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- Le 16 septembre 2023, les sismologues du monde entier détectent un phénomène totalement inexplicable. Leurs instruments enregistrent un signal étrange, qui se répète avec une régularité parfaite, toutes les 92 secondes. Et surtout, ce signal persiste pendant neuf jours consécutifs !
Ce n'est ni un tremblement de terre classique, ni une éruption volcanique. Les chercheurs parlent même d'un « objet sismique non identifié ».
Il faudra près d'un an d'enquête pour découvrir l'origine de ce mystérieux phénomène : un gigantesque effondrement survenu au Groenland, directement lié au réchauffement climatique.
Tout commence dans le fjord Dickson, une vallée étroite envahie par la mer, située à l'est du Groenland.
Ce jour-là, une montagne s'effondre brutalement. Environ 25 millions de mètres cubes de roches et de glace dévalent la pente avant de plonger dans les eaux du fjord.
Le choc est colossal. Il provoque un mégatsunami dont l'eau remonte jusqu'à 200 mètres de hauteur sur les parois environnantes. C'est l'équivalent d'un immeuble de plus de 60 étages !
Mais le plus étonnant reste à venir.
Contrairement à un tsunami classique, dont les vagues se propagent vers le large, une grande partie de l'eau se retrouve piégée dans ce fjord particulièrement étroit.
Elle commence alors à osciller d'une paroi à l'autre, comme l'eau d'une baignoire lorsqu'on la secoue.
Ce phénomène porte un nom scientifique : une seiche.
Les chercheurs estiment que l'eau formait initialement une oscillation d'environ sept mètres de hauteur. Et chaque aller-retour exerçait une pression gigantesque sur les parois rocheuses.
Résultat : ces mouvements ont fait vibrer la croûte terrestre, produisant un signal détectable jusqu'en Antarctique.
Et cette oscillation s'est poursuivie pendant neuf jours, diminuant très progressivement d'intensité !
En septembre 2024, une équipe internationale de 68 scientifiques publie l'explication dans la revue Science.
Mais pourquoi cet effondrement s'est-il produit ?
Les chercheurs mettent en cause le réchauffement climatique. Pendant des décennies, un glacier situé au pied de la montagne avait contribué à soutenir les roches. En s'amincissant sous l'effet de la hausse des températures, il a progressivement perdu cette fonction stabilisatrice.
La montagne a fini par céder.
Heureusement, aucune victime n'a été recensée.
Cette catastrophe illustre toutefois un danger émergent : en faisant fondre les glaciers, le réchauffement climatique peut déstabiliser des montagnes entières et provoquer des tsunamis gigantesques.
Et désormais, nous savons qu'un effondrement localisé peut même faire vibrer la planète pendant plusieurs jours.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - En octobre 2026, la NASA annonce avoir détecté dans l'océan Pacifique les signes d'un phénomène climatique potentiellement historique. Les eaux se réchauffent, le niveau de la mer augmente et certaines régions de l'océan changent même de couleur. Tous ces indices révèlent un épisode d'El Niño qui pourrait devenir le plus puissant jamais observé depuis 1950.
Mais qu'est-ce qu'El Niño exactement ?
Il s'agit d'un phénomène climatique naturel qui se produit généralement tous les deux à sept ans dans l'océan Pacifique tropical.
En temps normal, des vents réguliers, appelés alizés, soufflent d'est en ouest, de l'Amérique du Sud vers l'Asie. Ils repoussent les eaux chaudes vers l'Indonésie et l'Australie, tandis que des eaux froides remontent des profondeurs près des côtes sud-américaines.
Mais pendant un épisode d'El Niño, ces vents faiblissent, parfois considérablement. Les eaux chaudes se déplacent alors vers l'est, provoquant un réchauffement inhabituel d'une immense partie du Pacifique.
Et ce bouleversement peut avoir des conséquences sur le climat mondial.
En effet, les océans jouent un rôle fondamental dans la circulation de la chaleur et de l'humidité. Lorsque leurs températures changent, les courants atmosphériques et les précipitations sont également perturbés.
Certaines régions, comme l'Indonésie et l'Australie, peuvent connaître des sécheresses importantes, favorisant les incendies. À l'inverse, certaines zones d'Amérique du Sud peuvent subir des pluies torrentielles et des inondations.
Mais revenons aux observations de la NASA.
Grâce au satellite Sentinel-6, les scientifiques ont constaté que le niveau de la mer avait augmenté localement de 30 à 40 centimètres dans certaines parties du Pacifique. Pourquoi ? Parce que l'eau chaude se dilate et occupe davantage de volume.
Autre découverte étonnante : grâce au satellite PACE, les chercheurs observent que certaines eaux deviennent sensiblement plus bleues.
L'explication se trouve dans le phytoplancton, ces organismes microscopiques qui constituent la base de nombreuses chaînes alimentaires marines.
Lorsque les eaux chaudes empêchent les eaux profondes, riches en nutriments, de remonter à la surface, le phytoplancton se raréfie. L'océan perd alors une partie de ses teintes verdâtres.
Mais ce qui inquiète particulièrement les climatologues, c'est l'intensité exceptionnelle de l'épisode actuel.
Selon les prévisions publiées par l'agence américaine NOAA en octobre 2026, il existe 83 % de probabilités qu'El Niño atteigne, entre octobre et décembre, une intensité supérieure aux épisodes enregistrés depuis 1950, selon l'indicateur utilisé.
Ce record reste donc une prévision, pas encore une certitude.
Une chose est néanmoins claire : un phénomène qui commence par un simple changement de température dans l'océan Pacifique peut finir par bouleverser les conditions météorologiques à l'autre bout de la planète.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - À plus de 1 000 kilomètres du pôle Nord, au cœur d'une montagne glacée, se cache l'un des bunkers les plus importants de la planète. Il ne renferme ni armes, ni or, ni documents secrets, mais des millions de graines destinées à préserver notre alimentation. Et en octobre 2026, l'Ukraine vient d'y déposer 773 échantillons de semences pour les protéger de la guerre.
Mais pourquoi conserver des graines dans un bunker arctique ?
Ce lieu extraordinaire s'appelle la Réserve mondiale de semences du Svalbard. Il se trouve sur une île norvégienne et a été inauguré en 2008.
Son objectif est simple : constituer une immense sauvegarde de la biodiversité agricole mondiale.
Car les plantes que nous cultivons aujourd'hui ne sont pas éternelles. Certaines variétés peuvent disparaître à cause des guerres, des catastrophes naturelles, des maladies ou du changement climatique.
Or, lorsqu'une variété végétale disparaît, c'est aussi une partie de son patrimoine génétique qui risque d'être perdue définitivement.
C'est pourquoi des pays du monde entier envoient au Svalbard des copies de leurs collections de semences.
Les graines sont conservées à une température constante de moins 18 degrés, dans des salles creusées à plus de 100 mètres à l'intérieur d'une montagne. Le froid ralentit considérablement leur vieillissement et permet de préserver leur capacité à germer pendant de longues périodes.
Aujourd'hui, plus de 1,4 million d'échantillons y sont entreposés.
Mais revenons à l'Ukraine.
Depuis l'invasion russe de 2022, les collections de semences du pays sont menacées. À Kharkiv, notamment, des bombardements ont endommagé les infrastructures de la banque nationale de ressources génétiques végétales.
Pour éviter de perdre ce patrimoine irremplaçable, les scientifiques ukrainiens ont donc expédié, le 13 octobre 2026, 773 échantillons représentant différentes cultures : de l'orge, du millet, du sarrasin ou encore des pois.
L'intérêt dépasse largement les frontières ukrainiennes.
Ces graines possèdent des caractéristiques génétiques parfois uniques. Certaines variétés résistent mieux à la sécheresse, au froid ou aux maladies. Elles pourraient donc permettre aux agriculteurs de développer demain des cultures mieux adaptées au réchauffement climatique.
Et ce système a déjà prouvé son utilité.
En 2015, des chercheurs ont récupéré des semences conservées au Svalbard pour reconstituer des collections agricoles devenues inaccessibles à cause de la guerre en Syrie.
Finalement, ce bunker n'est pas seulement une assurance contre les catastrophes. Il constitue une véritable bibliothèque du vivant.
Une bibliothèque dans laquelle chaque graine préservée représente peut-être une solution pour nourrir l'humanité de demain.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Et si, pour lutter contre le réchauffement climatique, il suffisait d'aspirer le dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère ? Cette idée, qui ressemble à de la science-fiction, est déjà une réalité. Des entreprises construisent aujourd'hui de gigantesques aspirateurs à CO₂. Mais ces machines peuvent-elles véritablement sauver la planète ?
Pour comprendre, il faut d'abord rappeler que le CO₂ est l'un des principaux gaz responsables du réchauffement climatique. En s'accumulant dans l'atmosphère, il retient une partie de la chaleur émise par la Terre, renforçant l'effet de serre.
Les scientifiques ont donc imaginé des installations capables de retirer directement ce gaz de l'air. Cette technologie porte un nom : la capture directe dans l'air, ou DAC, pour Direct Air Capture.
Son fonctionnement est relativement simple.
D'immenses ventilateurs aspirent l'air extérieur et le font passer à travers des filtres contenant des substances chimiques capables de retenir le CO₂.
Ces filtres sont ensuite chauffés pour libérer le gaz capturé. Celui-ci peut alors être comprimé et injecté profondément sous terre, dans des formations géologiques où il restera emprisonné pendant des milliers d'années.
En Islande, l'entreprise suisse Climeworks a inauguré en 2024 une installation baptisée Mammoth. Elle a été conçue pour capturer jusqu'à 36 000 tonnes de CO₂ par an.
Mais cette technologie présente trois difficultés majeures.
La première est son efficacité à grande échelle. En 2025, l'humanité a rejeté environ 42 milliards de tonnes de CO₂ dans l'atmosphère. Or, les quantités actuellement capturées par ces machines restent infimes en comparaison.
D'ailleurs, Mammoth est encore loin de sa capacité théorique : durant les six premiers mois de 2026, elle n'a retiré que 675 tonnes nettes de CO₂.
Deuxième problème : le coût. Selon l'Agence internationale de l'énergie, capturer une tonne de CO₂ avec les technologies actuelles peut coûter entre 500 et 1 900 dollars. Généraliser ces installations représenterait donc des investissements considérables.
Enfin, ces aspirateurs consomment beaucoup d'énergie. Si cette énergie provient de combustibles fossiles, une partie du bénéfice climatique disparaît.
Faut-il alors abandonner cette technologie ?
Pas nécessairement. Les scientifiques considèrent qu'elle pourrait devenir particulièrement utile pour compenser certaines émissions difficiles à éliminer, notamment dans l'aviation ou l'industrie.
Mais elle ne peut pas remplacer la réduction des émissions à leur source.
Car, finalement, il est beaucoup plus efficace d'empêcher le CO₂ d'entrer dans l'atmosphère que de dépenser ensuite de l'énergie pour l'en retirer.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Alors chaque année, le même phénomène se répète : les journées raccourcissent, les températures chutent et l'hiver s'installe. Mais pourquoi fait-il plus froid en hiver qu'en été ? La réponse paraît évidente : nous serions plus éloignés du Soleil. Pourtant, cette explication est fausse !
En réalité, dans l'hémisphère Nord, la Terre est même légèrement plus proche du Soleil en janvier qu'en juillet ! Alors comment expliquer ce paradoxe ?
Tout repose sur une particularité de notre planète : l'inclinaison de son axe de rotation.
En effet, la Terre tourne autour du Soleil en un an, mais son axe n'est pas parfaitement perpendiculaire au plan de son orbite. Il est incliné d'environ 23,5 degrés.
Cette inclinaison est à l'origine des saisons.
Pour comprendre pourquoi, imaginons une lampe torche éclairant une table. Si vous dirigez la lumière perpendiculairement à sa surface, elle se concentre sur une petite zone. Mais si vous inclinez la lampe, la même quantité de lumière se répartit sur une surface beaucoup plus grande.
Par conséquent, chaque centimètre carré reçoit moins d'énergie.
C'est exactement ce qui se produit en hiver.
Dans l'hémisphère Nord, la Terre est alors orientée de telle manière que les rayons du Soleil arrivent plus obliquement. Leur énergie se répartit donc sur une surface plus importante, ce qui réduit le réchauffement du sol.
Mais ce n'est pas tout.
L'inclinaison terrestre provoque également un deuxième phénomène essentiel : les journées sont plus courtes.
En hiver, le Soleil se lève plus tard et se couche plus tôt. Le sol dispose donc de moins d'heures pour absorber son énergie.
À l'inverse, les nuits sont plus longues, ce qui laisse davantage de temps à la surface terrestre pour perdre de la chaleur.
Résultat : jour après jour, le bilan énergétique devient déficitaire. La Terre reçoit moins d'énergie solaire qu'elle n'en perd sous forme de rayonnement infrarouge.
C'est cette accumulation de pertes qui explique la baisse progressive des températures.
D'ailleurs, les journées commencent à rallonger dès le solstice d'hiver, autour du 21 décembre. Pourtant, les températures les plus basses surviennent généralement en janvier ou février.
Pourquoi ? Parce que les océans, les sols et l'atmosphère possèdent une inertie thermique : ils continuent à se refroidir pendant plusieurs semaines avant de se réchauffer.
Enfin, dans l'hémisphère Sud, les saisons sont inversées. Lorsque l'Europe connaît l'hiver, l'Australie profite de l'été.
Ainsi, contrairement à une idée reçue, ce n'est pas la distance entre la Terre et le Soleil qui explique principalement les saisons, mais l'inclinaison de notre planète.
Et une différence de seulement 23,5 degrés suffit à transformer radicalement notre climat au fil de l'année.
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