On poursuit cette émission non pas avec un film, mais avec une série proposée par le cinéaste et scénariste Éric Rochant, célèbre pour la série du Bureau des Légendes ou son film Un monde sans pitié, co-écrite et réalisée avec sa fille Capucine Rochant.
Cette série s’intitule Bandi, sans t à la fin, parce qu’elle se déroule en Martinique, et alterne entre français et créole. Elle est filmée à l’opposé des clichés touristiques, dans les quartiers défavorisés de cette île des Antilles.
Disponible sur Netflix en huit épisodes de 55 minutes chacun, la série suit l’évolution de la famille Lafleur, constituée de onze frères et sœurs, que l’on découvre alors que leur mère, pilier et seule source de revenus d’une cellule familiale dont le père est en détention, vient de mourir dans un accident de la route.
Pour survivre et ne pas être séparés, plusieurs des frères se lancent dans le trafic de drogue, dans des styles différents, incarnés par l’opposition entre les deux frères Kylian et Kingsley, qui ont chacun leur façon de faire du business.
Cette série réalisée et produite par des figures du cinéma hexagonal, mais voulant représenter des décors de palmiers, des trafics de drogue, des courses en scooters débridés et des dialogues en créole ne produit-elle que des clichés ? Autrement posé, est-elle exotique en nous montrant un univers rarement vu à l’écran ou exotisante en ne nous présentant que des images attendues voire problématiques ?
Bandi, signé Éric et Capucine Rochant, est disponible sur Netflix depuis le début du mois d’avril.
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