1106 episódios
- Et si, pour lutter contre le réchauffement climatique, il suffisait d'aspirer le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère ? Cette idée, qui ressemble à de la science-fiction, est déjà une réalité. Des entreprises construisent aujourd'hui de gigantesques aspirateurs à CO₂. Mais ces machines peuvent-elles véritablement sauver la planète ?
Pour comprendre, il faut d'abord rappeler que le CO₂ est l'un des principaux gaz responsables du réchauffement climatique. En s'accumulant dans l'atmosphère, il retient une partie de la chaleur émise par la Terre, renforçant l'effet de serre.
Les scientifiques ont donc imaginé des installations capables de retirer directement ce gaz de l'air. Cette technologie porte un nom : la capture directe dans l'air, ou DAC, pour Direct Air Capture.
Son fonctionnement est relativement simple.
D'immenses ventilateurs aspirent l'air extérieur et le font passer à travers des filtres contenant des substances chimiques capables de retenir le CO₂.
Ces filtres sont ensuite chauffés pour libérer le gaz capturé. Celui-ci peut alors être comprimé et injecté profondément sous terre, dans des formations géologiques où il restera emprisonné pendant des milliers d'années.
En Islande, l'entreprise suisse Climeworks a inauguré en 2024 une installation baptisée Mammoth. Elle a été conçue pour capturer jusqu'à 36 000 tonnes de CO₂ par an.
Mais cette technologie présente trois difficultés majeures.
La première est son efficacité à grande échelle. En 2025, l'humanité a rejeté environ 42 milliards de tonnes de CO₂ dans l'atmosphère. Or, les quantités actuellement capturées par ces machines restent infimes en comparaison.
D'ailleurs, Mammoth est encore loin de sa capacité théorique : durant les six premiers mois de 2026, elle n'a retiré que 675 tonnes nettes de CO₂.
Deuxième problème : le coût. Selon l'Agence internationale de l'énergie, capturer une tonne de CO₂ avec les technologies actuelles peut coûter entre 500 et 1 900 dollars. Généraliser ces installations représenterait donc des investissements considérables.
Enfin, ces aspirateurs consomment beaucoup d'énergie. Si cette énergie provient de combustibles fossiles, une partie du bénéfice climatique disparaît.
Faut-il alors abandonner cette technologie ?
Pas nécessairement. Les scientifiques considèrent qu'elle pourrait devenir particulièrement utile pour compenser certaines émissions difficiles à éliminer, notamment dans l'aviation ou l'industrie.
Mais elle ne peut pas remplacer la réduction des émissions à leur source.
Car, finalement, il est beaucoup plus efficace d'empêcher le CO₂ d'entrer dans l'atmosphère que de dépenser ensuite de l'énergie pour l'en retirer.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Alors chaque année, le même phénomène se répète : les journées raccourcissent, les températures chutent et l'hiver s'installe. Mais pourquoi fait-il plus froid en hiver qu'en été ? La réponse paraît évidente : nous serions plus éloignés du Soleil. Pourtant, cette explication est fausse !
En réalité, dans l'hémisphère Nord, la Terre est même légèrement plus proche du Soleil en janvier qu'en juillet ! Alors comment expliquer ce paradoxe ?
Tout repose sur une particularité de notre planète : l'inclinaison de son axe de rotation.
En effet, la Terre tourne autour du Soleil en un an, mais son axe n'est pas parfaitement perpendiculaire au plan de son orbite. Il est incliné d'environ 23,5 degrés.
Cette inclinaison est à l'origine des saisons.
Pour comprendre pourquoi, imaginons une lampe torche éclairant une table. Si vous dirigez la lumière perpendiculairement à sa surface, elle se concentre sur une petite zone. Mais si vous inclinez la lampe, la même quantité de lumière se répartit sur une surface beaucoup plus grande.
Par conséquent, chaque centimètre carré reçoit moins d'énergie.
C'est exactement ce qui se produit en hiver.
Dans l'hémisphère Nord, la Terre est alors orientée de telle manière que les rayons du Soleil arrivent plus obliquement. Leur énergie se répartit donc sur une surface plus importante, ce qui réduit le réchauffement du sol.
Mais ce n'est pas tout.
L'inclinaison terrestre provoque également un deuxième phénomène essentiel : les journées sont plus courtes.
En hiver, le Soleil se lève plus tard et se couche plus tôt. Le sol dispose donc de moins d'heures pour absorber son énergie.
À l'inverse, les nuits sont plus longues, ce qui laisse davantage de temps à la surface terrestre pour perdre de la chaleur.
Résultat : jour après jour, le bilan énergétique devient déficitaire. La Terre reçoit moins d'énergie solaire qu'elle n'en perd sous forme de rayonnement infrarouge.
C'est cette accumulation de pertes qui explique la baisse progressive des températures.
D'ailleurs, les journées commencent à rallonger dès le solstice d'hiver, autour du 21 décembre. Pourtant, les températures les plus basses surviennent généralement en janvier ou février.
Pourquoi ? Parce que les océans, les sols et l'atmosphère possèdent une inertie thermique : ils continuent à se refroidir pendant plusieurs semaines avant de se réchauffer.
Enfin, dans l'hémisphère Sud, les saisons sont inversées. Lorsque l'Europe connaît l'hiver, l'Australie profite de l'été.
Ainsi, contrairement à une idée reçue, ce n'est pas la distance entre la Terre et le Soleil qui explique principalement les saisons, mais l'inclinaison de notre planète.
Et une différence de seulement 23,5 degrés suffit à transformer radicalement notre climat au fil de l'année.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Aujourd’hui, lorsque nous pensons à une période glaciaire, nous imaginons d’immenses glaciers recouvrant l’Europe ou l’Amérique du Nord. Mais il y a plusieurs centaines de millions d’années, notre planète a connu un phénomène beaucoup plus spectaculaire : la Terre aurait été presque entièrement recouverte de glace, y compris au niveau de l’équateur !
Les scientifiques appellent ce phénomène la « Terre boule de neige », ou Snowball Earth.
Cette situation extrême se serait produite au moins deux fois, pendant une période géologique appelée le Cryogénien.
La première grande glaciation, dite sturtienne, commence il y a environ 717 millions d’années et s’achève 58 millions d’années plus tard. La seconde, appelée marinoenne, se termine il y a environ 635 millions d’années.
Mais comment la Terre a-t-elle pu se transformer en gigantesque congélateur ?
Tout commence probablement par une diminution importante des températures, favorisée notamment par une baisse de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre.
À mesure que les glaciers progressent, un mécanisme amplifie le refroidissement : l’effet d’albédo.
En effet, contrairement aux océans, qui absorbent une grande partie de l’énergie solaire, la neige et la glace la réfléchissent vers l’espace.
Par conséquent, plus la surface glacée augmente, moins la Terre absorbe de chaleur. Elle refroidit donc davantage, ce qui favorise encore la formation de glace.
C’est un véritable cercle vicieux.
Mais comment sait-on que les glaciers ont pu atteindre l’équateur ?
Grâce aux roches. Les géologues ont découvert sur plusieurs continents des dépôts caractéristiques des glaciers, formés à des époques où ces régions se trouvaient près des tropiques.
Cependant, une question demeure : les océans étaient-ils entièrement gelés ? Certains chercheurs défendent plutôt l’hypothèse d’une « Terre boule de neige fondue », avec quelques zones d’eau libre.
Et surtout, comment la vie a-t-elle survécu ?
À cette époque, elle était principalement microscopique. Des organismes auraient pu trouver refuge sous la banquise, dans des poches d’eau liquide ou près de sources hydrothermales sous-marines.
Reste une dernière énigme : comment notre planète est-elle sortie de cet hiver interminable ?
La réponse se trouve probablement dans les volcans.
Même sous la glace, l’activité volcanique continuait à libérer du dioxyde de carbone. Or, comme l’altération des roches, qui contribue normalement à absorber ce gaz, était fortement ralentie, le CO₂ s’est progressivement accumulé dans l’atmosphère.
Jusqu’à provoquer un puissant réchauffement, entraînant la fonte des glaces.
Ces épisodes nous enseignent une chose essentielle : le climat terrestre peut connaître des bouleversements extrêmes, mais la vie possède une remarquable capacité de résistance.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - On connaît tous les tornades, ces gigantesques tourbillons capables de détruire des maisons en quelques secondes. Mais il existe un phénomène météorologique beaucoup moins connu, qui peut provoquer des dégâts encore plus étendus : le derecho.
Ce mot, d'origine espagnole, signifie « tout droit ». Et c'est précisément ce qui caractérise ce phénomène.
Contrairement à une tornade, dont les vents tournent autour d'un axe, un derecho est constitué d'une vaste ligne d'orages produisant des vents destructeurs qui soufflent principalement en ligne droite.
Cette ligne orageuse peut s'étendre sur plusieurs centaines de kilomètres et se déplacer à une vitesse impressionnante.
Mais comment se forme-t-elle ?
Tout commence avec de puissants orages. À l'intérieur de leurs nuages, de grandes quantités d'air refroidi descendent brutalement vers le sol. Ces courants descendants, appelés « rafales descendantes », s'étalent ensuite horizontalement en produisant des vents violents.
Lorsque plusieurs orages s'organisent et que leurs rafales se renforcent mutuellement, ils peuvent former un système particulièrement puissant et durable.
Pour parler de derecho, les météorologues retiennent généralement une trajectoire de dégâts d'au moins 400 kilomètres, avec des vents dépassant 93 km/h sur une grande partie du parcours.
Mais les rafales peuvent atteindre 150, voire 200 km/h !
Alors pourquoi ce phénomène est-il si dangereux ?
D'abord, parce que son étendue est considérable. Une tornade dévaste généralement un couloir relativement étroit. Un derecho, lui, peut endommager des régions entières, détruisant des bâtiments, déracinant des forêts et provoquant des coupures d'électricité massives.
Ensuite, parce qu'il avance extrêmement rapidement, laissant parfois très peu de temps aux populations pour se protéger.
L'histoire européenne en offre un exemple spectaculaire.
Le 1er août 1674, une gigantesque ligne d'orages traverse l'Europe occidentale, depuis le nord de la France jusqu'aux Pays-Bas et à l'Allemagne.
Aux Pays-Bas, la ville d'Utrecht est particulièrement touchée. La violence des vents provoque notamment l'effondrement de la nef de sa célèbre cathédrale, tandis que son immense tour reste miraculeusement debout.
Des reconstructions scientifiques modernes estiment que certaines rafales auraient pu dépasser 200 km/h. Ces valeurs restent néanmoins des estimations établies à partir des dégâts historiques.
Plus récemment, en août 2020, un derecho a ravagé une partie du Midwest américain, détruisant des millions d'arbres et causant des milliards de dollars de dommages.
Finalement, le danger particulier d'un derecho ne réside pas nécessairement dans des vents plus puissants que ceux des tornades les plus violentes, mais dans sa capacité à frapper une superficie immensément plus grande.
C'est cette combinaison de violence, de rapidité et d'étendue qui en fait l'un des phénomènes orageux les plus redoutables.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Mais podcasts de Ciência
Podcasts em tendência em Ciência
Sobre Choses à Savoir PLANETE
Un podcast dédié à la protection de la planète ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Site de podcastOuça Choses à Savoir PLANETE, Horizonte de Eventos e muitos outros podcasts de todo o mundo com o aplicativo o radio.net

Obtenha o aplicativo gratuito radio.net
- Guardar rádios e podcasts favoritos
- Transmissão via Wi-Fi ou Bluetooth
- Carplay & Android Audo compatìvel
- E ainda mais funções
Obtenha o aplicativo gratuito radio.net
- Guardar rádios e podcasts favoritos
- Transmissão via Wi-Fi ou Bluetooth
- Carplay & Android Audo compatìvel
- E ainda mais funções


Choses à Savoir PLANETE
Leia o código,
baixe o aplicativo,
ouça.
baixe o aplicativo,
ouça.
Choses à Savoir PLANETE: Podcast do grupo







































