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    Les Saints de glace sont-ils une supersitition ?

    15/05/2026 | 2min
    Chaque année, au mois de mai, des millions de jardiniers scrutent le ciel avec inquiétude. Car arrivent les célèbres « saints de glace » : les 11, 12 et 13 mai, associés à saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais. Selon une vieille croyance populaire, ces journées marqueraient un dernier retour du froid avant l’arrivée définitive du printemps. Mais cette réputation est-elle vraiment fondée scientifiquement ?

    En réalité, la réponse est… oui et non.

    D’abord, il faut comprendre d’où vient cette croyance. Pendant des siècles, les paysans ont observé que le mois de mai était une période instable. On pouvait passer d’une douceur presque estivale à une brusque descente d’air froid. Or, ces refroidissements tardifs pouvaient détruire les cultures fragiles, comme la vigne ou les jeunes plants de légumes. Les saints de glace sont donc devenus un repère pratique transmis de génération en génération.

    Mais aujourd’hui, les météorologues ont des données précises. Et selon Météo-France, « ce phénomène est faux les deux tiers du temps ». Une vaste étude menée sur 130 stations météorologiques françaises entre 1951 et 2023 montre en effet que, dans 67 % des cas, les dernières gelées de l’année ont eu lieu… après les saints de glace.

    Autrement dit : contrairement à ce qu’affirme le dicton, le risque de gel ne disparaît pas magiquement après le 13 mai.

    Cela signifie-t-il que les saints de glace sont une pure superstition ? Pas complètement. Car le début du mois de mai reste une période météorologique particulière. À cette époque de l’année, l’atmosphère se réchauffe rapidement, mais l’océan Atlantique demeure encore froid. Ce contraste favorise parfois des descentes d’air polaire vers l’Europe occidentale. Résultat : des coups de froid tardifs peuvent effectivement survenir.

    Mais ces épisodes ne tombent pas systématiquement les 11, 12 et 13 mai. Certaines années, les saints de glace sont même très doux. En 2022 par exemple, la France connaissait une chaleur exceptionnelle pendant cette période. En revanche, en 2010, de vraies gelées avaient bien été observées dans plusieurs régions françaises.

    Le réchauffement climatique modifie aussi la situation. Les épisodes de gel tardif deviennent globalement moins fréquents et touchent des zones plus limitées qu’autrefois.

    Finalement, les saints de glace ne sont ni totalement un mythe, ni une loi scientifique. Ce sont surtout un héritage du savoir paysan : une règle empirique née de l’observation du climat, utile autrefois, mais beaucoup moins fiable qu’on ne l’imagine aujourd’hui.
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    Pourquoi le changement climatique est-il sexiste ?

    14/05/2026 | 2min
    Pendant longtemps, le changement climatique a été présenté comme une catastrophe “globale”, touchant tout le monde de la même manière. Mais les chiffres racontent une autre histoire. De plus en plus d’études internationales montrent que le dérèglement climatique frappe davantage les femmes. Au point que certaines ONG parlent désormais d’une crise climatique… sexiste.

    Selon le rapport Gender Snapshot 2025 d’ONU Femmes
    , les femmes représentent aujourd’hui la majorité des populations les plus vulnérables face aux catastrophes environnementales. Et cela commence par la pauvreté : en 2025, 9,2 % des femmes vivent dans l’extrême pauvreté, contre 8,6 % des hommes. Si les tendances actuelles continuent, 351 millions de femmes et de filles vivront encore dans l’extrême pauvreté en 2030.

    Pourquoi cela compte-t-il pour le climat ? Parce que les populations pauvres sont les plus exposées aux sécheresses, aux inondations, aux cyclones et aux pénuries alimentaires.

    Le rapport souligne aussi qu’environ 1,8 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable à domicile. Et dans deux foyers sur trois, ce sont les femmes qui doivent aller chercher l’eau. Quand les sécheresses s’aggravent, elles doivent parcourir des distances plus longues, parfois plusieurs heures par jour.

    Autre donnée spectaculaire : 708 millions de femmes dans le monde restent hors du marché du travail principalement à cause des tâches domestiques et du soin apporté aux proches. Lorsqu’une catastrophe climatique survient, cette charge augmente encore davantage.

    Mais le phénomène le plus alarmant concerne les violences.

    Une publication récente de la Spotlight Initiative
    , soutenue par l’ONU et l’Union européenne, explique que les crises climatiques aggravent fortement les violences faites aux femmes et aux filles. Après des catastrophes naturelles, les mariages forcés, les violences domestiques et les agressions sexuelles augmentent souvent brutalement dans les zones déplacées ou les camps de réfugiés climatiques.

    Et les chiffres globaux sont déjà immenses : selon ONU Femmes, près d’une femme sur trois subira des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Dans certains pays, plus de 30 % des femmes déclarent avoir subi des violences conjugales récentes.

    Le rapport souligne aussi un autre paradoxe : les femmes contribuent généralement moins au réchauffement climatique. Elles consomment moins d’énergie, voyagent moins en avion et possèdent moins de richesses. Pourtant, elles subissent davantage les conséquences des crises environnementales.

    Pour les ONG présentes avant le G7, cela change complètement la manière de penser l’écologie.

    Lutter contre le changement climatique ne consiste donc plus seulement à réduire les émissions de CO₂. Cela signifie aussi combattre les inégalités sociales et protéger les populations les plus vulnérables.

    Et dans une immense partie du monde… ces populations sont avant tout des femmes.
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    Pourquoi le joyau du bassin d’Arcachon est-il en train de disparaître ?

    12/05/2026 | 2min
    Face à la majestueuse Dune du Pilat, au cœur du Bassin d’Arcachon, existe un territoire aussi fragile que fascinant : le banc d’Arguin.

    Vu du ciel, ce banc de sable ressemble à une île dorée posée sur l’Atlantique. Pourtant, il ne cesse de bouger. Car le banc d’Arguin est vivant. Né des courants marins, du vent et des marées, il change constamment de forme et de taille. Mais aujourd’hui, ce mouvement naturel semble s’accélérer dangereusement.

    Depuis plusieurs années, les scientifiques observent une érosion spectaculaire du site. Certaines tempêtes hivernales ont fait disparaître plusieurs dizaines d’hectares en quelques semaines seulement. En 2024, des relevés montraient que certaines portions du banc avaient reculé de plusieurs centaines de mètres par rapport à leur position historique.

    Le problème vient notamment de la multiplication des épisodes climatiques extrêmes. Les tempêtes hivernales, plus puissantes, déplacent des masses gigantesques de sable. Les vents violents et la montée du niveau de la mer fragilisent encore davantage cet équilibre déjà précaire.

    Et ce n’est pas qu’un paysage qui disparaît.

    Le banc d’Arguin constitue une réserve naturelle nationale depuis 1972. Chaque année, des milliers d’oiseaux viennent y nicher ou s’y reposer pendant leurs migrations. Parmi eux : le goéland, l’huîtrier pie ou encore la sterne caugek, un élégant oiseau marin reconnaissable à sa huppe noire et à son cri perçant.

    Certaines espèces dépendent directement de cet espace pour se reproduire. Or, lorsque les tempêtes réduisent les plages de sable disponibles, les nids se retrouvent plus exposés aux marées et aux prédateurs. Certaines colonies voient leur taux de reproduction chuter fortement après les gros épisodes météorologiques.

    La fréquentation humaine ajoute aussi une pression supplémentaire. Chaque été, des milliers de visiteurs débarquent sur le banc d’Arguin en bateau. Malgré les réglementations, le piétinement, le dérangement des oiseaux et certaines pratiques nautiques perturbent cet écosystème extrêmement sensible.

    Les gestionnaires de la réserve tentent donc de protéger le site : zones interdites d’accès pendant la nidification, surveillance renforcée, sensibilisation des touristes… Mais face aux bouleversements climatiques, beaucoup reconnaissent que l’avenir du banc d’Arguin devient de plus en plus incertain.

    Car ce joyau du littoral français pourrait être l’un des symboles les plus visibles d’un phénomène mondial : la fragilité croissante des côtes face au changement climatique.

    Et sur le banc d’Arguin, la nature nous rappelle une chose essentielle : même les paysages qui semblent éternels peuvent disparaître.
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    Pourquoi les coraux sont-ils si essentiels pour notre planète ?

    11/05/2026 | 2min
    Quand on pense aux récifs coralliens, on imagine souvent des paysages sous-marins magnifiques, remplis de poissons et coraux multicolores. Pourtant, ces dernierssont bien plus que de simples décors exotiques. Ils jouent un rôle absolument vital pour l’équilibre de notre planète.

    D’abord, il faut comprendre une chose étonnante : les coraux ne sont ni des plantes, ni des rochers. Ce sont des animaux. Plus précisément, de minuscules organismes appelés polypes, qui vivent en colonies et fabriquent un squelette calcaire au fil du temps. Ensemble, ils construisent d’immenses récifs visibles depuis l’espace.

    Et ces récifs sont essentiels à la vie marine. On les surnomme parfois “les forêts tropicales des océans”. Pourquoi ? Parce qu’ils abritent environ 25 % de toutes les espèces marines connues, alors qu’ils couvrent moins de 1 % des fonds océaniques. Poissons, crustacés, mollusques, tortues… des millions d’êtres vivants dépendent directement des coraux pour se nourrir, se reproduire ou se protéger des prédateurs.

    Mais leur importance ne s’arrête pas là. Car les récifs coralliens protègent aussi les êtres humains. En effet dans de nombreuses régions du monde, ils forment une barrière naturelle contre les vagues, les tempêtes et les cyclones. En absorbant une partie de la puissance des océans, ils limitent l’érosion des côtes et réduisent les dégâts lors des catastrophes naturelles. Sans eux, certaines îles ou littoraux seraient beaucoup plus vulnérables.

    Et puis les coraux jouent également un rôle économique immense. Des centaines de millions de personnes vivent grâce à eux, notamment via la pêche et le tourisme. Dans certains pays tropicaux, les récifs attirent des voyageurs du monde entier et représentent une source majeure de revenus.

    Enfin les coraux intéressent aussi la médecine. Certains organismes vivant dans les récifs produisent des molécules utilisées dans la recherche contre des maladies comme le cancer, les infections ou Alzheimer. On pense même que de nombreux traitements restent encore à découvrir dans ces écosystèmes.

    Le problème, c’est que les coraux sont aujourd’hui en grand danger. Le réchauffement climatique provoque des épisodes de “blanchissement”. Cela signifie que lorsque l’eau devient trop chaude, les coraux expulsent les microalgues qui vivent en symbiose avec eux. Ils perdent alors leurs couleurs… mais surtout leur principale source d’énergie. Et si la chaleur persiste, ils meurent.

    Protéger les coraux, ce n’est donc pas seulement sauver de beaux paysages sous-marins. C’est préserver une partie essentielle de la biodiversité mondiale… et, d’une certaine manière, protéger aussi notre propre avenir.
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    Qu'est-ce qu'une superbactérie ?

    08/05/2026 | 1min
    On appelle “superbactéries” des bactéries devenues résistantes à plusieurs antibiotiques, parfois à presque tous. Le terme n’est pas scientifique au sens strict, mais il désigne un phénomène très réel : l’antibiorésistance. Concrètement, ces micro-organismes ont acquis, par mutations ou échanges de gènes, la capacité de survivre à des traitements qui étaient auparavant efficaces.
    Comment cela se produit-il ? Lorsqu’on utilise des antibiotiques, on élimine les bactéries sensibles… mais celles qui possèdent par hasard une résistance survivent. Elles se multiplient alors et transmettent leurs gènes. Certaines bactéries peuvent même échanger ces gènes entre elles via des plasmides, accélérant la diffusion de la résistance. L’usage excessif ou inadapté des antibiotiques — en médecine humaine, mais aussi en élevage — favorise fortement ce processus.
    Parmi les exemples les plus connus, on trouve le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), responsable d’infections difficiles à traiter, ou certaines souches de Escherichia coli devenues multirésistantes. Ces bactéries ne sont pas forcément plus “agressives”, mais elles sont beaucoup plus difficiles à éliminer, ce qui augmente les risques de complications.
    L’impact ne se limite pas aux hôpitaux. Dans l’environnement, les superbactéries circulent largement. On en retrouve dans les sols, les rivières, les eaux usées, voire dans l’air. Les stations d’épuration, par exemple, ne détruisent pas toujours totalement les bactéries résistantes ni les résidus d’antibiotiques. Résultat : ces éléments sont relâchés dans les milieux naturels, où ils continuent d’exercer une pression de sélection.
    L’agriculture joue aussi un rôle important. L’utilisation d’antibiotiques chez les animaux d’élevage peut favoriser l’émergence de bactéries résistantes, qui se retrouvent ensuite dans les déjections, les sols, et parfois dans la chaîne alimentaire. Ce phénomène crée un véritable cycle environnemental de la résistance.
    Les conséquences sont majeures. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’antibiorésistance est l’une des plus grandes menaces sanitaires mondiales. Elle rend certaines infections banales potentiellement graves, complique les interventions chirurgicales et limite l’efficacité de traitements essentiels.
    Mais des solutions existent. Réduire l’usage inutile des antibiotiques, améliorer l’hygiène, développer de nouveaux traitements, et surveiller les rejets environnementaux sont des leviers clés. Car les superbactéries ne sont pas une fatalité : elles sont le résultat direct de nos pratiques.
    En résumé, une superbactérie n’est pas une créature exceptionnelle, mais une bactérie devenue extrêmement résistante. Et son impact dépasse largement le cadre médical : c’est un problème global, à la fois sanitaire et environnemental.
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