114 episódios
- Artiste pluridisciplinaire parmi les plus influents de sa génération, Ibrahim Mahama s’est imposé sur la scène internationale par ses installations réalisées à partir de matériaux collectés, d’archives et de fragments de patrimoine industriel qu’il réactive pour façonner de nouveaux imaginaires.
Son œuvre explore les héritages coloniaux et postcoloniaux du Ghana. La question extractiviste est au cœur de cette conférence et de son exposition en préparation à la Fondation Cartier, intitulée Le Temps des Récoltes. S’appuyant sur l’histoire industrielle et commerciale de son pays, il interroge la circulation des biens, la transmission des savoir-faire et la préservation du patrimoine. Son travail met en lumière les continuités et les ruptures politiques, sociales et économiques, en portant une attention particulière aux infrastructures, aux traces du passé et aux dynamiques collectives. Au-delà de sa pratique artistique, Ibrahim Mahama a joué un rôle important dans le développement de la scène artistique contemporaine ghanéenne. Depuis 2019, il a créé plusieurs espaces culturels et artistiques à Tamale, notamment le Savannah Centre for Contemporary Art (SCCA), Red Clay et Nkrumah Volini, offrant ainsi de nouveaux lieux de production, d'échange et d'apprentissage artistiques dans le nord du Ghana. Au cours de cette conférence, l’artiste revient sur son travail et amorce une réflexion plus large sur une œuvre majeure : le Parliament of Ghosts. Cette installation prend la forme d’une chambre parlementaire autant que d’une agora autour de laquelle les visiteurs sont invités à s’asseoir. Elle incarne la pratique collective et vivante de l’artiste, qui façonne le présent en créant des espaces de vie et de potentiels à partir de matériaux anciens. Comme l’écrit l’artiste : « C’est du passé que l’on peut exhumer le potentiel de l’avenir. Le futur n’est pas une chose qui “existe” simplement quelque part ; il vit aussi dans nos mémoires, sous la forme de futurs inaccomplis ». Amphithéâtre des logesMardi 29 septembre 2026 - Emma Bigé – danseuse et philosophe – et Gisèle Vienne – artiste, chorégraphe et metteure en scène interviennent autour de la question de l’archive comme endroit de luttes et de résistance.
Du répertoire scénique à la performance, le corps, envisagé comme archive vivante, enregistre et transmet des mémoires, des récits, des batailles. La rencontre est conçue et modérée par Audrey Illouz et le collectif Bapperf (Camille Paillou, Salomé Daheron, Baptiste Agnero-Rigot et Raphaëlle Louise) une association créée par et pour des étudiantes et étudiants en 2025 afin de soutenir la performance en archivant et diffusant les créations des artistes des Beaux-Arts de Paris.
Rencontre précédée de deux performances :
17h - performance de diplôme d'Adrien Bougrat à la bibliothèque d'art contemporain. Pour Couvertures, les œuvres sont réalisées à partir d'une collection de livres de rebut qui sont exposés, transformés ou manipulés en décalage avec leur usage commun et de manière à révéler la superposition des écritures qu'ils portent jusqu'à nous.
18h - performance Depths from deep cuts, une articulation réimaginée du solo de Brian Campbell (où chant, danse, musique et geste brasse nos imaginaires de l’érotique et des écosystèmes) avec les étudiantes et étudiants de l’atelier Hyunh.
Amphithéâtre des Loges
Jeudi 11 juin 2026
Crédits photos :
Visuel SOS © Création 2026 / Design : © DACM / Gisèle Vienne / Photographe : © Jean Louis Fernandez Affiche correspondant à une performance passée au Palais de Tokyo - Archive Fever, avec Emma Bigé, Hélène Giannecchini, Marcela Santander Corvalán © Photo Makoto Ôkubo / Collage Théo Storf - Annette Messager, ancienne cheffe d'atelier aux Beaux-Arts de Paris et artiste du Pavillon français à la 51e Biennale de Venise, échange avec Marie-Laure Bernadac, préfacière de son ouvrage Et pourtant…, paru alors que le Musée de la Chasse et de la Nature lui consacre actuellement une exposition personnelle : Une hirondelle ne fait pas le printemps. La rencontre sera suivie d'une signature.À partir de cette cartographie de l’œuvre d’Annette Messager, qui réunit notamment poèmes, notes d’atelier inédites ou carnets intimes elles reviennent sur une œuvre importante, Les pensionnaires (1971-1972), sur l’album-collection qui l’accompagne et sur la présence de l’écrit dans l’œuvre d’Annette Messager. Comme le note Marie-Laure Bernadac : « Cette installation polymorphe de 1971-1972 est une œuvre fondatrice parce qu’elle rassemble toutes ses pratiques artistiques : cahiers, animaux empaillés, dessins, planches documentaires, écriture, alphabet et énonce d’emblée le dédoublement de sa démarche, divisée entre artiste et collectionneuse (…) Cette déclaration sur la division de l’appartement et sur la double identité est un manifeste de la situation d’artiste-femme pour Annette Messager ». Amphithéâtre des logesMardi 2 juin 2026Crédits photos : © Droits réservés
- De l’indépendance à la permaculture institutionnelle
Le commissaire d’expositions Guillaume Désanges, aujourd’hui président du Palais de Tokyo revient sur sa pratique curatoriale telle qu’elle a pu se déployer collectivement aux laboratoires d’Aubervilliers puis à travers sa structure de production indépendante WorkMethod ou depuis 2022 au Palais de Tokyo. Il abordera notamment la notion de permaculture institutionnelle (qu’il a développé dans son petit traité de permaculture institutionnelle, pour un site de création contemporaine vivant et productif) et la manière dont ce concept peut devenir effectif dans la programmation du Palais de Tokyo et notamment dans la saison Norme Corps, une saison qui interroge positivement les notions de vulnérabilité, de fragilité, de handicap et d’écarts par rapport aux normes pour proposer des expériences artistiques qui bouleversent les idées reçues.
En conversation avec Audrey Illouz, responsable de la programmation culturelle aux Beaux-Arts de Paris.
Amphithéâtre des loges
jeudi 28 mai 2026
Crédit photo : © Palais de Tokyo, 2022 - Entre conférence et performance, Sally Bonn présente les résultats d’une recherche – qui prend parfois les allures d’une enquête – pour rendre compte d’une forme nouvelle de porosité entre les pratiques artistiques et les pratiques d’écriture dans l’art contemporain.
À partir d’exemples actuels, il s’agit de rendre compte de ces gestes presque archaïques auxquels semblent remonter les artistes qui usent de mots et les poètes ou écrivains qui dessinent, dans une tentative sans cesse renouvelée de saisir par le corps ce qui nous fait être au monde, ou, pour le dire comme Michaux, ce qui nous fait « participer au monde par des lignes ».
La recherche de Sally Bonn est nourrie par une sorte d’enquête et ne s’éloigne jamais d’une forme de plaisir du texte. La riche matière rassemblée, dynamique et actuelle, visuelle et textuelle, sert de modèle à une singulière manière de penser en agissant.
Mardi 12 mai 2026
Amphithéâtre des Loges
Crédit photo : © Jean-Luc Perez
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Sobre Beaux-Arts de Paris
En lien étroit avec l'actualité des grands noms de la création artistique et de la pensée contemporaine sont invités à dialoguer soit avec Alain Berland pour la programmation culturelle "Penser le Présent" soit dans le cadre des Chaires animées par des artistes, théoriciens ou professionnels aux Beaux-Arts de Paris.
Site de podcastOuça Beaux-Arts de Paris, Audio LIVRO PAI RICO PAI POBRE e muitos outros podcasts de todo o mundo com o aplicativo o radio.net

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