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    Pourquoi davantage de loups vont pouvoir être abattus en France ?

    22/1/2026 | 1min
    En France, davantage de loups vont pouvoir être abattus parce que le gouvernement veut répondre à une situation jugée de plus en plus explosive : la multiplication des attaques sur les troupeaux, et la colère grandissante du monde pastoral.

    Cette actualité a été relancée par l’annonce de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a indiqué une hausse de 10% du quota annuel de loups pouvant être abattus. Concrètement, cela représente une vingtaine d’animaux supplémentaires autorisés à être prélevés chaque année, en plus du plafond existant.
    Mais pourquoi augmenter ce quota, alors que le loup est une espèce protégée ?

    D’abord parce que le loup est devenu, en quelques années, un vrai casse-tête politique et environnemental. L’animal recolonise de nombreux territoires, notamment en montagne mais aussi dans des zones de plus en plus inattendues. Et dans le même temps, les éleveurs constatent davantage d’attaques : moutons, chèvres, parfois même bovins. Or chaque attaque, ce n’est pas seulement un coût économique : c’est aussi du stress pour les éleveurs, des bêtes blessées ou paniquées, et des semaines de travail réduites à néant en une nuit.

    Ensuite, parce que l’État estime que les outils actuels ne suffisent plus. Depuis des années, on mise sur les clôtures électriques, les filets, les chiens de protection, la présence humaine renforcée… mais ces mesures ont des limites : elles coûtent cher, elles demandent du temps, et elles ne sont pas applicables partout, notamment en estive, sur de très grands espaces.

    La logique du gouvernement est donc la suivante : si les attaques augmentent, il faut pouvoir augmenter les tirs de défense ou de régulation, afin de limiter la pression sur les troupeaux. Le quota annuel joue ici un rôle crucial : il définit le nombre maximum d’animaux pouvant être tués légalement.

    Enfin, il y a aussi un contexte européen : le statut du loup en Europe a été assoupli récemment, passant d’un niveau de protection “strict” à un niveau de protection un peu moins contraignant, ce qui ouvre la porte à des politiques nationales plus offensives.

    Conclusion : davantage de loups pourront être abattus parce que l’État veut montrer qu’il agit face à la détresse des éleveurs. Mais cette décision relance un débat brûlant : jusqu’où aller sans remettre en cause le retour du loup, symbole d’une biodiversité restaurée… mais difficile à faire cohabiter avec le pastoralisme.
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    Quel territoire bouge de 2cm par an ?

    20/1/2026 | 1min
    Le territoire qui “migre” d’environ 2 cm par an, c’est bien le Groenland. Mais pourquoi bouge-t-il ?

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    Pourquoi l'application Recphishing fait-elle hurler les pêcheurs ?

    19/1/2026 | 1min
    Imaginez : vous partez pêcher, au lever du jour, pour le plaisir, pour le calme… et soudain, vous découvrez qu’on veut transformer votre sortie en session de “reporting” administratif, smartphone obligatoire, déclaration quotidienne, cases à cocher. C’est exactement ce que promet l’application RecFishing. Et c’est pour ça qu’elle fait hurler une partie des pêcheurs de loisir.

    RecFishing, c’est une application développée dans le cadre d’une réglementation européenne : elle doit servir à enregistrer les pêcheurs de loisir et à déclarer les captures de certaines espèces dites “sensibles”, sur les façades Manche, Atlantique et mer du Nord. L’idée officielle est simple : mieux connaître les prélèvements réels des pêcheurs amateurs afin de mieux gérer les stocks, et donc protéger la ressource. Sur le papier, c’est un objectif environnemental assez logique.

    Mais dans la réalité, la mesure a immédiatement été perçue comme une contrainte énorme. Déjà parce que la pêche de loisir représente des millions de pratiquants. Leur demander de déclarer quotidiennement des prises, c’est introduire une surveillance généralisée d’une activité qui, jusqu’ici, était surtout encadrée par des tailles minimales et des quotas. Pour beaucoup, c’est un changement culturel : on passe d’un loisir à une activité tracée, presque suspecte.

    Ensuite, parce que ce dispositif repose sur un outil unique : l’application. Pas de déclaration papier prévue. Et là, énorme paradoxe : l’application n’est même pas prête. Elle devait entrer en vigueur le 10 janvier 2026, mais les autorités ont dû annoncer un report, en invoquant des difficultés techniques : la plateforme RecFishing n’est pas opérationnelle, donc l’obligation de déclaration est repoussée à une date ultérieure. Dit autrement : on impose une obligation… sans avoir l’outil pour l’appliquer. Et ça, pour les pêcheurs, c’est la goutte d’eau.

    Enfin, il y a un fond de colère plus large : de nombreux pêcheurs amateurs ont le sentiment d’être montrés du doigt, alors qu’ils se considèrent comme des acteurs de terrain, souvent très impliqués dans la protection des milieux. Ils craignent aussi que ces données servent ensuite à durcir les règles, limiter l’accès, ou multiplier les sanctions.

    Bref : RecFishing devait être un outil moderne pour l’environnement. Pour beaucoup de pêcheurs, elle ressemble surtout à un contrôle numérique… et en plus, elle n’est même pas prête.
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    Pourquoi le changement climatique favorise les migraines ?

    16/1/2026 | 2min
    Les migraines ne sont pas une maladie nouvelle. Pourtant, partout dans le monde, un phénomène intrigue les médecins : si le nombre de personnes migraineuses reste relativement stable, la violence et la durée des crises, elles, augmentent nettement. En une dizaine d’années, la sévérité moyenne des crises aurait presque doublé. Et de plus en plus de scientifiques établissent aujourd’hui un lien clair avec le réchauffement climatique.

    La migraine est une maladie neurologique complexe, caractérisée par une hypersensibilité du cerveau à certains stimuli. Lumière, bruit, stress, manque de sommeil… mais aussi variations de température, pression atmosphérique et humidité. Or, ce sont précisément ces paramètres que le changement climatique modifie de façon brutale et répétée.

    Une étude publiée en 2023 dans la revue Headache a analysé les données de plusieurs dizaines de milliers de patients migraineux sur différents continents. Les chercheurs ont observé une corrélation nette entre l’augmentation des températures extrêmes et l’intensité des crises. Lors des vagues de chaleur, les crises sont plus longues, plus douloureuses et moins sensibles aux traitements habituels. Le climat n’augmente donc pas le nombre de migraineux, mais abaisse le seuil de déclenchement des crises chez les personnes déjà vulnérables.

    Pourquoi ? D’abord parce que la chaleur agit directement sur la dilatation des vaisseaux sanguins, un mécanisme central dans la migraine. Lorsque la température extérieure augmente, les vaisseaux se dilatent pour réguler la chaleur corporelle, ce qui peut amplifier les signaux douloureux dans le cerveau. À cela s’ajoute la déshydratation, plus fréquente en période de forte chaleur, qui est un déclencheur bien connu de migraine.

    Mais le climat agit aussi de manière plus insidieuse. Les changements rapides de pression atmosphérique, de plus en plus fréquents avec les phénomènes météorologiques extrêmes, perturbent le système nerveux autonome. Chez les migraineux, ce système est déjà hypersensible. Résultat : des crises plus fréquentes, mais surtout plus difficiles à contrôler.

    Le réchauffement climatique influence également le sommeil, la qualité de l’air et le niveau de stress chronique — trois facteurs étroitement liés à la migraine. Les nuits trop chaudes fragmentent le sommeil, la pollution atmosphérique favorise l’inflammation cérébrale, et l’adaptation constante à des conditions extrêmes fatigue l’organisme.

    Les migraines deviennent ainsi un indicateur sanitaire du dérèglement climatique. Une douleur invisible, individuelle, mais révélatrice d’un déséquilibre global. À mesure que la planète se réchauffe, les corps sensibles réagissent les premiers.

    Comprendre ce lien, c’est rappeler que le changement climatique n’est pas seulement une affaire de glaciers ou de degrés supplémentaires. Il s’inscrit déjà dans notre système nerveux, dans nos maux de tête, et dans la manière dont notre cerveau tente, parfois douloureusement, de s’adapter à un monde qui change trop vite.
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    Qu’est-ce exactement qu’une nappe phréatique?

    15/1/2026 | 1min
    Prenons le temps de comprendre un élément fondamental mais souvent mal connu de notre planète : la nappe phréatique. Invisible à l’œil nu, elle joue pourtant un rôle essentiel dans notre accès à l’eau, dans les écosystèmes et dans l’équilibre climatique local.

    Une nappe phréatique est une réserve naturelle d’eau souterraine. Elle se forme lorsque l’eau de pluie, de fonte des neiges ou des rivières s’infiltre lentement dans le sol. Cette eau descend à travers les couches de terre et de roches jusqu’à rencontrer une couche imperméable, comme de l’argile ou de la roche compacte. À cet endroit, l’eau s’accumule et remplit les pores, fissures et interstices du sol : c’est la nappe phréatique.

    Contrairement à une idée répandue, une nappe phréatique n’est pas un grand lac souterrain. Il s’agit plutôt d’une éponge géante, constituée de sable, de graviers ou de roches fracturées, saturée d’eau. Le niveau supérieur de cette zone saturée est appelé le niveau de la nappe, ou niveau phréatique. Ce niveau varie au fil des saisons : il monte après les périodes de pluie et baisse lors des sécheresses.

    Les nappes phréatiques sont essentielles pour plusieurs raisons. D’abord, elles constituent l’une des principales sources d’eau potable dans le monde. De nombreux puits et forages puisent directement dans ces réserves souterraines. Ensuite, elles alimentent naturellement les sources, les rivières et les zones humides, surtout en période sèche. Sans elles, beaucoup de cours d’eau s’assécheraient complètement.

    Il existe différents types de nappes. Les nappes phréatiques dites « libres » sont proches de la surface et directement influencées par les pluies. Les nappes « captives », elles, sont enfermées entre deux couches imperméables et peuvent être situées à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Elles sont souvent plus anciennes et se renouvellent beaucoup plus lentement.

    Cette lenteur est justement l’un des grands enjeux environnementaux. Une nappe phréatique peut mettre des dizaines, voire des milliers d’années à se recharger. Lorsqu’on la surexploite — pour l’agriculture, l’industrie ou l’urbanisation — son niveau baisse, parfois de manière irréversible. De plus, les pollutions de surface, comme les pesticides ou les hydrocarbures, peuvent s’infiltrer et contaminer durablement ces eaux.

    En résumé, une nappe phréatique est une réserve d’eau discrète mais vitale. La protéger, c’est préserver une ressource essentielle à la vie, aujourd’hui et pour les générations futures.

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