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- On entend parfois dire que nous possédons un deuxième cœur, situé non pas dans la poitrine, mais dans les jambes. Il s’agit du mollet, et notamment d’un muscle appelé le soléaire.
Évidemment, ce muscle ne remplace pas le cœur. Mais il joue un rôle étonnamment important pour aider le sang à remonter des jambes jusqu’à lui.
Pour comprendre pourquoi, il faut se rappeler que le cœur propulse le sang dans les artères. Celui-ci descend ainsi facilement jusqu’aux pieds. Mais ensuite, il doit revenir vers le cœur par les veines.
Et là, une difficulté apparaît : lorsque nous sommes debout, le sang doit remonter contre la gravité sur plus d’un mètre.
C’est précisément ici qu’intervient le mollet.
À chaque fois que nous marchons, courons ou bougeons les jambes, les muscles du mollet se contractent. Parmi eux se trouve le soléaire, un muscle large et profond situé derrière le tibia.
Lorsqu’il se contracte, il comprime les veines qui passent dans la jambe. Cette pression agit un peu comme lorsqu’on presse un tube rempli de liquide : le sang contenu dans les veines est poussé vers le haut, en direction du cœur.
Mais pourquoi ne redescend-il pas aussitôt ?
Parce que nos veines possèdent de petites structures appelées valvules. Elles fonctionnent comme des portes à sens unique : elles permettent au sang de monter, puis se referment pour limiter son retour vers les pieds.
Contractions musculaires et valvules travaillent donc ensemble. C’est ce qu’on appelle la « pompe musculaire du mollet », parfois surnommée « pompe veineuse ».
Le mécanisme devient particulièrement efficace pendant la marche. À chaque pas, les muscles se contractent puis se relâchent. Le sang est ainsi chassé progressivement vers le cœur.
À l’inverse, lorsque nous restons longtemps immobiles, surtout debout ou assis, cette pompe fonctionne beaucoup moins. Le sang a alors davantage tendance à stagner dans les jambes. C’est notamment ce qui peut contribuer à la sensation de jambes lourdes ou au gonflement des chevilles.
Voilà également pourquoi bouger régulièrement les pieds et les jambes est recommandé lors d’un long voyage en avion ou lorsqu’on reste assis pendant plusieurs heures.
Le terme de « deuxième cœur » est donc une métaphore. Le soléaire ne crée pas la circulation sanguine et ne possède évidemment pas les fonctions du cœur.
Mais il l’assiste.
À chacun de nos pas, nos mollets participent discrètement au retour du sang vers la poitrine.
Autrement dit, marcher ne sert pas seulement à nous déplacer : chaque pas donne aussi un petit coup de pompe à notre circulation sanguine.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - C’est probablement l’un des conseils alimentaires les plus connus : lorsqu’on souffre de diarrhée, on recommande souvent de manger du riz blanc. Mais pourquoi exactement ? Est-ce simplement parce qu’il est facile à digérer, ou possède-t-il réellement une action sur le transit intestinal ?
Pour le comprendre, rappelons d’abord ce qui se passe pendant une diarrhée.
Normalement, lorsque les aliments progressent dans l’intestin, une grande partie de l’eau qu’ils contiennent est absorbée par la paroi intestinale. Mais en cas de diarrhée, ce mécanisme est perturbé. Le transit peut être accéléré et l’intestin peut sécréter davantage d’eau et d’électrolytes. Résultat : les selles contiennent beaucoup plus d’eau que d’habitude.
Le riz blanc présente alors plusieurs avantages.
D’abord, il est riche en amidon, un glucide complexe constitué de longues chaînes de glucose. Une fois digéré, le glucose peut être absorbé dans l’intestin en même temps que le sodium. Et ce transport du sodium et du glucose favorise indirectement l’absorption de l’eau.
C’est d’ailleurs sur un principe similaire que reposent les solutions de réhydratation orale utilisées contre les diarrhées : elles contiennent notamment du glucose et des sels dans des proportions précises afin d’améliorer l’absorption de l’eau par l’intestin.
Mais attention : manger du riz ne remplace pas une solution de réhydratation orale lorsqu’elle est nécessaire.
Deuxième avantage : le riz blanc contient relativement peu de fibres, surtout lorsqu’on le compare au riz complet. Or certaines fibres peuvent augmenter le volume des selles et accélérer le transit. Pendant un épisode de diarrhée aiguë, un aliment pauvre en fibres insolubles peut donc être mieux toléré.
Enfin, le riz est généralement pauvre en graisses et assez facile à digérer. Il sollicite relativement peu un système digestif momentanément irrité.
Il faut cependant éviter une idée reçue : le riz n’est pas un médicament capable de « bloquer » mécaniquement la diarrhée. Son intérêt est surtout d’apporter de l’énergie sous une forme généralement bien tolérée tout en évitant certains aliments susceptibles d’aggraver les symptômes.
Et le riz complet ? Il est excellent dans une alimentation normale, notamment grâce à ses fibres. Mais pendant une diarrhée, le riz blanc est généralement préférable, précisément parce qu’il en contient moins.
Enfin, le plus important en cas de diarrhée reste de compenser les pertes d’eau et de sels minéraux.
Car le véritable danger d’une diarrhée importante n’est pas de ne pas manger suffisamment de riz : c’est avant tout la déshydratation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Les protéines sont des nutriments essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Elles interviennent dans la réparation des tissus, la digestion, le transport de l’oxygène via l’hémoglobine, et participent activement à la défense immunitaire. On les retrouve dans une grande variété d’aliments : produits laitiers, viandes, œufs, poissons, légumineuses, céréales… Pourtant, consommer trop de protéines, notamment via les régimes hyperprotéinés ou les produits enrichis (barres, poudres, yaourts), peut présenter des risques réels pour la santé.
C’est ce qu’alerte l’Observatoire de la Prévention de l’Institut de cardiologie de Montréal. Dans un article de 2024, il met en garde contre le surdosage protéique, notamment issu des sources animales, qui pourrait augmenter le risque d’accidents cardiovasculaires (AVC). Cette alerte repose sur une étude américaine récente, menée à la fois sur des humains et des souris, qui s’est intéressée aux effets de la leucine, un acide aminé abondant dans la viande, les œufs et les produits laitiers.
Les chercheurs ont observé que la leucine stimule une voie biologique appelée complexe mTOR, qui, en s’activant dans certaines cellules immunitaires (les macrophages), favorise la formation de plaques d’athérosclérose. Ces plaques peuvent obstruer les artères et augmenter significativement le risque d’AVC ou de crise cardiaque. Ainsi, consommer un repas très riche en protéines animales (plus de 25 g en une seule fois) serait un facteur aggravant, notamment chez les personnes à risque cardiovasculaire.
En France, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) recommande 0,8 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour, soit environ 50 à 60 g pour une personne de 70 kg. Or, les données montrent que 85 % de la population dépasse cette dose, et près de 25 % consomment le double. Les chercheurs montréalais conseillent de ne pas excéder 1,4 à 1,5 g/kg/jour, soit 100 g maximum pour un adulte de 70 kg.
Il est également essentiel de répartir les apports protéiques au cours de la journée : un excès ponctuel à un seul repas est plus nocif qu’une consommation modérée étalée. Par exemple, un petit-déjeuner avec un peu de fromage, un déjeuner avec une portion de viande, et un dîner végétarien à base de légumineuses permet un équilibre plus sain.
En conclusion, si les protéines sont indispensables à la santé, leur excès, surtout d’origine animale, peut nuire aux artères et au cœur. Comme souvent en nutrition, l’équilibre reste la clé.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. - Le tabac est l’une des premières causes de mortalité évitable dans le monde. Chaque année, il est responsable de plus de 75 000 décès en France, et environ 8 millions dans le monde. Mais concrètement, combien d’années de vie le tabagisme fait-il perdre à ceux qui fument régulièrement ? La réponse, confirmée par de nombreuses études, est saisissante : en moyenne, un fumeur régulier perd entre 10 et 15 ans d’espérance de vie par rapport à un non-fumeur.
Cette estimation ne repose pas sur une intuition, mais sur des données solides issues d'études épidémiologiques de grande ampleur. L'une des plus citées est celle menée par le British Doctors Study, une recherche de long terme commencée en 1951 sur plus de 34 000 médecins britanniques. Elle a montré que ceux qui fumaient régulièrement mouraient en moyenne 10 ans plus tôt que leurs collègues non-fumeurs. Ces résultats ont ensuite été confirmés par d'autres recherches, notamment une étude publiée en 2013 dans le New England Journal of Medicine, qui montrait que les fumeurs chroniques (ceux qui commencent à fumer avant 20 ans et poursuivent au long de leur vie) perdaient jusqu’à 13 années de vie.
Pourquoi une telle perte ? Parce que le tabac est un facteur de risque majeur dans de nombreuses pathologies chroniques. Il est impliqué dans plus de 80 % des cancers du poumon, mais aussi dans de nombreux autres cancers (bouche, œsophage, pancréas, vessie). Il favorise également les maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC), les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO), et une multitude d’autres affections respiratoires et inflammatoires.
Mais il y a aussi une bonne nouvelle : arrêter de fumer, même tardivement, peut prolonger considérablement l’espérance de vie. Toujours selon les données du New England Journal of Medicine, un fumeur qui arrête avant l’âge de 40 ans récupère en moyenne 9 des 10 années perdues, et ceux qui arrêtent à 50 ou 60 ans gagnent également plusieurs années par rapport à ceux qui continuent.
Le message est donc clair : le tabac tue, mais l’arrêt peut inverser une partie des dégâts, même après plusieurs années de dépendance. En résumé, un fumeur régulier peut s’attendre à vivre 10 à 15 ans de moins qu’un non-fumeur, mais il n’est jamais trop tard pour arrêter et gagner en espérance de vie… et en qualité de vie.
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