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Choses à Savoir PLANETE

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  • Choses à Savoir PLANETE

    Pourquoi l'Écosse légalise-t-elle la crémation par l'eau ?

    26/03/2026 | 2min
    Voici les liens pour écouter l'épisode Pourquoi le tapis de course a-t-il été un instrument de torture ?

    Apple Podcasts:
    https://podcasts.apple.com/fr/podcast/pourquoi-le-tapis-de-course-a-t-il/id1048372492?i=1000756915527

    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/1JZfMJW5Cu88LpK2VQlCSr?si=07106fbff27b41ac

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    En Écosse, une évolution discrète mais symbolique vient de franchir un cap : la légalisation de la crémation par l’eau, aussi appelée “aquamation” ou hydrolyse alcaline. Pour la première fois depuis 1902 — date du cadre légal moderne sur les pratiques funéraires — une alternative officielle à la crémation par le feu est autorisée. Et derrière cette décision se cache une préoccupation très contemporaine : l’impact environnemental de nos rites funéraires.
    Contrairement à une idée répandue, la crémation classique n’est pas neutre pour la planète. Elle nécessite des températures extrêmement élevées, autour de 800 à 1 000 °C, alimentées par du gaz, ce qui génère des émissions de CO₂. À cela s’ajoutent des polluants issus de la combustion, notamment liés aux matériaux des cercueils ou à certaines substances présentes dans le corps.
    L’aquamation repose sur un principe très différent. Le corps est placé dans une cuve hermétique contenant de l’eau et une solution alcaline — généralement de l’hydroxyde de potassium. L’ensemble est chauffé à environ 150 °C, sous pression, pendant plusieurs heures. Ce processus accélère une réaction naturelle : la décomposition des tissus, comparable à ce qui se produit dans le sol, mais en beaucoup plus rapide. À la fin, il ne reste que les os, qui sont séchés puis réduits en une poudre blanche remise aux proches, comme dans une crémation classique.
    L’intérêt écologique est réel. Ce procédé consomme moins d’énergie que la crémation au feu et émet nettement moins de gaz à effet de serre. Il n’y a pas de combustion, donc pas de fumées ni de rejets atmosphériques toxiques. Quant au liquide résiduel, il est stérile et peut être traité dans les systèmes d’assainissement.
    Pourquoi l’Écosse maintenant ? D’abord parce que les mentalités évoluent. La demande pour des funérailles “plus vertes” progresse. Ensuite, parce que plusieurs pays ou régions — notamment certains États américains et le Canada — ont déjà encadré cette pratique, offrant des précédents juridiques. Enfin, les autorités écossaises ont estimé que le cadre existant, vieux de plus d’un siècle, ne correspondait plus aux enjeux environnementaux actuels.
    Cette légalisation ne signifie pas que l’aquamation va remplacer la crémation traditionnelle du jour au lendemain. Mais elle ouvre une nouvelle voie, plus en phase avec les préoccupations écologiques contemporaines.
    Au fond, même dans la mort, nos choix commencent à refléter une question devenue centrale : quel impact voulons-nous laisser derrière nous ?
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    Qu'est-ce que le surgreffage qui transforme le vin rouge en vin blanc ?

    24/03/2026 | 2min
    À Bordeaux, une technique discrète intrigue de plus en plus : le surgreffage. Elle permet, en quelques mois seulement, de transformer une vigne produisant du raisin rouge en vigne donnant du raisin blanc. Une sorte de “changement d’identité” végétal, bien réel — mais sans magie.
    Pour comprendre, il faut rappeler que la couleur du vin ne dépend pas du sol ni du climat, mais du cépage, c’est-à-dire de la variété de vigne. Or chaque pied de vigne est constitué de deux parties : le porte-greffe (les racines, souvent résistantes aux maladies) et le greffon (la partie aérienne, qui produit les raisins). C’est ce greffon qui détermine la couleur et les arômes.
    Le surgreffage consiste à remplacer ce greffon sans arracher le pied. Concrètement, on coupe le tronc de la vigne existante, puis on insère un nouveau greffon — par exemple un cépage blanc comme le sauvignon blanc — sur un pied qui produisait auparavant du merlot ou du cabernet. Le système racinaire reste intact, mais la partie supérieure change. Résultat : dès la saison suivante, la vigne peut produire des raisins… blancs.
    Pourquoi faire cela ? Principalement pour des raisons économiques et climatiques. À Bordeaux, la demande en vins rouges a tendance à diminuer, tandis que celle pour les vins blancs progresse. Replanter entièrement un vignoble prend du temps — souvent 3 à 5 ans avant une production significative. Le surgreffage, lui, permet de gagner un temps précieux : la vigne étant déjà adulte, elle repart plus vite.
    Il y a aussi une logique d’adaptation au changement climatique. Certains cépages rouges, comme le merlot, souffrent davantage de la chaleur et de la sécheresse. Passer à des cépages blancs, parfois plus adaptés, devient une stratégie pour maintenir la qualité et l’équilibre des vins.
    Techniquement, l’opération demande un vrai savoir-faire. La greffe doit être précise pour que les tissus cicatrisent correctement. Le moindre défaut peut compromettre la reprise. Mais lorsqu’elle réussit, le taux de reprise est élevé et la transformation spectaculaire.
    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le vin ne “devient” pas blanc à partir d’un raisin rouge. On change simplement la variété produite par la plante. Le surgreffage est donc une solution rapide, pragmatique et de plus en plus utilisée pour faire évoluer les vignobles sans repartir de zéro.
    Une manière, en somme, de réécrire l’avenir d’un terroir… sans en changer les racines.
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    Comment différencier le mistral et la tramontane ?

    23/03/2026 | 2min
    Mistral ou tramontane ? Deux vents célèbres du sud de la France, souvent confondus, mais pourtant bien distincts si l’on sait où regarder.
    Première différence : leur zone d’influence. Le mistral souffle principalement dans la vallée du Rhône et en Provence, de Lyon jusqu’à la Méditerranée, notamment vers Marseille. La tramontane, elle, concerne surtout le Languedoc et le Roussillon, autour de Perpignan et jusqu’aux Pyrénées. Autrement dit, ils ne frappent pas exactement les mêmes régions.
    Deuxième élément clé : leur trajectoire. Le mistral descend du nord, canalisé par la vallée du Rhône, ce qui accélère sa vitesse. Il arrive donc du nord ou du nord-ouest. La tramontane, elle, souffle plutôt du nord-ouest, en passant entre le Massif central et les Pyrénées, comme dans un couloir naturel. Dans les deux cas, le relief joue un rôle d’“entonnoir” qui renforce la puissance du vent.
    Troisième différence : leur origine météorologique. Le mistral apparaît généralement lorsqu’une zone de haute pression s’installe à l’ouest (souvent vers l’Atlantique) et une dépression vers l’est (Italie ou Méditerranée). L’air est alors aspiré vers le sud, créant ce flux rapide et froid. La tramontane repose sur un mécanisme assez proche, mais implique souvent une dépression sur le golfe du Lion et un anticyclone sur l’Atlantique, ce qui accentue un flux nord-ouest plus direct.
    Côté sensations, ils partagent plusieurs caractéristiques : ce sont des vents froids, secs et violents. Ils peuvent dépasser les 100 km/h, surtout en hiver et au printemps. Mais le mistral est particulièrement réputé pour dégager le ciel : après son passage, la lumière devient d’une clarté exceptionnelle, typique de la Provence. La tramontane aussi assèche l’air et nettoie le ciel, mais elle est souvent perçue comme plus irrégulière, avec des rafales parfois très brusques.
    Enfin, leur impact culturel diffère légèrement. Le mistral fait partie intégrante de l’imaginaire provençal, évoqué par les peintres et les écrivains. La tramontane, elle, est presque une identité climatique du Roussillon, parfois associée à une forme de rudesse du paysage.
    En résumé : mistral à l’est du Rhône, tramontane plus à l’ouest ; mistral venant du nord, tramontane du nord-ouest ; deux vents cousins, mais ancrés dans des géographies distinctes.
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    Rediffusion - Pourquoi Jean-Henri Fabre est-il un génie ?

    20/03/2026 | 2min
    Jean-Henri Fabre, surnommé « l’Homère des insectes », est une figure fascinante de la science du XIXe siècle. Né en 1823 dans une modeste famille de l’Aveyron, il grandit en pleine nature, développant très tôt une passion pour l’observation du monde vivant. Pourtant, rien ne le prédestinait à devenir l’un des plus grands entomologistes de son temps.

    Issu d’un milieu pauvre, Fabre doit se battre pour apprendre. Élève brillant mais sans moyens, il suit des études grâce à une bourse et devient instituteur. Curieux de tout, il étudie en autodidacte la physique, la chimie et surtout l’histoire naturelle. Son appétit insatiable pour la connaissance le pousse à mener des expériences dans des conditions rudimentaires.

    Mais ce sont les insectes qui captivent le plus son attention. Contrairement aux scientifiques de son époque, qui se contentent de classifier les espèces, Fabre veut comprendre leur comportement. Il passe des heures à observer les scarabées, les guêpes fouisseuses et les araignées, notant avec une précision remarquable leurs habitudes et stratégies de survie. Ses expériences, souvent réalisées dans son propre jardin, révèlent des faits stupéfiants. Il découvre, par exemple, comment certaines guêpes paralysent leurs proies avec une incroyable précision, ou comment les insectes utilisent des signaux chimiques pour communiquer.

    Son approche, basée sur l’observation directe et l’expérimentation, est révolutionnaire pour son époque. Mais son indépendance et son refus des dogmes scientifiques lui valent aussi des critiques. Pourtant, il ne se décourage pas. Il publie ses travaux sous une forme accessible, notamment dans son œuvre majeure, « Souvenirs entomologiques », une série de dix volumes où il raconte avec un talent littéraire rare ses découvertes sur la vie des insectes.

    Reconnu tardivement, Fabre reçoit les éloges de Darwin lui-même, qui admire la rigueur de ses observations. Il finit par obtenir une reconnaissance mondiale, bien qu’il ait toujours vécu modestement, loin des cercles académiques.

    Jean-Henri Fabre meurt en 1915, laissant derrière lui un héritage scientifique immense. Son approche sensible et rigoureuse de la nature a ouvert la voie à l’éthologie moderne, et ses écrits continuent d’émerveiller aussi bien les scientifiques que les amoureux de la nature. Un autodidacte de génie qui nous rappelle que la curiosité et la passion peuvent faire avancer la science bien plus que les diplômes.

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    Rediffusion - Pourquoi les arbres poussent-ils de plus en plus haut ?

    19/03/2026 | 2min
    La montée en altitude des arbres dans les montagnes est un phénomène de plus en plus observé à travers le monde, en raison du réchauffement climatique. Bien que cela puisse sembler anodin, voire positif à première vue, ce déplacement progressif des forêts vers des altitudes plus élevées soulève plusieurs problématiques écologiques préoccupantes.

    Un indicateur du réchauffement climatique
    L'élévation des températures mondiales permet aux arbres de coloniser des zones auparavant trop froides pour leur croissance. Ainsi, dans de nombreuses chaînes de montagnes, on observe une remontée de la limite forestière, parfois de plusieurs dizaines de mètres par décennie. Par exemple, dans les Alpes suisses, des observations récentes ont révélé que des espèces comme le mélèze et l'arolle colonisent des altitudes de plus en plus élevées. Un mélèze a été découvert à 2 971 mètres, tandis qu'un genévrier a été trouvé au-dessus de 3 000 mètres, ce qui illustre la progression des arbres vers des zones autrefois inhospitalières. En Amérique du Sud, le Polylepis tarapacana forme des forêts entre 4 000 et 5 000 mètres dans le parc national du Sajama, en Bolivie, constituant ainsi les forêts les plus hautes de la planète.

    Menace pour la biodiversité alpine
    Les écosystèmes de haute montagne sont particulièrement vulnérables aux changements environnementaux. Ces milieux abritent des espèces végétales et animales adaptées à des conditions extrêmes, qui ne peuvent pas survivre si la température augmente et que leur habitat se réduit. Lorsque les arbres progressent en altitude, ils colonisent des prairies alpines et des zones de toundra, mettant en péril ces milieux ouverts riches en biodiversité. Des espèces comme le lagopède alpin ou certaines plantes endémiques voient leur habitat naturel réduit et se retrouvent poussées vers des zones encore plus élevées.

    Déséquilibre hydrologique et impact sur les sols
    Les montagnes jouent un rôle crucial dans le cycle de l’eau, en régulant le débit des rivières et en stockant l’eau sous forme de neige et de glace. La montée des arbres modifie ces équilibres en influençant l’évapotranspiration et l’infiltration des eaux. Les racines des arbres peuvent modifier la structure des sols, accélérant l’érosion et augmentant le risque de glissements de terrain.

    En conclusion, bien que la progression des arbres en altitude puisse sembler être une adaptation naturelle au changement climatique, elle représente un défi majeur pour la conservation des écosystèmes de montagne et nécessite une attention particulière afin de préserver la biodiversité et les services écosystémiques associés.
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