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    Zambie : dans la Copperbelt, des minerais et des larmes

    15/06/2026
    Frontalière de la RDC, la province de la Copperbelt, en Zambie possède d’immense réserves de cuivre et d’autres minerais essentiels pour la transition énergétique. Une région stratégique pour toutes les grandes puissances mondiales qui souhaitent s’accaparer ces minerais utilisés notamment pour la construction des batteries électriques. 
    Dans cette course effrénée, la Chine a plusieurs longueurs d’avance sur ses concurrents et a fait main basse sur une grande partie des ressources du pays en accords avec les différents gouvernements zambiens. Mais l’exploitation de ces mines n’est pas sans danger. Le 18 février 2025, la Zambie a été frappée par l’une des pires catastrophes écologiques de son histoire. La rupture partielle du barrage d’une mine de cuivre appartenant à l’entreprise chinoise Sino Metals a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans l’environnement et provoqué de terribles dégâts pour les populations locales. Les autorités zambiennes et Sino Metals ont tout fait pour minimiser ce drame. Un an et demi après, quelle est la situation ? Retour sur un scandale d’État.  
    Au départ de Kitwé, petite cité minière de la Copperbelt, il faut une grosse demi-heure pour rejoindre Chambishi, la localité touchée par la rupture du barrage de Sino Metals, filiale de la société d’État China Nonferrous Metals Industry Group. Sur la route, les nombreux terrils qui déforment les paysages sont les vestiges d’une extraction minière qui bat son plein depuis tant d’années. Autre particularité observée depuis la fenêtre de notre véhicule, l’omniprésence de panneaux écrit en chinois. Dans la Copperbelt, comme dans le reste du pays, Hôtels, sociétés en tout genre, zones industrielles, casinos, tout appartient aux Chinois, symbole de leur influence grandissante en Zambie. Arrivé à Chambishi, il faut emprunter un petit chemin de terre pour s’approcher de la mine.  
    Dans cette zone autrefois recouverte de champs de maïs, c’est un paysage de désolation. Plus de trace de végétation, la terre est morte, brûlée par les millions de litres d’acide qui s’y sont déversés à la suite de la catastrophe. Des ouvriers zambiens, employés par Sino Metals, répandent de la chaux sur le sol pour réduire la pollution. Nous les dépassons. Nous avons rendez-vous 400 mètres plus loin, chez un agriculteur d’une soixantaine d’années, vivant au milieu de ce chaos. Il a tout perdu lors de la rupture du barrage. Mais lorsque nous arrivons enfin à destination, tout ne se passe pas comme prévu. Nous sommes 4 à sortir du véhicule. Vladimir Chilinya, directeur de l’ONG FIAN International en Zambie, qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. Félix Chipoya, directeur de l’Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt ; ma collègue Yang Mei du service environnement de RFI et moi-même. Nous n’avons pas le temps de saluer l’agriculteur que nous souhaitions interviewer. Des agents de sécurité de Sino Metals nous en empêchent. D’abord courtois, les échanges s’enveniment avec l’arrivée du directeur de sécurité de la compagnie chinoise. Nous sommes arrêtés, au motif que nous sommes sur une propriété privée, et conduit au commissariat le plus proche. Nos passeports sont confisqués. Nous subissons interrogatoires et tentatives d’intimidations par les agents de Sino Metals eux-mêmes avec la complicité de la police zambienne. Encore un indice de l’influence chinoise. La mascarade dure 2 jours. Il faudra l’intervention d’un avocat zambien pour que nous récupérions nos passeports et notre liberté de mouvement sans qu’aucune charge ne soit retenue contre nous. 
    Un drame resté dans les mémoires 
    Ne pouvant pas faire témoigner les victimes sur les lieux du drame, nous les faisons venir dans un lieu sûr, à l’abri des regards. Tous se souviennent avec émotion de ce 18 février 2025. Voici leurs témoignages volontairement anonymes : 
    « C’était un midi. J’étais dans mes champs. Le ciel était très clair et soudain j’ai entendu un bruit, comme si une forte pluie allait arriver. Mais ce n’était pas la pluie. C’était le son des boues libérées par la rupture du barrage de Sino Metals. Et les boues se sont répandues avec une force incroyable. C’était tellement puissant que même les épis de maïs d’un à deux mètres de haut ont été arrachés. Et tout de suite après, tout est devenu extrêmement sec, comme si un incendie avait tout ravagé. Quand je suis retourné dans mes champs, je n’entendais plus le moindre insecte. Il n’y avait plus du tout d’insectes. Et ensuite j’ai observé le ruisseau car mes champs sont collés à un ruisseau. Il y avait seulement des poissons morts. Des grenouilles mortes. Il n’y avait plus aucune forme de vie dans le ruisseau. Il était donc clair qu’il y avait eu de gros dégâts sur l’environnement. » 
    Autre témoin : « Je n’étais pas dans mes champs ce jour-là, mais on m’a averti au téléphone. Alors j’ai couru avec d’autres agricultrices pour voir l’état de nos champs. Et comme on ne savait pas ce qui s’était passé, on a marché dans ces boues qui étaient pleines d’acides. Nos chaussures ont fondu et on a été brûlé aux jambes. Tous nos champs étaient détruits, plein d’acide. On ne pouvait plus rien en tirer. C’était terrible car ces champs sont nos seuls revenus. Ils nous permettaient d’envoyer nos enfants à l’école. »      
    Malgré l’ampleur du désastre, Sino Metals et l’État zambien tentent de minimiser les faits. Le rapport d’une société sud-africaine, Drizit, qui affirme que la pollution est beaucoup plus importante que celle déclarée par la société chinoise, est jeté aux oubliettes au profit d’un autre rapport, plus clément, effectué par les autorités zambiennes. Et alors que la pollution a touché tous les cours d’eau environnants et s’est infiltrée dans les nappes phréatiques, un haut responsable zambien vient boire un verre d’eau devant les caméras, assurant qu’elle est potable. À Lusaka, la capitale zambienne, nous rencontrons le Dr Titus Haakondé de l’Université de Zambie. Il est toxicologue, président de l’Institut zambien de la santé environnementale. Il nous rappelle en préambule qu’on ne peut pas parler d’exploitation minière sans parler de pollution et nous parle de 4 autres accidents dans des mines pour la seule année 2016. Puis il s’épanche sur le cas Sino Metals :  
    « Quand on lit le rapport fait par le gouvernement sur les métaux lourds qui ont été lâchés dans l’environnement et la rivière Kafoué, on s’aperçoit qu’il y en a cinq principalement : du cobalt, du manganèse, du chrome, du cuivre évidemment, du zinc et une petite quantité de plomb. Et ce qui est intéressant d’un point de vue toxicologique, c’est que quand un individu est exposé à de petites concentrations de ces métaux sur une longue période, son corps n’a pas les capacités d’éliminer ces métaux. Donc ils se renforcent dans le corps, c’est ce qu’on appelle la bio-accumulation. Ces métaux s’accumulent dans notre organisme jusqu’à un certain niveau. Et une fois ce niveau atteint, ils provoquent des maladies. Par exemple, une exposition au manganèse sur une longue période provoque un ralentissement du développement du cerveau chez les enfants. Il a aussi des effets sur la reproduction avec des risques d’infertilité. Et en cas de grossesse, le risque d’avoir un enfant prématuré est élevé. Ça c’est pour le manganèse. Le plomb a des effets similaires : déficience mentale, problème de développement osseux chez les enfants. Et quand les os ne se développent pas, ils sont fragiles, ce qui entraîne d’autres complications par la suite. Il y a donc un grand nombre de problèmes de santé qui résultent de cette exposition aux métaux lourds. » 
    L’institut zambien de la santé environnementale fait donc du plaidoyer pour limiter ces expositions. Pour cela, il est impératif de s’assurer que les compagnies minières respectent toutes les normes quand elles fabriquent les barrages à résidus miniers et quand elles rejettent des eaux usées dans l’environnement. Il faut également un bon système de contrôle des barrages pour être sûrs que tous les polluants sont bien retenus et ne se retrouvent pas dans la nature. Or, selon plusieurs témoins rencontrés dans la Copperbelt, ces contrôles n’ont pas eu lieu. Pour justifier la catastrophe, Sino Metals a mis en avant de fortes pluies, soi-disant inhabituelles pour la saison, qui auraient provoqué la rupture du barrage. Mais un témoin nous a livré une autre grille de lecture :  
    « La présence des Chinois dans la Copperbelt est associée à ce qu’on pourrait appeler une institutionnalisation de la corruption. Ils se sont littéralement emparés de tous les ministères du gouvernement, jusqu’à un point où leur influence ne peut plus être remise en question. Quand une institution est corrompue, elle devient incapable de faire son travail. La rupture du barrage de Sino Metals par exemple. La question, c’est combien de fois ce barrage a-t-il été contrôlé par les instances gouvernementales sensées le faire ? Et on découvre ensuite qu’apparemment, personne n’est venu jusqu’ici faire le moindre contrôle. » 
     
    L’épineuse question du dédommagement 
    Sino Metals fournit de l’eau potable à certaines familles et en a dédommagé d’autres financièrement pour la perte de leurs récoltes. Mais toutes ces terres polluées ne peuvent plus être cultivées. Des centaines de familles se retrouvent donc sans terre et sans revenus, avec la détresse pour seule compagnie. Une victime nous confie : 
    « J’ai été très affecté, je ne faisais que pleurer en répétant : Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Je pensais que c’était la fin de ma vie. Et aujourd’hui encore, je pleure toujours. Les compensations sont vraiment très minimes. Sino Metals me fournit de l’eau 3 fois par semaine. C’est tout. Mais moi je veux qu’ils me dédommagent. Qu’ils me donnent suffisamment d’argent pour que je puisse aller m’installer ailleurs. Je ne peux pas rester ici. Toute la zone est polluée. »  
    Un autre témoin raconte : « Sino Metals nous a donné 78 000 Kwatcha, environ 3 800 euros, ce qui est très inférieur à ce que nous attendions, étant donné la surface des champs que nous avons perdus. C’est pour cela que nous sommes dévastés. Nous ne savons pas où aller et nous n’avons plus de terre à cultiver. Et sans terre, notre avenir est très sombre ! «   
    À cette détresse, s’ajoute un terrible sentiment d’injustice : 
    « Nous souffrons et pendant ce temps-là, ceux qui exploitent nos minerais sont contents. Ils s’enrichissent en exploitant nos ressources mais nous les Zambiens, les propriétaires de cette terre, nous souffrons sans pouvoir nous projeter dans le futur. »  
    Mais comment expliquer que des Zambiens installés sur un lopin terre depuis des décennies, et dont ils s’imaginaient propriétaires, se retrouvent expropriés et considérés comme des squatteurs ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps et faire un peu d’histoire. Sous Kenneth Kaunda, 1er président de la Zambie, resté au pouvoir pendant 27 ans entre 1964 et 1991, les Zambiens pouvaient s’installer sur les terres inoccupées pour y vivre, faire leurs champs et devenir de facto propriétaires des lieux. Puis dans les années 1990, avec l’avènement du multipartisme et du système capitaliste, ces terres inoccupées sont devenues des biens de valeurs et donc commercialisables. Enfin, la loi foncière de 1995 change totalement la donne. Elle stipule que sans acte de propriété, toute personne y vivant sera désormais considérée comme un squatteur. Des milliers de Zambiens, sans papier officiel, se retrouvent vulnérables, menacés d’être délogés au nom du développement économique. Directeur de l’Alliance territoriale du district de Kitwe, une ONG qui travaille sur le droit à la terre des populations de la Copperbelt, Félix Chipoya nous reçoit dans son bureau décati, en plein centre de Kitwé :  
    « Le désastre qui a eu lieu avec Sino Metals a affecté plus de 1 400 personnes qui vivaient là. Donc la compagnie doit leur trouver des terres pour que ces habitants puissent continuer à vivre. Parce que sans terre, où est-ce qu’ils vont aller ? C’est un vrai problème. Une compagnie donne du travail à 500 personnes mais elle en déplace 1 500. Pour moi, ce n’est pas du développement. Qu’importe qu’ils aient un papier ou non, ils vivent sur ces terres depuis toujours donc ils doivent être considérés comme les propriétaires de cette terre et recevoir des dédommagements. Sinon ils vont sombrer dans la pauvreté alors qu’ils sont déjà pauvres. On parle de démocratie, du peuple, par le peuple et pour le peuple, donc ce développement doit être équilibré entre le peuple et les investisseurs étrangers. Car le développement c’est de permettre au peuple de gagner sa vie. »  
    Face à ce qui est considéré comme un drame humain et environnemental, il existe peu de recours pour les populations concernées. En Zambie, il n’est pas possible d’attaquer en justice les grandes compagnies minières. Seule solution, se saisir d’un tribunal arbitral qui tranchera le litige entre les 2 parties. Vladimir Chilinya est le directeur de l’ONG FIAN International en Zambie qui se bat contre les pratiques injustes et oppressives qui empêchent les communautés de se nourrir. 
    « C’est très injuste pour les communautés qui sont affectées. Car les arbitrages sont difficiles à obtenir, ils sont très chers, et la plupart des arbitres se trouvent dans les grandes villes. Donc si un incident se produit en dehors de Lusaka ou d’une grande ville où il n’y a pas d’arbitres, le plaignant va devoir payer le coût du transport pour rencontrer un arbitre qui coûte également très cher, ce qui réduit la possibilité pour ces gens d’avoir recours à la justice. Et il n’est pas normal que les gens soient si pauvres dans un pays qui possède tant de ressources. Juste à côté de Lusaka, et il n’y pas besoin d’aller très loin, vous pouvez voir dans quelle pauvreté vivent les gens. Sans accès à l’eau potable, dans des conditions sanitaires déplorables, sans la moindre route digne de ce nom. Dans un pays aussi riche, il revient au gouvernement de faire profiter les Zambiens de ces ressources et pas uniquement les investisseurs étrangers. Il faut que l’État zambien agisse en ce sens. » 
    C’est tout le paradoxe de la Zambie. Un État qui possède d’immenses richesses avec ses réserves de cuivre et ses minerais très convoités mais qui s’est déclaré en faillite en 2020, avec une dette extérieure évaluée à plus de 10 milliards de dollars. Élu en 2021, le président, Hakainde Hichilema est candidat à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielles d’août 2026. Son programme économique est connu : tripler la production de cuivre du pays avec l’aide de la Chine. Une manne financière pour l’État qui pourrait être un fardeau pour les populations de la Copperbelt.
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    «Le supplément du dimanche» du 14 juin 2026

    14/06/2026
    La Coupe du monde de football est en cours depuis jeudi soir (11 juin 2026). Au total : 39 jours, 104 matchs pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Un Mondial en partage, américain, mexicain et canadien. Le 15 juin à 18h à Atlanta (États-Unis), le Cap-Vert a rendez-vous avec l'Espagne (champion d'Europe en titre)... En 2è partie, nous parlons du charbon, très dévastateur pour l'atmosphère et le climat. L'Europe veut son abandon, la Roumanie résiste.
    Le Cap-Vert à la Coupe du monde : petit pays, très grand événement 
    La Coupe du monde, c’est à partir de ce soir. Aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Dans 2 heures, le coup d’envoi du match d ouverture : Mexique / Afrique du Sud aura été donné, à Mexico. Ce sera parti pour 39 jours, 104 matches et pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Il y a les grosses machines du football. Il y a les plus modestes.
    Nous nous intéressons au Cap-Vert dont le nouveau format de la compétition a permis d’entrer dans la danse. Les Cap-Verdiens joueront lundi prochain le 15 juin 2026 à 18 h face aux Espagnols champions d'Europe en titre.
    Un Grand reportage de Pauline Guillou qui s'entretient avec Jacques Allix.
     
    ► Le calendrier Coupe du monde
    ► À lire aussi Coupe du monde de football 2026 : notre dossier
     
    La Roumanie ne veut pas dire adieu au charbon 
    Le charbon est l'énergie qui contribue le plus au réchauffement de la planète. Pour respecter l'accord de Paris de 2015 sur le climat, les pays de l'Union européenne devraient l'abandonner avant 2030. Beaucoup s'y sont engagés. Mais après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la hausse des prix de l'énergie, certains ont repoussé l'échéance ou revu leur calendrier. La Roumanie en fait partie.
    Le pays touche des aides de Bruxelles pour sortir du charbon, mais a obtenu en octobre 2025 un délai supplémentaire de la part de la Commission européenne, pour reporter la fermeture de plusieurs de ses mines et centrales, malgré les conséquences pour l'environnement.
    Ce reportage a bénéficié d'un financement de l'Union européenne.
    Un Grand reportage de Justine Fontaine qui s'entretient avec Jacques Allix.
  • Grand reportage

    «Le supplément du samedi» du 13 juin 2026

    13/06/2026
    Bienvenue dans cette émission consacrée à l'immigration en Europe. L'Europe qui redéfinit sa politique migratoire dans un sens restrictif, des nouvelles règles du Pacte européen sur la migration et l'asile sont entrées en vigueur, ce vendredi 12 juin 2026, 2 ans après le vote du Parlement. But annoncé par Bruxelles : oeuvrer pour que l'Europe dispose de frontières sûres et solides... L'Espagne, dans le même temps, choisit une autre méthode, une régularisation massive des migrants.
    Italie : la laborieuse intégration des migrants africains 
    L’Italie est une des portes d’entrée des migrants en Europe. Le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni tente de freiner l’immigration clandestine, venue d’Afrique notamment. Mais dans le même temps, les autorités font venir des centaines de milliers de personnes pour occuper des emplois dont l’Italie a besoin, une immigration choisie qui a ses limites.
    Les migrants vivent dans des conditions précaires, et peuvent être victimes d’exploitation, sans compter le racisme. Nous nous sommes rendus dans la région agricole des Pouilles, dans le sud du pays.
    Un Grand reportage de Murielle Paradon qui s'entretient avec Jacques Allix.
    L’Espagne, à contrecourant, régularise un demi-million de sans-papiers
    Une régularisation massive des migrants est en cours en Espagne, à une échelle exceptionnelle. 500 000 des 800 000 personnes en situation irrégulière vont obtenir des papiers. Il s’agit le plus souvent de Latino-Américains. Une décision du gouvernement espagnol de Pedro Sanchez, sans approbation du Parlement. L’exécutif explique que l’économie a le vent en poupe, et que les entreprises sont prêtes à embaucher.
    Pas besoin de contrat de travail préalable. Le casier judiciaire doit être vierge. Une régularisation spectaculaire qui soulève un débat de société.
    Un Grand reportage de François Musseau qui s'entretient avec Jacques Allix.
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    Le Cap-Vert à la Coupe du monde : petit pays, très grand événement

    11/06/2026
    La Coupe du monde, c’est à partir de ce soir. Aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Dans 2 heures, le coup d’envoi du match d ouverture : Mexique / Afrique du Sud aura été donné, à Mexico. Ce sera parti pour 39 jours, 104 matches et pour 48 équipes en compétition à suivre sur nos antennes africaines. Il y a les grosses machines du football. Il y a les plus modestes.
    Nous nous intéressons au Cap-Vert dont le nouveau format de la compétition a permis d’entrer dans la danse. Les Cap-Verdiens joueront lundi prochain le 15 juin 2026 à 18 h face aux Espagnols champions d'Europe en titre.
    « Le Cap-Vert à la Coupe du monde : petit pays, très grand événement », un Grand reportage de Pauline Guillou qui a sillonné un archipel, tout en bleu.
    Réalisation : Jérémie Boucher.
    ► Le calendrier Coupe du monde
     
    À lire aussiCoupe du monde de football 2026 : notre dossier
  • Grand reportage

    Italie : la laborieuse intégration des migrants africains

    10/06/2026
    L’Italie est une des portes d’entrée des migrants en Europe. Le gouvernement d’extrême droite de Giorgia Meloni tente de freiner l’immigration clandestine, venue d’Afrique notamment. Mais dans le même temps, les autorités font venir des centaines de milliers de personnes pour occuper des emplois dont l’Italie a besoin, une immigration choisie qui a ses limites.
     
    Les migrants vivent dans des conditions précaires, et peuvent être victimes d’exploitation, sans compter le racisme. Nous nous sommes rendus dans la région agricole des Pouilles, dans le sud du pays.
    « Italie : la laborieuse intégration des migrants africains », un Grand reportage de Murielle Paradon.
Sobre Grand reportage
RFI propose un grand reportage réalisé par les envoyés spéciaux et les correspondants de la rédaction, partout dans le monde. Diffusion du lundi au jeudi vers toutes cibles à 17h10 TU ; 22h10 TU et à 03h10 TU du mardi au vendredi. Le samedi et le dimanche à 09h10 TU, Jacques Allix, rédacteur en chef de l'information monde vous présente une version enrichie, sur 50 minutes avec la diffusion de deux Grands Reportages et à l’issue, un entretien avec leurs auteurs. 
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