La Coupe du monde de football 2026, qui va se dérouler du jeudi 11 juin au dimanche 19 juillet, s'annonce déjà comme un événement hors norme. Déjà parce qu'elle sera organisée pour la première fois dans trois pays: le Canada, les États-Unis et le Mexique. Ensuite parce que ce sera le premier Mondial à réunir quarante-huit équipes au lieu de trente-deux précédemment.
Mais le point qui nous intéresse aujourd'hui, c'est que cette Coupe du monde promet d'être très politique et très géopolitique. Elle se joue dans un contexte où les crispations –et c'est un euphémisme– ne manquent pas: tensions entre les États-Unis, le Canada et le Mexique; politiques migratoires restrictives de Donald Trump, avec l'enjeu des visas; déploiement possible de l'ICE (la police de l'immigration) aux abords des stades; guerre en Iran et au Moyen-Orient… Sans même parler de la proximité entre Gianni Infantino, le président de la FIFA, et Donald Trump, qui donne à l'événement une coloration diplomatique inhabituelle.
La FIFA affirme que ces inquiétudes politiques et géopolitiques seront vite éclipsées par le tournoi en lui-même. Mais peut-on vraiment isoler le spectacle sportif de la réalité géopolitique qui l'entoure? La Coupe du monde de football est-elle encore la fête populaire qu'elle promet d'être?
Pour en parler, Hélène Decommer reçoit Lukas Aubin, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il y est en charge du programme «Sport et géopolitique». Il a notamment cosigné le livre Géopolitique du sport avec Jean-Baptiste Guégan, paru en juillet 2024 aux éditions La Découverte.
Le monde devant soi est un podcast produit par Slate Podcasts.
Production éditoriale: Hélène Decommer et Marie Agassant
Présentation: Hélène Decommer
Prise de son, montage et réalisation: Aurélie Rodrigues
Musique: «Tangled», Emmit Fenn
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