8 milliards de voisins
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- Aux États-Unis, 49 % des jeunes adultes de moins de 30 ans habitent chez leurs parents. En France, un quart des jeunes n’en sont jamais partis avant 23 ans. Des chiffres en augmentation qui illustrent différents maux de nos sociétés.
Crise du logement, précarité, instabilité de l’emploi ou tradition culturelle... De nombreux jeunes adultes à travers le monde sont contraints de vivre chez leurs parents. Une cohabitation tardive qui bouscule les étapes de vie et les liens familiaux.
Cette cohabitation parents-enfants qui s’éternise constitue à la fois un filet de sécurité financier et affectif, mais aussi un renoncement à l’indépendance. Alors que leurs parents quittaient le foyer familial définitivement, trouvaient un travail, se mariaient et accédaient à la propriété, les jeunes générations franchissent les étapes de la vie de manière plus floue, avec parfois des allers-retours. Cette situation impose également une nouvelle dynamique familiale, car vivre chez ses parents quand on n’est plus soi-même un enfant, ou habiter avec son enfant adulte, apporte son lot d’avantages et d’inconvénients. Entre la répartition des tâches ménagères, la vie sociale et amoureuse, comment s’organise cette cohabitation tardive ?
Avec :
• Elsa Ramos, sociologue à l'Université Paris Cité et chercheuse au Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS). Autrice d’Un anthropologue dans ma famille. Menez une enquête dont vos grands-parents sont les héros (Buchet-Chastel, 2024)
• Anne-Cécile Caseau, politiste et sociologue, chargée de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP). Co-autrice de l’étude Pourquoi un quart des jeunes vivent toujours chez leurs parents à 23 ans ? publiée en juin 2026.
Et en fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, il sera question du Wax progressivement détrôné par le retour des tissus traditionnels, qui mettent en avant des identités nationales.
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► - On dit qu’elle fait rayonner la France dans le monde entier. Un art, un patrimoine et une fierté nationale. Mais derrière le prestige des étoiles, il y a une autre cuisine, celle que l’on ne filme jamais. Une cuisine où l’on apprend, dès l’école, qu’il faut souffrir pour devenir bon. Où les coups de torchon, les brûlures « pour la peine » et les humiliations quotidiennes passent pour un simple rite de passage.
Un système si bien rodé que personne n’ose en parler. Un silence payé différemment selon que l’on est un homme ou une femme. Aussi nombreuses que les hommes à se former, les femmes désertent pourtant les cuisines à mesure qu’elles montent en grade.
Pourquoi la violence est-elle le prix à payer pour réussir en cuisine ? Et pourquoi les femmes sont-elles les premières concernées ?
Avec :
• Nora Bouazzouni, journaliste et autrice de Violences en cuisine – une omerta à la française (Editions Stock)
• Samy Benzekri, chef de cuisine et secrétaire général de l'association Bondir.e, organisation qui se donne pour mission de sensibiliser et de prévenir les comportements agressifs, le harcèlement et les violences physiques ou verbales au sein du milieu de la restauration.
Un reportage de Charlie Dupiot.
Noémie a 31 ans. Après être passée par l'école Ferrandi, elle a travaillé pendant une dizaine d'années comme pâtissière dans des restaurants, la plupart étoilés. Elle témoigne des violences qu'elle a subies au fil de son parcours, et notamment dans un restaurant étoilé parisien, au micro de notre reporter Charlie Dupiot
En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.
Programmation musicale :
► Poly-pocket - Miki
► If You Want Me - The Womack Sisters. - Vous connaissez bien cela : les photos de vacances, les nouvelles des enfants, les invitations aux repas, les « joyeux anniversaire », les petits conseils du quotidien… Les groupes WhatsApp de famille font désormais partie de nos vies. C’est pratique, surtout quand on habite loin les uns des autres. Mais à quel prix ?
Messages à toute heure, téléphone qui vibre sans cesse, pression pour répondre vite, remarques mal interprétées, petites jalousies qui explosent devant tout le monde… Selon un sondage Ifop, une majorité de Français se disent dérangés par le nombre de messages reçus, et plus d’une personne sur deux se sent obligée de répondre.
Alors, ces groupes familiaux nous rapprochent-ils vraiment ou créent-ils une proximité artificielle ? Pourquoi certains conflits paraissent-ils plus violents derrière un écran ? Et comment garder le lien sans se laisser envahir par l’hyperconnexion ?
Dans cette émission, on va parler de vos groupes WhatsApp de famille : ce qu’ils apportent, ce qu’ils abîment parfois, et comment trouver le bon équilibre.
Avec :
• Estelle Ndjandjo, journaliste, chroniqueuse chez 8 milliards de voisins. Elle s'intéresse à l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie dans sa chronique Voisins connectés
• Madou Soumare, infirmier en psychiatrie. Auteur du livre Santé mentale noire – conversations taboues autour d'un verre de bissap (auto édité). Créateur du compte Instagram Santémentalenoire, dédié à la libération de la parole autour du bien-être psychologique dans les communautés afro-descendantes
• Laurianne Trably, sociologue, spécialiste du numérique et des mondes ruraux. Chercheuse à Sciences Po Paris. Autrice de Regrouper la famille sur WhatsApp ? Les reconfigurations numériques du travail d’entretien du lien par les messageries instantanées, article de recherche publié en 2025 dans la Revue Réseaux 2025.
Programmation musicale :
► Amour, Haine & Danger - Angèle
► LA VAR - Supremnova, Jemma's Palace. - L’OCDE a dévoilé les résultats de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, le fameux PISA, publié tous les trois ans. Le constat de cette nouvelle édition est sévère.
Jamais la moyenne des pays participants en mathématiques, sciences et compréhension de l’écrit n’avait été aussi faible. Si la baisse des scores est générale, les pays d’Asie de l’Est – la Chine (quatre provinces ont participé à l’étude PISA), Singapour, le Japon et la Corée du Sud – continuent d’occuper les premières places du classement. Quant à la France, elle stagne en 27ème position, selon les derniers résultats – avec un décrochage conséquent en mathématiques (-16 points) et en compréhension de l’écrit (-18 points). Autre enseignement du rapport PISA : le problème de niveau est devenu récurrent et concerne désormais aussi les meilleurs élèves.
Parmi les raisons invoquées pour expliquer ces mauvais résultats, figurent les effets durables de la pandémie de Covid-19, la forte présence du numérique, des changements dans le rapport des élèves à l’apprentissage ou encore le désinvestissement des parents dans la scolarité de leurs enfants. Les causes seraient ainsi multiples et profondes.
Alors que le Conseil d’analyse économique anticipe une baisse du PIB de l’ordre de 150 milliards d’euros à l’horizon 2050 si les résultats de la France dans le classement PISA ne s’améliorent pas, quels sont les leviers d’action ? Faut-il de grandes réformes éducatives ? L’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, récemment votée en France, aura-t-elle un effet ? Et que peut-on attendre de la généralisation de l’utilisation de l’IA à l’école ?
Avec :
• Éric Charbonnier, analyste à la direction de l’éducation de l’OCDE qui publie l'enquête Pisa et mesure tous les 3 ans le niveau des élèves des pays de l’OCDE
• Pierre-Yves Cusset, chef de projet au département société et politiques sociales du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan et rapporteur de l’enquête Niveau scolaire : quels leviers pour que la France soit bonne élève ?
Un entretien avec Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine.
En fin d’émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d’Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d’une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Melissa dont la fille de 4 ans finit ses nuits dans le lit de ses parents.
Programmation musicale :
► I Love You - Odezenne
► Nakupenda - Sifoor. - C'est la question que pose le styliste Imane Ayissi dans son livre Grande Couture, paru en juin 2026, à la lumière de son parcours hors normes. Ancien danseur et mannequin camerounais, Imane Ayissi est entré dans l'histoire en 2020 en devenant le premier créateur d'Afrique subsaharienne à intégrer le calendrier officiel de la Semaine de la Haute Couture à Paris.
Dans son travail, textiles et savoir-faire africains dialoguent avec les traditions européennes, dans une volonté de faire circuler les cultures. Il défend une mode qui puise dans les héritages tout en regardant vers l'avenir.
À l'heure de la fast-fashion, de l'essor de la seconde main, des exigences environnementales, comment la mode se transforme-t-elle face aux bouleversements économiques, technologiques et écologiques ? Quelle place reste-t-il pour l'artisanat et la création dans un marché dominé par les plateformes mondiales ? Les savoir-faire africains participent-ils à redessiner les équilibres de la mode internationale ? Et comment imaginer une mode plus durable, plus inclusive et plus porteuse de sens ?
Avec :
• Imane Ayissi, créateur de haute couture camerounais, ancien danseur et mannequin. Auteur de Grande Couture (Débats Publics, 2026)
• Marie-Jeanne Serbin Thomas, rédactrice en chef du magazine Brune
• Hawa Sangare, styliste, fondatrice de Hawa Paris, entrepreneuse engagée avec son atelier H.a.w.a. au féminin.
En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI.
Dans cet épisode, Christian, responsable insertion professionnelle des alternants à Paris Cité et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l’interculturel, enseignant en management de l’interculture nous parlent de la façon dont les étudiants font leur CV, entre ceux qui font trop long et ceux qui savent « se vendre ».
Programmation musicale :
► Ma péo ne nené - Keke Kassiry
► Ala Bekee - Yemi Alade, Don jazzy.
Sobre 8 milliards de voisins
Chaque jour, chez 8 milliards de voisins, Emmanuelle Bastide rassemble, autour de la table, citoyens du monde et acteurs de la société civile. Emploi des jeunes, entrepreneuriat, environnement, place des femmes, éducation, urbanisation: comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? À l’antenne ou en podcast, 8 milliards de voisins donne la parole à tous les habitants de la planète, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 8 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine Cachin. Réalisation : Maël Guyot. (Diffusions toutes cibles : du lundi au vendredi à 10h10 TU ; du mardi au samedi à 02h10 TU).
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