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Une psychanalyse à fleur d'inconscient

Liliane Fainsilber
Une psychanalyse à fleur d'inconscient
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  • Une psychanalyse à fleur d'inconscient

    Sous le signe du petit bonheur la chance : comment choisit-on son psychanalyste ? (Podcast n° 63)

    08/05/2026 | 11min
    Sous le signe du petit bonheur la chance, comment l'analysant choisit-il son psychanalyste ?
    Le choix du psychanalyste avec lequel on souhaite entreprendre une psychanalyse semble en effet soumis la plupart du temps au hasard, au hasard des rencontres, cependant ce choix est non seulement prédéterminé mais surdéterminé comme tout symptôme.
    Comme on dit “c'était écrit”” mais en un lieu de Réel que Freud a nommé l’inconscient . C’est là que se trouvent inscrites les lettres, les marques de son nom propre.
    Donc pour découvrir comment on choisit son psychanalyste, il convient tout d’abord d’évoquer l’importance du nom propre du sujet dans toute analyse. Elle à d’ailleurs été soulignée par Lacan, il indiquait en effet ceci “ vous savez, comme analystes, l’importance qu’à dans toute analyse le nom propre du sujet. Vous devez toujours faire attention à comment s’appelle votre patient.”
    Qu’est-ce qu’un nom propre ? C’est donc la question que se pose Lacan à partir de la clinique analytique.
    Je cite Lacan : “il ne peut y avoir de définition du nom propre que dans la mesure où nous nous apercevons du rapport de l’émission nommante avec quelque chose qui dans sa nature radicale est de l’ordre de la lettre.
    Pour appuyer sa définition, il donne l’exemple des deux noms propres, Cléopâtre et Ptolémée, qui ont permis de déchiffrer, à partir des lettres grecques et coptes connues, les hiéroglyphes de la pierre de Rosette.
    A partir de leur nom propre, les analystes peuvent-ils déchiffrer les pierres de Rosette de leurs analysants, déchiffrer les lettres de leur désir, celles qui se sont inscrites au lieu de l’Autre, celui de l’inconscient ?
    Pour étayer mon propos sur cette question du nom propre et son importance dans le déchiffrage des symptômes et même de toutes les formations de l’inconscient, y compris celles de la psychopathologie de la vie quotidienne, j’évoquerai, un exemple clinique qui m’appartient, pour décrire comment, entre beaucoup d’autres choses, le nom propre du sujet intervient, sans qu’il n’en sache rien, dans le choix du psychanalyste avec qui il espère faire une psychanalyse. Il semble bien en effet qu’il doit exister entre l’analysant et l’analyste ce que j'appellerai une sorte “accointance" ou de connivence de lettres entre leurs noms propres.
    J’utilise ce petit assemblage de lettres dans ce podcast :

    JACQUES LACAN

    Le baron de SIGOGNAC / Le capitaine FRACASSE

    LILIANE CAPDEILLAYRE ( mon nom de jeune fille)

    J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un
    des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la
    psychanalyse".
    (  https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/ ) 

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Une psychanalyse à fleur d'inconscient

    La renommée d'Emile Zola ( podcast n° 62)

    19/03/2026 | 9min
    Se demandant par quels mécanismes les poètes et les romanciers arrivent à nous intéresser, à nous toucher, par leurs œuvres, Freud compare leurs inventions littéraires tout d’abord aux jeux des enfants, puis aux fantaisies ou aux rêveries diurnes des adultes en proie aux insatisfactions de leur vie réelle.
    Ces fantaisies sont toujours des rêves de gloire associés à des rêves érotiques puisque tous les exploits du sujet sont toujours en fait dédiés à une Dame. Le poète ou le romancier est celui qui sait mettre en mots ses fantaisies et c’est en s’identifiant à ses héros, que le lecteur partage toutes leurs épreuves et leurs triomphes. Cet auteur devient célèbre, il est reconnu. Il a, comme on dit, un nom, voire un grand nom.
    Tout comme James Joyce voulait se faire un nom, un nom dont les universitaires s’occuperaient pendant trois cents ans, Emile Zola comptait “lancer son nom à la face de tous ceux qui l’avaient méprisé, en choisissant pour dieux, l’orgueil et le mépris, surtout en faisant mordre ses ennemis par le serpent de l’envie ». C’est tout au moins ce qu’il écrivait à Paul Cézanne, l’année de ses vingt ans.
    Mais ne peut-on pas dire que Zola avait aussi trouvé, indépendamment de son oeuvre littéraire, son heure de gloire dans la réalité et d’une façon inattendue, un peu en marge de ses talents de romancier, lorsque fort courageusement il s’est risqué à prendre parti dans l’affaire Dreyfus, avec son célèbre « J’accuse ».
    N’a-t-il pas eu ainsi l’occasion de mettre en acte et en scène ce dont il témoignait l’année de ses vingt ans, celui de jeter à la face du monde ce nom, son nom, Emile Zola.

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  • Une psychanalyse à fleur d'inconscient

    L'hystérie de Gustave Flaubert, dans sa vie et dans son oeuvre ( Podcast n 61)

    29/01/2026 | 11min
    Gustave Flaubert, l’un de nos grands écrivains français pourrait être étudié aussi comme un très beau cas d’hystérie masculine, aussi beau que celui de Dostoïevski.
    Vous savez peut-être qu’en son temps, Freud avait écrit un magnifique essai ayant pour titre Dostoïevski et le parricide. Il y analysait cliniquement ce qu’il appelait son hystéro-épilepsie, un forme grave d’hystérie qui prenaient la forme de crises d”épilepsie. Selon lui, elles n'étaient pas d’origine organique mais manifestations de sa névrose hystérique.
    Pour Freud, ces attaques de mort signifient qu’on a souhaité la mort de quelqu’un et que maintenant on est ce mort. Que selon la théorie analytique cet autre est le père et qu’ainsi l’attaque hystérique est une punition pour ce souhait de mort du père haï”.
    Gustave Flaubert dans sa correspondance avait lui même décrit ces premières attaques de mort,
    Il a transcrit, tout comme Dostoiveski, dans ses œuvres aussi les traces de sa névrose et notamment dans l’un de ses trois contes, “La légende de Saint Julien l’hospitalier”. Écrit dans une très belle langue, très riche, comme un beau conte médiéval, on peut dire que cette légende a été pour lui en somme la chanson de geste de sa névrose. Ce conte de Flaubert peut être mis au rang des grandes oeuvres qui célèbrent ce désir de la mort du père et des effets qu’il a sur le sujet.
    De nombreuses analyses, surtout littéraires, de ce conte ont été faites.
    Quelques interprétations analytiques ont également été tentées. On peut remarquer que Gustave Flaubert était appelé “l’Ermite de Croisset” et tout comme Saint Julien, il demeurait au bord d’un fleuve, en bord de Seine. Pourtant à la différence de Julien, il n’avait pas consacré sa vie à Dieu mais à la littérature. Il a ainsi assumé la paternité et la célébrité de ses œuvres mais surtout dans cette légende de Saint Julien, il a pu décrire la magnifique transmutation de la haine en amour qu’exige de nous notre civilisation et qui ennoblit notre parcours d’être humain.

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  • Une psychanalyse à fleur d'inconscient

    La parole du père, celle de Jacob Freud ( Podcast n°60)

    08/12/2025 | 8min
    Parmi tous les rêves que Freud nous a confiés dans L'interprétation des rêves, il y en a un qui me paraît mériter particulièrement notre attention, Il a d’ailleurs été souvent repris dans le fil de son ouvrage. C’est le rêve dit du comte de Thun. Il est en quelque sorte la source, l’assise même non seulement de ce travail de déchiffrage du rêve mais aussi de toute l'œuvre freudienne. On y trouve en effet rapporté, à cette occasion, une parole du père qui pour Freud a dû décider de toute sa destinée d’homme et d'inventeur de la psychanalyse.
    Je ne peux tirer de ce rêve que quelques fils qui pourront servir à ma démonstration. Freud se montre dans ce rêve d’humeur belliqueuse. La veille, à la gare, partant en vacances, il rencontre le Comte de Thun. Toute une série d’associations surgissent à propos de ceux qui sont nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il chantonne même un air des noces de Figaro : « s’il veut la danse, Monsieur le Comte, ce sera moi… », C’est ainsi que Freud se met à la place de Figaro qui espère se venger du Comte Almaviva qui convoite sa fiancée Suzanne. C’est un rêve de lutte des classes.
    Mais l’essentiel est quand même que dans le fil de ce rêve, Freud nous raconte un souvenir d’enfance où, alors âgé 7 ou huit ans, il avait uriné dans la chambre de ses parents et en leur présence. Son père, Jacob Freud, en ces circonstances, avait alors prononcé ces paroles fatidiques “ on ne fera rien de ce garçon”.
    Freud nous dit que ce rêve du Comte de Thun est un typique rêve d’ambition urétrale ainsi qu’un rêve de vengeance à l’égard du père : dans le texte du rêve, « il voit, de façon plastique, son père, infirme qui urine devant lui. Une inversion donc de cette scène d’enfance humiliante.
    Mais ce n’est que dans un autre chapitre qu’il consacre à l’absurdité dans les rêves et qu’il associe toujours d’ailleurs aux rêves de mort de personnes chères, qu’il nous en donnera son interprétation avec une série d’équivoques signifiantes qui malheureusement ne peuvent être qu’en grande partie, perdues en français.

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    Idées de suicide dans la névrose obsessionnelle et dans l'hystérie ( Podcast n°59)

    08/11/2025 | 10min
    Je ne suis pas sûre que de nos jours, beaucoup d’analystes et d'analysants se plongent encore dans les textes de Freud et notamment dans celui de ces cinq psychanalyses. Je souhaiterais vous donner envie de les lire et de les relire comme étant de beaux exemples de ce qu’est la clinique analytique à sa source.
    Ainsi parmi ces cinq psychanalyses, dans celle de l'Homme aux rats, Freud décrit «quelques obsessions et leurs explications » (p 220) Donc en plus de la description et du déchiffrage de sa grande obsession des rats, obsession selon laquelle, son père et sa dame seraient condamnés au supplice des rats, supplice chinois au cours de lequel on introduisait de force un rat affamé dans l’anus du supplicié, Il en décrit deux autres à titre d’exemple, sous le terme de « compulsion au suicide ».
    Dans les deux exemples que Freud nous donne il s'agit toujours d'une implication logique qui a cette structure : « Si .... Alors…. “ Freud écrit « si différente que puisse paraître cette compulsion de la précédente, l'ordre direct de se suicider,elles ont un trait important commun : leur genèse en tant que réaction à une rage extrêmement soustraite au conscient, rage dirigée contre la personne qui trouble l'amour.”
    Comment ces idées de suicide prennent-elles forme dans la névrose hystérique ? Freud nous l’indique, pour avoir éprouvé de tels désirs de mort, il se produit une identification à ce mort. Et cette fois-ci on peut se référer à la première des cinq psychanalyses, celle de Dora. Est-ce que la même forme de l'implication logique appliquée aux obsessions peut rendre compte de ce mode hystérique selon lequel se manifeste le désir de suicide ? En bref, j'aimerais bien trouver la petite formule qui correspondrait à l'hystérie.
    Parmi les lettres que Freud envoyait à Fliess, on trouve quelques élaborations théoriques qui figuraient sous le titre de manuscrits. Dans l’un d’entre eux le manuscrit le bien nommé manuscrit N, il nous donne un autre exemple du mode de rapport au suicide, par identification hystérique au désir de l’Autre, c’est celui de Goethe tel qu’il le retranscrit dans son roman, “Les souffrances du jeune Werther”. Dans ce roman aussi bien que dans sa biographie “Poésie et Vérité”, Goethe s’était en effet identifié à l’un de ses proches, prénommé Jérusalem, et qui avait attenté à ces jours, après avoir été fermement éconduit par le mari de la femme qu’il aimait.
    Gide s’était plaint que, dans ce roman de Goethe, Werther n’en finissait pas de mourir et il est vrai qu’il ne nous épargne rien de ses intolérables souffrances, mais si ce roman a eu malgré tout tellement de succès auprès de ses contemporains, c’est peut-être lié au fait que Goethe y exprimait dans son oeuvre son désir de tuer l’autre au travers de lui-même.

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Sobre Une psychanalyse à fleur d'inconscient
Bienvenue sur ce site de podcasts «Une psychanalyse à fleur d'inconscient »  Je m'appelle Liliane Fainsilber.  J'ai exercé pendant près de vingt ans la médecine générale à Mantes la jolie, une petite ville de la vallée de la Seine qui était en ces années 70 très prospère. Après avoir fait une psychanalyse  avec Jacques Lacan, je suis devenue  psychanalyste. Je suis maintenant une vieille dame mais, comme je m'intéresse toujours à cette si surprenante invention de Freud, une de mes petites filles m'a suggéré, il y a quelques mois,  d'enregistrer des podcasts pour  y  parler de psychanalyse,  une psychanalyse que je souhaite légère et même gaie.  Aussitôt  dit  aussitôt fait, autant profiter des occasions que nous offre le dit progrès.  Je me lance donc dans cette entreprise. J'espère que vous la partagerez avec moi. Je partirai de  cette question  qui est importante à savoir que la psychanalyse ne peut pas seulement  s'apprendre dans les livres ou à l'université.  On ne peut devenir psychanalyste qu'après avoir été analysant.  Si les textes freudiens qui sont à la base de cette invention première doivent être lus mot à mot et si les textes d'autres analystes et bien sûr, parmi  eux,  les séminaires de Lacan, doivent être  déchiffrés, ce ne peut être qu'en raison des effets de transfert qu'ils provoquent, c'est à dire des nouvelles énonciations qu'elles permettent.   Ainsi il ne peuvent être mesurés et appréciés qu'à l'aune du savoir inconscient de leurs lecteurs.  Les concepts de cette nouvelle science inventée par Freud ne sont mis à l'épreuve que dans l'analyse de chaque analysant.   Avec ce titre « une psychanalyse à fleur d'inconscient » je voudrais évoquer aussi le fait que la théorie analytique devrait toujours se trouver très proche de la clinique, mise en continuité avec elle.  On peut en effet dire que c'est  à fleur d'inconscient qu'elles peuvent se rencontrer toutes deux. Car, au même titre que ses symptômes ou que ses rêves,  ses élaborations théoriques du psychanalyste sont  elles aussi, à proprement parler,  des formations de l'inconscient. Le psychanalyste redevient ainsi, à cette occasion, au moins pour un temps, analysant. C'est ainsi que chaque analyste a la lourde charge d'avoir à transmettre la psychanalyse et à la maintenir en vie en la réinventant. J'ai créé, il y a maintenant longtemps, dans les années 2000, un des premiers sites de psychanalyse.  Je l'ai appelé " Le goût de la psychanalyse". (  https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/ )    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Generated: 6/20/2026 - 10:18:07 PM