs, ce qui est déjà un bon signe ».
Toutefois, tempère Afrik.com, « sa marge de manœuvre reste surtout bornée par l’architecture du pouvoir. La Constitution de 2011 confère au chef du gouvernement d’importants pouvoirs exécutifs, mais c’est le Roi qui préside le Conseil des ministres, où sont décidées les orientations stratégiques de l’État. (…) Le projet de loi de finances 2027, que Fatima Ezzahra El Mansouri doit présenter au Parlement dans les prochaines semaines, offrira un premier test. On verra alors jusqu’où la cheffe du gouvernement est prête à aller face à ceux dont elle a partagé le pouvoir pendant cinq ans ». - Le continent africain comptait déjà trois femmes cheffes de gouvernement : en Namibie, au Togo et en RDC. Il y en donc désormais une quatrième : Fatima Ezzahra El Mansouri, 50 ans, a été nommée hier à ce poste par le roi Mohammed VI. « La nomination de la cheffe de file du PAM, le Parti authenticité et modernité, intervient après la victoire de sa formation aux législatives du 23 septembre, précise le site marocain Yabiladi, avec 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants. El Mansouri doit maintenant s'atteler à constituer une majorité gouvernementale en négociant avec les partis représentés au Parlement ».
« Avec cette nouvelle fonction, pointe le magazine Tel Quel, Fatima Ezzahra El Mansouri ajoute une troisième corde à son arc, et pas n’importe laquelle. Elle était déjà "raïssa" (maire) du conseil communal de Marrakech et, dans les faits, la véritable patronne du PAM ». Tel Quel qui qualifie la nouvelle Première ministre de « crainte, respectée, et parfois cassante ».
Proche des cercles du pouvoir
Tout commence pour elle en politique en 2009, relate le Desk, autre site marocain : elle a alors 33 ans. « Le conseil communal de Marrakech, sa ville natale, la porte à sa présidence. Elle devient la première femme à diriger la cité ocre et, accessoirement, la plus jeune maire que le Maroc ait connue. À l’époque, la jeune avocate n’a rien d’une femme politique. Élevée dans les écoles de la mission française, formée au droit à Rabat puis à Montpellier, elle maîtrise alors mal l’arabe, se souvient un proche de la famille. Mais elle a pour elle un nom et un réseau. »
En effet, pointe Yabiladi, Fatima Ezzahra El Mansouri a baigné dans un milieu proche des cercles de pouvoir… « Surnommée "la fille du pacha", elle est la fille d’Abderrahman El Mansouri, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de Marrakech, pacha de la ville, puis ambassadeur du Maroc aux Émirats arabes unis ».
« Première femme à administrer une ville marocaine de plus de 500 000 habitants, elle est aux avant-postes, rappelle Le Monde Afrique, lors du séisme du 8 septembre 2023, qui fit plus de 3000 morts dans la région de Marrakech. (…) Deux ans plus tard, elle est l’une des rares voix au gouvernement à faire son mea culpa, alors qu’une partie de la génération Z proteste contre les inégalités territoriales et la déliquescence des secteurs de l’éducation et de la santé. "Si nous avions réussi, cette colère n’existerait pas. Donc nous n’avons pas réussi", lançait, il y a un an, devant des jeunes du PAM, celle qui était alors ministre de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme ».
« Qu’apportera-t-elle de différent ? »
« Enfin, une femme à la tête du gouvernement », se réjouit l’éditorialiste du site marocain le 360 : « l’histoire retiendra qu’une femme a, pour la première fois, dirigé le gouvernement marocain. Mais la société marocaine jugera surtout son action. (…) Qu’apportera-t-elle de différent ? », s’interroge la journaliste. « Nous l’attendons sur l’école, la santé, l’emploi et le chômage des jeunes, le pouvoir d’achat, les inégalités sociales et territoriales, les services publics et la protection sociale. Nous l’attendons aussi sur la situation des femmes, les violences à leur encontre, les personnes handicapées, l’application effective de leurs droits, les enfants en situation de vulnérabilité et la lutte contre la précarité… Et sur cette question : comment faire du développement économique une amélioration réelle de la vie quotidienne des Marocains ? »
Vaste programme… À cet effet, relève L’Opinion, « Fatima Ezzahra El Mansouri entame, dès ce matin, les consultations avec les partis politiques en vue de former le gouvernement. Elle recevra une délégation du RNI, le Rassemblement national des indépendants, puis celle du Parti de l’Istiqlal ». Les deux formations qui sont arrivées juste derrière le PAM à l’issue des législatives. D’autres consultations devraient suivre.
Et ce nouveau gouvernement est donc très attendu… « Le Maroc n’attend pas seulement un gouvernement capable de gérer, pointe le site marocain Medias 24. Il attend surtout un gouvernement capable de réformer et de rétablir la confiance. Un gouvernement qui aura l’audace de mettre le pays sur les rails du progrès et de s’attaquer frontalement aux freins qui entravent encore son développement ». - « Le nord de l’Éthiopie se trouve une fois de plus au bord d’une catastrophe dévastatrice, soupire The Reporter à Addis-Abeba. Les violents affrontements qui ont débuté cette semaine entre les Forces de défense nationale éthiopiennes et le TPLF, le Front de libération du peuple du Tigré, indiquent que le silence précaire instauré il y a près de quatre ans est en train de se fissurer (…). Alors que les opérations militaires s’intensifient, les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir tiré le premier. Pourtant, souffle le journal, ce qui importe maintenant, c’est la terrifiante réalité de l’issue de ce conflit s’il n’est pas immédiatement stoppé : un effondrement institutionnel total et des souffrances humaines inimaginables ».
En effet, prévient The Reporter, « si elle s'étend, cette reprise des hostilités pourrait avoir des conséquences humanitaires, politiques, économiques et diplomatiques encore plus catastrophiques que la guerre civile dévastatrice de 2020-2022. Lors de ce conflit, on estime à 600 000 le nombre de morts et à des millions le nombre de déplacés. Dans un contexte déjà fragilisé par une forte inflation, des déplacements massifs de population et une sécheresse persistante, la répétition de ce cauchemar pourrait engendrer un désastre économique, s’alarme encore l’hebdomadaire éthiopien. Et sur le plan politique, une nouvelle guerre à grande échelle risque de rompre définitivement le contrat social, créant un vide de gouvernance qu’aucune victoire militaire ne pourra jamais combler ».
Des combats dans le sud du Tigré
« L’Éthiopie a bel et bien replongé dans la guerre, constate Afrik.com. Après quelques jours d’affrontements féroces avec les troupes du TPLF, les forces fédérales et leurs alliés affirment avoir mis la main sur Alamata, une localité stratégique du sud du Tigré. Cette bataille porte une charge symbolique. Située à proximité de la frontière avec l’Amhara, Alamata constitue un important point de passage et un centre logistique pour les troupes, les vivres et le carburant. Son contrôle pourrait donc faciliter la progression des forces fédérales vers Mekele, la capitale du Tigré, située plus au nord. La ville avait déjà changé plusieurs fois de mains durant la guerre de 2020-2022 ».
Les forces fédérales opposées à… sept groupes rebelles.
Le Monde Afrique fait le point sur les forces en présence : « les affrontements ont commencé peu après la formation d’une coalition de sept groupes rebelles, baptisée "Alliance des forces populaires éthiopiennes pour la survie", officiellement formée le 20 septembre et qui affiche pour objectif de "destituer le gouvernement fédéral" dirigé à Addis Abeba par Abiy Ahmed. Ces différents groupes, constitués le plus souvent sur des bases ethniques, entretiennent des relations complexes, avec parfois des objectifs contradictoires ».
Il y a donc, précise Le Monde Afrique, le TPLF, « la première force au sein de la coalition rebelle, et la plus aguerrie, mais aussi un parti historique en Éthiopie : durant près de trente ans, entre 1991 et 2018, le TPLF a dirigé le pays et a été l’architecte de sa modernisation ».
Il y a aussi le mouvement Fano : « une milice nationaliste de la région Amhara. Ses membres et ses sympathisants reprochent de longue date au gouvernement fédéral de marginaliser la population amhara ».
Parmi les rebelles, on compte également l’Armée de libération oromo « qui depuis 2018, affronte les forces fédérales dans l’Oromia, un territoire grand comme la Côte d’Ivoire qui enserre la capitale, Addis Abeba. Avec ses 40 millions d’habitants, dont 80 % appartiennent à l’ethnie oromo, c’est la région la plus peuplée du pays ».
Et en face, donc, pointe Le Monde Afrique, « l’adversaire commun à tous les membres de la nouvelle alliance d’opposition : le Premier ministre, Abiy Ahmed, et son gouvernement, issu du Parti de la prospérité. Son but est de conserver son pouvoir et d’éteindre les différentes rébellions à travers le pays ».
L’Érythrée et le Soudan : un rôle trouble ?
Enfin, Le Pays au Burkina pointe « le jeu trouble auquel se livrent certains pays voisins, en l’occurrence l’Érythrée et le Soudan accusés par Addis Abeba de soutenir des groupes armés. Comment expliquer ce revirement subi de l’Érythrée, s’interroge le quotidien ouagalais, qui s’était pourtant battue aux côtés des forces fédérales contre les rebelles tigréens pendant la guerre civile de 2020 à 2022 ? Autant dire que dans ce conflit sans fin, il y a des intérêts cachés qui se jouent à plusieurs niveaux, au-delà même des engagements qui avaient permis de parvenir à l’accord de paix de 2022 ». - « Plus de 100 soldats maliens tués à Dioura il y a trois semaines, l’aéroport militaire de Sévaré visé quelques jours plus tard, des combattants russes de l’Africa Corps pris dans une embuscade à Kaka : ce mois de septembre 2026 a lourdement éprouvé le dispositif sécuritaire de Bamako. » C’est ce que constate Afrik.com.
« Après plusieurs années de coopération avec Moscou, la menace (terroriste) que ce partenariat devait réduire reste capable de coûter plus de 100 hommes à l’armée en une seule attaque et d’atteindre quelques jours plus tard l’un de ses principaux points d’appui aérien. »
Bref, pointe le site panafricain, « les armes russes ne suffisent plus à tenir le terrain. »
« Placé sous la tutelle du ministère russe de la Défense, rappelle Afrik.com, l’Africa Corps compterait autour de 2 000 à 2 500 hommes au Mali selon les estimations. Formation, appui au sol, aviation, blindés et artillerie, les moyens existent. Mais leur présence n’a pas empêché les pertes territoriales du printemps dernier ni les attaques majeures de septembre. Le débat sur l’efficacité du partenariat porte désormais moins sur le volume d’équipements livrés que sur ce que ces moyens permettent réellement de sécuriser, puis de conserver dans le temps. »
« Nommez un seul pays où la présence russe a apporté stabilité et sécurité… »
Le site Sahel Horizon, site d’opposition aux régimes militaires de l’AES, élargit le débat : « Nommez un seul pays. C’est la question, sans détour, à ceux qui voient désormais en Moscou le garant naturel de notre sécurité : un seul pays où la présence russe a apporté la sécurité et la stabilité. (…) Les noms viennent vite, puis, pointe Sahel Horizon, se retirent un à un à l’examen. Ce n’est pas faute de terrains : Syrie, Libye, Centrafrique, Mozambique, Haut-Karabakh, Kazakhstan, Mali, Burkina Faso, Niger. Aucun ne résiste à une distinction que l’on se garde bien de faire : la durée d’un régime n’est pas la sécurité d’une population, et la survie d’un palais n’est pas la stabilité d’un pays. »
Et Sahel Horizon de préciser : « Que ceux qui citeront Bangui disent jusqu’où l’on peut rouler seul au-delà de ses faubourgs. Que ceux qui citeront Damas disent où se trouve aujourd’hui celui que l’on y protégeait. Et que ceux qui citeront Kidal disent qui l’occupe actuellement. Moscou sait garder un palais. Il reste aux Maliens à se rappeler qu’un palais n’a jamais été un pays, et que la sécurité qui ne descend pas jusqu’au village n’est que la sécurité de ceux qui l’ont commandée. »
L’amertume des militaires maliens en première ligne
On revient plus spécifiquement au Mali, où la dégradation de la situation militaire inquiète… Témoin, les propos de cet ancien ministre, cité par Le Monde Afrique : « Toute la propagande sur la souveraineté retrouvée et la montée en puissance de l’armée s’est fracassée sur la réalité. Et celle-ci est implacable : nous avons perdu Kidal fin d’avril et nos soldats se font massacrer, comme récemment à Dioura. »
« En interne, poursuit Le Monde Afrique, plusieurs sources militaires et proches de l’armée reconnaissent une forme de ressentiment, voire de démotivation, chez certains soldats déployés sur le terrain. “Ceux qui sont en première ligne sont en colère. Ils ne veulent plus être des moutons qu’on emmène à l’abattoir“, confie un officier. “Quand il y a des pertes comme celles qu’on a connues récemment, il y a évidemment des rancœurs. Mais cela n’impacte pas le moral de nos hommes, qui tiennent encore debout et défendent la patrie, quoi qu’il arrive“, tempère un haut gradé. »
En tout cas, pointe Le Monde Afrique, « Assimi Goïta se trouve à nouveau sous pression depuis le carnage de Dioura et la série d’attaques survenues dans le centre du pays. Signe de la tension actuelle : le 20 septembre, deux jours avant la fête de l’indépendance, il a tenu une réunion de crise avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays. “L’insatisfaction est palpable, conclut un officier. Mais, tant que la troupe mécontente est à plusieurs centaines de kilomètres de Bamako, cela n’est pas gênant pour lui“. »
Enfin, pour sa part, la presse malienne, le site Bamada, entre autres, continue de dérouler les communiqués victorieux de l’armée. D’autres sites maliens, à l’instar de Maliweb, répercutent les récents propos des autorités de Bamako accusant l’Ukraine de soutenir des groupes terroristes opérant dans l’espace de l’AES. - Une bonne partie de la presse sénégalaise reprend ce jeudi les grandes lignes de l’interview que Bassirou Diomaye Faye a accordée à RFI et France 24, et que vous pouvez écouter sur notre antenne ou notre site internet. Sénéplus retient ainsi que « sur l’ONU, le chef de l’État estime que l’organisation reste indispensable malgré ses limites actuelles » et « qu’il défend également la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au secrétariat général de l’ONU, estimant que ses chances restent ouvertes et que son expérience peut servir la défense des intérêts africains et la réforme de l’architecture financière internationale ».
Sénéplus a également retenu que « face aux interrogations sur les éventuelles mesures d’austérité, son gouvernement entend protéger les ménages vulnérables ». Walfnet, de son côté, revient sur le discours du président sénégalais à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, et titre : « Diomaye Faye appelle à une mobilisation face à la multiplication des conflits ». « Le Sahel ne doit pas être abandonné à son triste sort », a notamment lancé le président sénégalais.
À lire aussiBassirou Diomaye Faye sur RFI et France 24: «Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l’ONU?»
Le Maroc dans l'attente d'un gouvernement
Le résultat des élections législatives au Maroc fait l'objet de plusieurs commentaires. Le journal Le Matin se penche aujourd’hui sur « les scénarios d’alliance les plus probables », après ces élections. Arrivé en tête avec 97 sièges, « le PAM (le Parti Authenticité et Modernité) doit réunir une coalition d’au moins 198 députés, pour obtenir l’investiture de la Chambre des représentants », explique le quotidien marocain.
« El Mansouri dessine les contours du prochain gouvernement dirigé par le PAM » titre, de son côté, Hespress qui précise : « Fatima-Zahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du parti, refuse de préjuger des choix à venir (…) tout en affichant une ligne politique : aucune porte n’est fermée et les priorités devront désormais être le pouvoir d’achat, la jeunesse et le rétablissement du dialogue avec les citoyens ».
« Après les urnes, quelle majorité pour quelles priorités ? » C’est la question posée par Jeune Afrique. Le site panafricain estime « que l’élection pose plusieurs questions, du fait du fort taux d’abstention et de la remontée du PJD (le parti islamiste) ». « L’élection est terminée », conclut Jeune Afrique. « La négociation politique commence. Il faudra un chef du gouvernement, une coalition, un programme et une majorité pour le porter. Mais derrière cette mécanique institutionnelle demeure une question plus profonde : comment reconnecter la politique à ceux qui ont choisi de ne pas voter ? »
À lire aussiLégislatives au Maroc: le parti islamiste du PJD «a construit sa remontée autour d'un vote sanction»
Mécontentement dans les mines
Au Mali, le secteur minier se prépare à faire grève. C’est à la Une d’Afric Telegraph qui annonce : « Au Mali, le secteur minier est menacé de paralysie par un préavis syndical ». Le site d’information panafricain précise que « le secteur minier malien, pilier budgétaire de la transition militaire, fait face à un risque de blocage. Plusieurs comités syndicaux, représentant à la fois des salariés d’exploitations privées et des agents de la Direction nationale de la géologie et des mines, agitent la menace d’un arrêt coordonné de l’activité », principalement dans les mines d’or. Les revendications portent notamment sur les salaires et les primes.
« Pour Bamako », poursuit Afric Telegraph, « la perspective d’une paralysie même partielle du secteur constitue un scénario redouté. Les régies financières s’appuient (en effet) sur les versements réguliers des sociétés minières pour couvrir une part significative des dépenses courantes ». « Le Mali, rappelle également Afric Telegraph, figure parmi les principaux producteurs d'or du continent, aux côtés du Ghana, du Burkina Faso et de l'Afrique du Sud ».
Sobre Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
Site de podcast