PodcastsHistóriaChoses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir HISTOIRE

Choses à Savoir
Choses à Savoir HISTOIRE
Último episódio

1439 episódios

  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Comment un pâtissier français a déclenché une guerre ?

    20/1/2026 | 2min
    Imaginez une guerre déclenchée… non pas par un roi, un général ou une frontière contestée, mais par un pâtissier. Et pourtant, c’est bien ce qui s’est passé au XIXᵉ siècle avec ce qu’on appelle aujourd’hui la Guerre des Pâtisseries.

    L’histoire commence au Mexique, dans les années 1830. Le pays est jeune, instable politiquement, secoué par des révoltes et des coups d’État. Dans ce chaos, des commerces étrangers sont régulièrement pillés. Parmi eux, une pâtisserie tenue par un Français installé près de Mexico : Monsieur Remontel. Un jour, des soldats mexicains auraient saccagé sa boutique, consommant et détruisant ses marchandises sans payer.

    L’affaire aurait pu rester un simple fait divers. Mais Remontel réclame réparation. Il évalue ses pertes… et demande une indemnisation énorme : 60 000 pesos, une somme jugée extravagante. Surtout pour une pâtisserie. Mais son cas devient symbolique : il cristallise les plaintes de nombreux ressortissants français au Mexique, qui accusent les autorités de ne pas protéger leurs biens.

    La France décide alors d’intervenir. En 1838, le gouvernement de Louis-Philippe exige du Mexique le paiement d’indemnités, pour Remontel et d’autres commerçants français, à hauteur de 600 000 pesos. Le Mexique refuse ou traîne. Paris s’impatiente.

    Et là, la diplomatie bascule dans la démonstration de force. La France envoie une flotte dans le golfe du Mexique et impose un blocus maritime du port de Veracruz, l’un des points stratégiques du commerce mexicain. Quand le Mexique ne cède pas, les Français bombardent la forteresse de San Juan de Ulúa, qui protège l’entrée du port.
    Le conflit devient réel : il y a des combats, des morts, et même une figure célèbre qui s’y illustre… Antonio López de Santa Anna, futur homme fort du Mexique. En affrontant les Français, il perd une jambe, ce qui renforce sa légende nationale.

    Finalement, le Mexique cède. En 1839, un accord est signé : le pays accepte de payer l’indemnité exigée et la France lève le blocus. Ainsi se termine cette guerre au nom improbable… née d’un commerce de gâteaux.

    Derrière l’anecdote, la “Guerre des Pâtisseries” révèle surtout une réalité du XIXᵉ siècle : les grandes puissances européennes utilisent parfois des prétextes — même une pâtisserie pillée — pour imposer leur influence et protéger leurs intérêts économiques à l’étranger.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Quel attentat a échoué à une lettre près ?

    19/1/2026 | 2min
    La conspiration des poudres de 1605 est l’un des attentats politiques les plus célèbres de l’histoire britannique. Un projet radical : faire exploser le Parlement anglais pour décapiter le pouvoir d’un seul coup. Nous sommes dans l’Angleterre du début du XVIIᵉ siècle, sous le règne du roi Jacques Ier.

    Pour comprendre, il faut revenir au contexte religieux. Depuis la Réforme, l’Angleterre est officiellement protestante. Les catholiques, minoritaires, subissent une série de restrictions : amendes pour ceux qui refusent d’assister au culte anglican, exclusion de certaines fonctions, suspicion permanente. Beaucoup espèrent qu’avec Jacques Ier — qui succède à Élisabeth Iʳᵉ en 1603 — les tensions vont s’apaiser. Mais le roi maintient une politique dure.

    C’est dans ce climat qu’un petit groupe de catholiques anglais décide de passer à l’action. Leur chef est Robert Catesby, noble charismatique et déterminé. Le plan est simple et terrifiant : stocker des barils de poudre sous la Chambre des Lords, puis les faire exploser le jour de l’ouverture du Parlement, quand le roi, les lords et les représentants seront réunis. L’idée n’est pas seulement de tuer : c’est de provoquer un choc national, puis de rétablir un pouvoir catholique.

    Pour mettre ce plan en œuvre, les conspirateurs louent un local puis une cave proche du Parlement. Ils parviennent à accumuler 36 barils de poudre. Pour surveiller et déclencher l’explosion, ils recrutent un homme : Guy Fawkes, soldat ayant combattu en Europe, et surtout spécialiste des explosifs.

    Mais le complot échoue à la dernière minute. Le 26 octobre 1605, une lettre anonyme avertit un lord catholique de ne pas se rendre au Parlement. L’information remonte aux autorités. Dans la nuit du 4 au 5 novembre, les gardes fouillent les sous-sols. Ils trouvent Guy Fawkes avec des allumettes et du matériel pour enflammer la mèche.
    Fawkes est arrêté, torturé, puis finit par avouer. Les conspirateurs sont traqués. La plupart sont tués ou capturés. Ceux qui survivent sont condamnés à la peine la plus terrible : pendaison, éviscération et démembrement.

    L’échec du complot a un impact immense : il renforce la méfiance contre les catholiques pendant des générations. Et paradoxalement, Guy Fawkes devient une figure mythique. Chaque 5 novembre, l’Angleterre commémore toujours cet événement : “Remember, remember the Fifth of November…”.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Pourquoi une simple affiche a-t-elle fait trembler un royaume ?

    18/1/2026 | 2min
    L’affaire des Placards est l’un de ces événements où une simple feuille de papier déclenche une tempête politique… et change le destin d’un pays. Nous sommes dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, sous le règne de François Ier.

    Cette nuit-là, des affiches — qu’on appelle alors des “placards” — apparaissent dans plusieurs villes du royaume, notamment à Paris, Orléans, Tours, Rouen, et même Blois. Leur contenu est explosif : ce sont des textes violemment hostiles à la messe catholique, accusée d’être une idolâtrie, et dénonçant ce que les auteurs voient comme une corruption de l’Église.

    Jusqu’ici, François Ier avait une attitude relativement prudente envers les débuts de la Réforme. Certes, le protestantisme inquiète, mais le roi hésite. Il protège parfois certains humanistes, et reste surtout préoccupé par l’équilibre diplomatique avec le pape et l’empereur Charles Quint.
    Sauf qu’avec ces placards, on franchit une ligne rouge.

    Le scandale devient immense quand un de ces textes est placardé jusque sur la porte de la chambre du roi, ou à proximité immédiate de ses appartements. Et là, ce n’est plus une querelle religieuse abstraite : c’est une atteinte directe à l’autorité royale. François Ier y voit une provocation, une insulte, presque une menace.

    La réaction est brutale. Le roi ordonne une répression exemplaire contre ceux qu’on appelle alors les “luthériens”, même si le mouvement protestant français est plus complexe. Des arrestations ont lieu, des procès sont menés, et plusieurs personnes sont exécutées, notamment par le feu.

    François Ier organise aussi une grande cérémonie publique : une procession solennelle à Paris, où il affirme sa fidélité à la foi catholique. Autrement dit : il faut montrer à la France, mais aussi à Rome, que le roi ne tolérera pas l’hérésie.

    Historiquement, l’affaire des Placards marque un tournant : la rupture entre la monarchie et les milieux réformés. Jusque-là, certains espéraient une réforme religieuse “douce”, compatible avec le royaume. Après 1534, la politique change : le protestantisme devient synonyme de danger, d’instabilité, et de défi à l’ordre.

    C’est aussi un prélude aux conflits à venir : en quelques décennies, la France basculera dans les guerres de Religion. Tout est parti d’affiches, collées en pleine nuit… mais qui ont fait vaciller un royaume.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    D'où vient le fameux “tea time” anglais ?

    15/1/2026 | 2min
    Le tea time anglais, ou afternoon tea, est aujourd’hui l’un des symboles les plus reconnaissables de la culture britannique. Pourtant, cette tradition si codifiée est née assez tardivement, au début du XIXᵉ siècle, et doit beaucoup à une femme aujourd’hui presque oubliée : Anna Russell.

    Pour comprendre son origine, il faut d’abord regarder les habitudes alimentaires de l’Angleterre victorienne. À cette époque, les classes aisées ne prenaient que deux repas principaux : un petit-déjeuner relativement léger et un dîner servi très tard, souvent entre 19 et 21 heures. Entre les deux, la journée pouvait sembler interminable, surtout pour les femmes de l’aristocratie, soumises à un emploi du temps rigide fait de visites, de promenades et de réceptions mondaines.

    Anna Russell, septième duchesse de Bedford et proche de la reine Victoria, se plaint régulièrement d’un malaise très précis : ce qu’elle appelle the sinking feeling, une sensation de faim et de fatigue en milieu d’après-midi. Pour y remédier, elle prend l’habitude de se faire servir, vers 16 heures, une tasse de thé accompagnée de pain, de beurre et de petits gâteaux, dans ses appartements privés. Ce geste, au départ purement pratique, va rapidement prendre une dimension sociale.

    La duchesse commence en effet à inviter ses amies à la rejoindre pour partager ce moment. Très vite, ce rendez-vous devient une véritable institution mondaine. Le thé n’est plus seulement une boisson, mais un prétexte à la conversation, à l’élégance et à la sociabilité. La pratique se diffuse dans l’aristocratie, puis dans la bourgeoisie, à mesure que le thé devient plus accessible grâce au commerce avec l’Empire britannique.

    Le teatime s’accompagne alors de règles précises : vaisselle raffinée, pâtisseries délicates, sandwiches au concombre, scones servis avec crème et confiture. Ce rituel incarne parfaitement les valeurs victoriennes : retenue, politesse, maîtrise de soi. Rien n’y est excessif, tout est mesuré, du geste à la parole.

    Il est important de distinguer l’afternoon tea du high tea, souvent confondus. Contrairement aux idées reçues, le high tea était un repas plus copieux, pris en fin de journée par les classes populaires. L’afternoon tea, lui, est un rite aristocratique, né dans les salons feutrés de l’élite.

    Ainsi, le teatime anglais n’est pas une tradition ancestrale immuable, mais une invention sociale née d’un simple creux dans l’estomac. Grâce à Anna Russell, un besoin personnel s’est transformé en un rituel emblématique, rappelant que l’Histoire se construit aussi autour de petites habitudes devenues grandes traditions.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir HISTOIRE

    Pourquoi le jaïnisme est une religion surprenante ?

    14/1/2026 | 2min
    Le jaïnisme est l’une des plus anciennes religions de l’Inde encore pratiquées aujourd’hui. Né il y a près de trois millénaires, il est contemporain, voire légèrement antérieur, au bouddhisme et s’inscrit dans le même vaste mouvement de remise en question du ritualisme védique. Pourtant, le jaïnisme demeure moins connu, alors même qu’il a profondément influencé la pensée religieuse et philosophique indienne.

    La tradition jaïne reconnaît une lignée de maîtres spirituels appelés Tirthankaras, littéralement « ceux qui ouvrent le gué ». Le plus célèbre d’entre eux est Mahavira, qui aurait vécu au VIᵉ siècle avant notre ère. Il n’est pas considéré comme un dieu, mais comme un être humain parvenu à l’illumination par un ascétisme radical et une parfaite maîtrise de soi. Son enseignement repose sur un principe central : l’ahimsa, la non-violence absolue envers tout être vivant.

    Dans le jaïnisme, la non-violence n’est pas une métaphore morale, mais une exigence concrète et quotidienne. Tous les êtres, visibles ou invisibles, possèdent une âme. Insectes, plantes, animaux, micro-organismes : tous méritent le même respect. C’est pourquoi le végétarisme y est poussé à l’extrême, excluant parfois même les racines, comme les pommes de terre ou les oignons, dont l’arrachage détruirait des formes de vie souterraines.

    Cette logique explique aussi certaines pratiques spectaculaires. Certains moines jaïns portent un masque couvrant la bouche, afin d’éviter d’inhaler et de tuer des micro-organismes présents dans l’air. D’autres se déplacent avec un petit balai, souvent en plumes, pour nettoyer le sol avant de s’asseoir ou de marcher, et ainsi ne pas écraser d’insectes. Ces gestes, qui peuvent sembler excessifs, sont en réalité l’expression d’une cohérence philosophique absolue.

    Le jaïnisme vise un objectif clair : libérer l’âme du cycle des renaissances, appelé samsara. Chaque acte violent, même involontaire, alourdit l’âme et l’éloigne de la libération. À l’inverse, la discipline morale, l’ascèse et la compassion permettent d’atteindre le salut, le moksha.

    Bien que numériquement minoritaire, le jaïnisme a exercé une influence considérable sur la pensée indienne, notamment sur le bouddhisme, qui reprend l’idée de non-violence, de détachement et de libération par la discipline personnelle. Le jaïnisme rappelle ainsi qu’une religion peut marquer l’Histoire non par la conquête ou le nombre, mais par la radicalité de ses principes.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Mais podcasts de História

Sobre Choses à Savoir HISTOIRE

Développez votre culture en Histoire ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Site de podcast

Ouça Choses à Savoir HISTOIRE, Easy Money: The Charles Ponzi Story e muitos outros podcasts de todo o mundo com o aplicativo o radio.net

Obtenha o aplicativo gratuito radio.net

  • Guardar rádios e podcasts favoritos
  • Transmissão via Wi-Fi ou Bluetooth
  • Carplay & Android Audo compatìvel
  • E ainda mais funções

Choses à Savoir HISTOIRE: Podcast do grupo

Informação legal
Aplicações
Social
v8.3.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 1/20/2026 - 3:24:06 PM