C dans l'air du 7 avril 2026 - Trump : "une civilisation entière va mourir ce soir"
Tout détruire « en quatre heures ». Donald Trump a lancé un nouvel ultimatum à l’Iran. Le président des États-Unis menace de s’attaquer aux infrastructures essentielles iraniennes, notamment à tous les ponts et centrales électriques du pays, si le détroit d’Ormuz n’est pas débloqué, alors que la flambée des prix des carburants a des conséquences de plus en plus sérieuses à travers le monde.
Allant toujours plus loin dans les menaces, Donald Trump a indiqué qu’il ne s’« inquiétait pas » de commettre des crimes de guerre en bombardant des centrales iraniennes civiles, et a affirmé cet après-midi : « Une civilisation entière va disparaître ce soir, pour ne plus jamais réapparaître. »
Israël a mené ce mardi des frappes « d’ampleur » sur des infrastructures en Iran et a exhorté les Iraniens à ne pas prendre le train jusqu’à ce soir.
Les autorités iraniennes ont fait état, de leur côté, d’attaques ayant visé au moins deux ponts dans le centre du pays. Des frappes ont également été menées contre l’île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l’industrie pétrole iranienne, selon les médias d’état iranien. L’ambassadeur iranien au Pakistan a déclaré que les discussions pour un cessez-le-feu approchaient « d’une étape critique », alors qu’Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement des forces armées iraniennes, a mis en garde : la « rhétorique arrogante » de Donald Trump n’a « pas d’effet » sur les opérations de l’armée iranienne. Les Gardiens de la Révolution ont promis une « riposte majeure » après l’élimination, lundi, de leur chef du renseignement, Majid Khademi, tué dans une frappe israélienne. Ils ont également promis de « priver les États-Unis et leurs alliés du pétrole et du gaz de la région pendant des années » et d’étendre leur riposte au-delà de la région s’ils « franchissent les lignes rouges ».
Dans le même temps, Emmanuel Macron a annoncé ce mardi sur X que Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran.
À quelques heures de l’expiration de l’ultimatum de Donald Trump, et alors que les négociations achoppent, la communauté internationale retient son souffle face au risque d’une escalade militaire sans précédent dans la région. Selon le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, la crise actuelle est déjà plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies. Pessimiste quant au contexte actuel, il alerte sur des risques de pénuries et estime qu’un « rationnement de l’énergie pourrait bientôt être instauré » dans beaucoup de pays.
Nos experts :
- Jean Paul Palomeros -Ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales
- Delphine Minoui - Grand reporter pour le Figaro, spécialiste du Moyen-Orient
- Patricia Allemonière- Grand reporter, ancienne correspondante permanente à Jérusalem