Notre pause géopolitique nous entraîne aujourd’hui à vous parler d’eau ; l’eau source de toute vie, creuset des plus grandes civilisations, un capital essentiel pour les hommes, leur environnement, leurs activités… L’eau porte en elle la clé de notre survie collective et mérite bien notre intérêt. Notre planète bleue est en réalité un vaste océan salé mais les hommes ont besoin d’eau douce. Si l’on exclut la calotte glaciaire, l’eau douce accessible ne représente que 0, 5 % de l’eau présente sur terre ; elle est fournie par le cycle naturel de l’eau, présente dans les précipitations, lacs, fleuves, glaciers et nappes souterraines. C’est là l’or bleu, dont l’humanité ne peut se passer. Or la consommation d’eau douce a été multipliée par 5 dans la seconde moitié du XXe siècle alors que la population mondiale était multipliée par 2 et depuis la consommation continue de progresser d’1% par an. A la fin de l’année 2026 se tiendra aux Emirats Arabes Unis, une conférence mondiale sur l’Eau co-organisée par le Sénégal. Ce sera la 3e : La première avait été organisée en 1977, la seconde en 2018, c’est dire que longtemps, la question de l’eau n’a guère mobilisé. Les choses changent-elles ? En janvier dernier, l’ONU a tiré la sonnette d’alarme, publiant un rapport affirmant que la planète est entrée « dans l’ère de la faillite hydrique mondiale ». Nous consommons plus d’eau que la Terre ne peut en produire tous les ans, puisant de manière irréversible dans nos stocks. En quoi les conditions de vie des hommes en sont-elles en seront-elles affectées ? L’humanité pourra-t-elle disposer au XXIe siècle de l’eau dont elle a besoin, en quantité comme en qualité ?