Andras Pándy naît en 1927 en Hongrie. En 1956, après l'insurrection de Budapest, ce pasteur protestant s'installe à Bruxelles. Dès lors, il prend la tête d'une petite communauté hongroise. Pendant des décennies, il cultive l'image d'un homme respectable. Pourtant, derrière cette façade se cache un monstre. Dans des maisons délabrées du quartier du canal, il impose sa loi par la terreur. Dès son enfance, il soumet sa fille aînée Agnès à des viols répétés. Progressivement, sous son emprise psychologique, elle devient sa complice. Mais les violences sexuelles ne sont que le début d'une spirale meurtrière. Il commence à tuer sa première épouse. Puis, sa seconde femme, plusieurs de ses enfants et ses beaux-enfants. Les mobiles sont la domination, la jalousie et la volonté d'éliminer les témoins gênants. Les victimes sont tuées dans les caves. Puis les corps sont découpés, dissous ou dispersés près des abattoirs d'Anderlecht. Pour masquer ces disparitions, il élabore un système complexe avec de nombreux stratagèmes : faux alibis, fausses lettres, faux divorces en Hongrie et cartes postales envoyées par des figurants. Cependant, tout bascule en 1992. Agnès se rend au commissariat pour dénoncer son père. Malheureusement, Pándy réussit à la faire passer pour folle. La plainte est donc classée sans suite. Néanmoins, en 1996, le contexte change. Après l'affaire Dutroux, la justice belge réexamine toutes les disparitions suspectes. L'enquête sur Pándy reprend alors. Et c'est en septembre 1997, que la découvre des restes humains dans sa cave. Cette découverte mène à son arrestation et à celle de sa fille également. Lors de son procès en 2002, Pandi nie tout. Agnès finit par avouer sa participation à plusieurs meurtres et révèle un système criminel familial glaçant. Le père est condamné à perpétuité et sa fille à 21 ans de prison.
Cette affaire demeure l'un des dossiers criminels les plus effroyables de l'histoire judiciaire belge.
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