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Playlist Tech : les meilleurs podcasts technologie

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    Choses à Savoir TECH VERTE - La plus grande usine de captage de CO2 ouvre en Europe ?

    16/09/2026 | 2min
    La plus grande installation industrielle de captage de CO₂ d’Europe vient d’ouvrir aux Pays-Bas. Elle pourra capturer en un an ce que le monde émet en seulement onze minutes. Ce contraste spectaculaire dit presque tout du potentiel, mais aussi des limites, de cette technologie. Le site appartient au producteur d’engrais Yara, à Sluiskil. Depuis le 7 septembre, son usine de production d’ammoniac dispose d’une installation capable de capter et liquéfier jusqu’à 800 000 tonnes de CO₂ par an.

    Ce carbone ne sera pas réutilisé. Il sera chargé sur des navires, envoyé en Norvège puis injecté par Northern Lights dans une formation géologique située environ 2,6 kilomètres sous le fond de la mer du Nord. Sur quinze ans, Yara prévoit ainsi de stocker environ 12 millions de tonnes. Attention cependant au vocabulaire : il ne s’agit pas d’aspirer du CO₂ déjà présent dans l’atmosphère. Le système intercepte des émissions industrielles avant qu’elles y soient rejetées.

    Et l’ordre de grandeur est brutal. Les émissions mondiales issues des énergies fossiles ont atteint environ 38,1 milliards de tonnes en 2025. À ce rythme, 800 000 tonnes sont effectivement émises en un peu plus de onze minutes. Il faudrait théoriquement près de 48 000 installations de cette capacité pour équivaloir aux émissions fossiles mondiales d’une seule année. Alors, à quoi bon ? Parce que le captage n’est pas censé résoudre seul le changement climatique. Son intérêt est surtout dans les industries difficiles à décarboner, notamment la chimie, le ciment ou certains procédés produisant directement du CO₂. L’Agence internationale de l’énergie considère d’ailleurs le captage comme l’un des outils possibles, aux côtés de l’électrification, de l’efficacité énergétique ou de l’hydrogène.

    Sluiskil apporte également quelque chose de très concret : une chaîne transfrontalière complète, de la capture aux Pays-Bas jusqu’au stockage sous la mer en Norvège. Le chiffre des onze minutes n’invalide donc pas le projet. Il rappelle plutôt son véritable rôle. Le captage du carbone peut traiter une partie des émissions industrielles les plus difficiles à supprimer ; il ne transforme pas une technologie complémentaire en raccourci permettant d’éviter la baisse massive des émissions mondiales.
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    Choses à Savoir TECH - Taïwan investit 20 milliards aux USA pour les puces ?

    16/09/2026 | 2min
    Taïwan ne déplace plus seulement ses usines de puces vers les États-Unis : c’est désormais tout un écosystème technologique qui commence à traverser le Pacifique. Le ministre taïwanais de l’Économie, Kung Ming-hsin, a annoncé que des entreprises de l’île, hors TSMC, prévoient environ 20 milliards de dollars d’investissements américains supplémentaires. Les sociétés concernées n’ont pas été nommées, et aucun calendrier précis n’a été communiqué. Le ministère indique simplement qu’il s’agit principalement d’acteurs des semi-conducteurs, de leurs fournisseurs et des serveurs destinés à l’intelligence artificielle.

    Ces 20 milliards s’inscrivent dans un accord beaucoup plus vaste conclu avec Washington début 2026. Les entreprises taïwanaises doivent réaliser au moins 250 milliards de dollars de nouveaux investissements directs aux États-Unis. Taïwan prévoit également jusqu’à 250 milliards de dollars de garanties de crédit pour faciliter d’autres implantations. En échange, les produits taïwanais bénéficient notamment d’un tarif douanier réciproque plafonné à 15 %, tandis que les fabricants de semi-conducteurs investissant aux États-Unis obtiennent un traitement préférentiel sur certains droits américains.

    TSMC reste évidemment le poids lourd du mouvement. En juillet, le fondeur a ajouté 100 milliards de dollars à son programme en Arizona, portant son investissement prévu à 265 milliards. Quatre nouvelles usines doivent notamment produire en 2 nanomètres ou avec des procédés encore plus avancés. Mais une fab ne fonctionne jamais seule. Elle dépend de fournisseurs de matériaux, d’équipements, d’emballage avancé, d’énergie et de dizaines de services spécialisés. Attirer ce réseau autour de TSMC permet donc aux États-Unis de construire progressivement une véritable filière, plutôt que quelques usines isolées.

    Pour Taipei, l’équilibre est délicat. Le gouvernement présente ces investissements comme des décisions prises par les entreprises privées, tout en assumant une stratégie consistant à rester industriellement « enraciné à Taïwan » tout en se développant à l’étranger. Le président Lai Ching-te insiste notamment sur le maintien dans l’île des technologies essentielles et des centres de recherche.

    Le déplacement géographique des semi-conducteurs ne se mesure donc plus seulement aux usines de TSMC. Le véritable changement commence lorsque leurs fournisseurs suivent. Et c’est précisément ce mouvement que les 20 milliards annoncés viennent maintenant rendre visible.

    Source : Stack Chronicle
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    L'Actu Tech (en 3 minutes) - Uber veut vous aider à surveiller vos enfants partout

    16/09/2026 | 2min
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    Choses à Savoir TECH VERTE - Google relance une vieille centrale nucléaire américaine ?

    15/09/2026 | 2min
    Une centrale nucléaire américaine arrêtée depuis six ans pourrait redémarrer pour accompagner l’explosion des besoins électriques du cloud et de l’intelligence artificielle. Et Google participe directement à son retour. La centrale de Duane Arnold, dans l’Iowa, produisait environ 615 mégawatts avant son arrêt définitif en août 2020. Sa fermeture était déjà programmée pour des raisons économiques ; une violente tempête ayant endommagé notamment ses tours de refroidissement l’avait simplement avancée de quelques semaines.

    Six ans plus tard, l’équation a changé. NextEra Energy veut remettre le réacteur en service au début de 2029. Le département américain de l’Énergie vient de lui accorder un prêt pouvant atteindre 1,9 milliard de dollars pour financer les travaux. Google joue ici un rôle essentiel : l’entreprise a conclu avec NextEra un accord permettant de soutenir financièrement le redémarrage et d’acheter l’électricité produite afin d’accompagner le développement de ses infrastructures cloud et IA dans l’Iowa.

    Mais la centrale ne peut pas simplement être rallumée. Après plusieurs années de démantèlement, NextEra doit restaurer ou remplacer certains équipements, notamment les tours de refroidissement, puis démontrer au régulateur nucléaire américain que l’installation peut reprendre son exploitation en toute sûreté. Le calendrier de 2029 reste donc soumis aux autorisations de la NRC.

    Et Google ne s’arrête pas aux États-Unis. En Finlande, le groupe vient de signer avec Fortum un contrat nucléaire de vingt-deux ans portant sur jusqu’à la moitié de la capacité de la centrale de Loviisa. Cet accord doit contribuer à financer sa prolongation jusqu’en 2050. Dans le même temps, Google prévoit au moins 13 milliards d’euros d’investissements dans ses infrastructures finlandaises entre 2027 et 2028. Le nucléaire présente une caractéristique particulièrement recherchée par les data centers : il fournit de grandes quantités d’électricité en continu, avec peu d’émissions directes de carbone.

    L’IA est donc en train de modifier jusqu’à l’économie d’installations que le marché avait autrefois condamnées. Une centrale jugée trop chère en 2020 peut devenir stratégique quelques années plus tard, simplement parce que la valeur d’un mégawatt disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre n’est plus la même.
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    Choses à Savoir TECH - OpenAI : pas d'introduction en bourse à cause... de l'IA ?

    15/09/2026 | 2min
    OpenAI n’entrera finalement pas en Bourse en 2026. Et selon Sam Altman, ce report tient moins aux marchés financiers qu’à une question beaucoup plus inhabituelle pour une future société cotée : jusqu’où peut-on ralentir une entreprise pour des raisons de sécurité ? Le patron d’OpenAI a confirmé à Fortune qu’une introduction en Bourse cette année serait malvenue compte tenu des risques liés aux systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés. L’entreprise vise désormais au plus tôt 2027.

    Cette précision corrige surtout une incertitude. OpenAI avait déposé confidentiellement auprès du régulateur américain un projet de document d’introduction en Bourse le 8 juin. Mais l’entreprise précisait déjà qu’aucune date n’avait été décidée. Ce dépôt lui donnait simplement la possibilité d’accélérer si les conditions devenaient favorables.

    Pourquoi rester privé plus longtemps ? Parce qu’une entreprise cotée doit composer beaucoup plus directement avec les attentes de ses actionnaires et des marchés. Or Altman affirme vouloir conserver la possibilité de ralentir, voire d’arrêter certains développements, si OpenAI estime que ses modèles deviennent insuffisamment contrôlables. Dans son entretien, il assure qu’il serait prêt à défendre une telle décision face aux investisseurs.

    Le sujet dépasse donc le calendrier d’une IPO. Ces derniers jours, plusieurs figures majeures de l’intelligence artificielle ont publiquement insisté sur la nécessité de renforcer les évaluations de sécurité et éventuellement de ralentir certains travaux si les capacités progressent plus vite que les garde-fous. Cela ne signifie pas qu’OpenAI renonce à la Bourse. Une cotation lui donnerait accès à une source considérable de capitaux, alors que développer des modèles toujours plus puissants exige des investissements gigantesques dans les centres de données et les puces. Dès juin, des scénarios évoquaient une valorisation pouvant atteindre mille milliards de dollars.

    Le paradoxe est donc assez spectaculaire : OpenAI a besoin de toujours plus d’argent pour poursuivre la course à l’IA, mais veut conserver assez de liberté pour pouvoir, si nécessaire, lever le pied. Son introduction en Bourse attendra au moins 2027. La question sera alors de savoir si sécurité et pression des marchés peuvent réellement avancer au même rythme.
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